‹ Histoire du commerce de la FranceChapitre 193 sur 266 · RÉSUME D ENSEMBLE ET COMPARAISONS · texte numérisé non relu

RÉSUME D ENSEMBLE ET COMPARAISONS

Sommaire. — I. Le commerce. — La circulation des richesses et le rôle du commerce dans l'œuvre économique {639}. — II. Avant le second empire. — L'école physiocratique (642). — Adam Smilb (643). — J.-B. Say (645). — L'inspiration du tarif protecteur sous la Restauration : Chaptal (647). — Sous le règne de Louis-Philippe .— Rossi et Michel Chevalier au Collège de France (650). — Dunoyer (651). — Wolowski, J. Garnier, Basliat et la Ligue du libre échange (652 . — Le protectionnisme dans le Parlement sous la seconde République (653). — Bastiat et Proudhon (654). — Frédéric List et Carey (655). — Richelot, la réforme en Angleterre et Gouraud (656). — Cournot et Courcelle-Seneuil (658). — III. Le régime douanier libéral. — La politique libérale du second Empire (659). — La continuation du régime libéral au début de la troisième République et ses effets (660). — IV. Politique protectionniste. — Retour à la protection ; tarifs de 1892 et de 1910 (662). — La presse économique et les sociétés d'économie politique ou nationale (664). — V. Quatre professeurs contemporains, auteurs de traités d'économie politique. — M. Cauwès (666;. — M. Gide (661). — M. Colson (668). — M. Paul Leroy-Beaulieu (670). — VI. Quelques réflexions sur la théorie et la pratique du commence. — Le commerce intérieur (672). — Le commerce extérieur (674). — La recette des douanes (675). — De l'influence sur les salaires (675). — Le droit sur le blé (675). — La fermeture des fabriques (676;. — Le droit compensateur, les primes et l'admission temporaire (677). — Les traités de commerce (677). — Le régime colonial (677). — Le protectionnisme aux Etats-Unis et en France (678). — Les quatre principaux groupes d'opinions ^679).

LE COMMI UCE.

La circulalion des richesses et le rô'e du commerce dans l'œuvre économique. — L'histoire du commerce est tout autre chose que la théorie économique du commerce. Les commerçants se préoccupent en général peu, trop peu même, de la théorie, ils poursuivent leurs affaires personnelles, achetant, vendant et ayant pour visée presque exclusive le gain immédiat ou prochain. Cependant le succès plus ou moins grand de leurs opérations dépend d'un ensemble de faits qui les domine, les entraîne ou les contrarie et qui est le mouvement général de la vie économique. Ce mouvement, la théorie l'étudié; elle s'applique à en formuler les lois ou du moins les conditions et, grâce à la connaissance des directions suivies et des résultats obtenus, à indiquer les meilleures

directions à suivre. La théorie est liée à la pratique ; l'une réagit, plus ou moins directement, sur l'autre. C'est pourquoi il n'est pas inutile de rappeler très sommairement quelques-unes des idées théoriques qui ont eu cours dans la science française sur cette matière.

Dans le cycle du mouvement économique deux ordres de phénomènes sont absolument nécessaires : la production et la consommation. La production est généralement accompagnée, pendant ou après, d'un troisième ordre de phénomènes, la répartition, c'est-à-dire le partage entre les producteurs de la valeur des produits créés par leur collaboration. Le plus souvent le produit créé n'est pas consommé par le producteur et ne passe même pas directement du producteur au consommateur définilif,c'est-à dire au consommateur qui en use pour satisfaire des besoins personnels et non pour en faire un objet de commerce. Il y a un ordre de faits, une phase, peut-on dire, intermédiaire,qui est la circulation. Ce sont là les quatre grandes divisions que la plupart des traités d'économie adoptent. On peut les présenter dans un groupement synthétique sous la forme suivante :

Première phase Dernière phase

PRODUCTION wm» ■ > CONSOMMATION

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