L'Espagne importe surtout des vins de liqueurs
l'essor s'est arrêté el limportation a fléchi; elle était de 2.017.000 quinlaux en 1869. Elle a diminué davantage sous la troisième République pendant laquelle elle n'atteint que rarement (de 1880 à 1885 et en 1888) le chiffre de 2 millions.
La valeur du sucre importé a été, année moyenne, par périodes décennales :
Commerce spécial (millions de francs)
Sucre des
Sucre des
colonies
Sucre
colonies
Sucre
françaises
étranger
Total
françaises
étranger
Total
En 1846 l'importation avait une valeur totale de 53 millions de francs ; elle provenait des trois grandes colonies sucrières : Guadeloupe (283.000 quintaux), Martinique (256.000), Bourbon (230.000), Cuba (130.000), Brésil (16.000), Cayenne (15.000).
En 1869 l'importation a été de 135 millions (62 en sucre colonial, 73 en sucre étranger). Les pays importateurs étaient : d'une part, la Réunion (252.000 quintaux), la Martinique (279.000), la Guadeloupe (163.000) ; d'autre part, Cuba (540.000), les Pays-Bas (219.000), le Brésil (81.000).
En 1908 l'importation du sucre en poudre des colonies françaises a été de 114.000 quintaux valant 34 millions 1/3.
En 1909 elle a été de 33 millions de francs ; elle provenait de la Réunion (394.000 quintaux), de la Martinique (389.000 quintaux), de la Guadeloupe (281.000 quintaux).
Cependant, grâce à l'accroissement de la production nationale (8 millions de quinlaux en 1909-1910) qui a suivi la réduction du droit, la consommation s'est élevée de 4.236.000 quinlaux en 1901 à 5.965.000 en 1908.
L'importation des sucres en poudre étrangers n'a pas atteint 5.000 quintaux '.
7° L'importation du café a un peu augmenté durant le règne de Louis-Philippe : 10 millions de kilogrammes en 1832> près de 17 en 1846. Le progrès a été beaucoup plus rapide sous le second Empire ; en 1869 il est entré 50 millions de kilogrammes. En 1870 il y a eu une consommation anormale qu'a approvisionnée une importation de
i* Le sucre raffiné des possessions françaises payant 25 francs le quintal ; les sucres étrangers pavant 29 fr. 50 et 31 fr.
738 LIVRE Vil. — CHAPITRE V
70 millions de kilogrammes. Sous la troisième République le progrès s'est trouvé entravé par un droit de douane considérable qui a triplé le prix de la consommation ; ce n'est qu'en 1891 que l'importation a atteint de nouveau le chiffre de 70 millions de kilogrammes. Le Brésil ayant obtenu un léger dégrèvement, l'importation a augmenté davantage; elle a été de 108 millions en 1909.
La valeur du café importé a été, en moyenne annuelle, par périodes décennales :
Commerce spécial (millions de francs).
En 1846 l'importation de 16.800.000 kilogrammes valant 15 millions de francs provenait de Haïti (4 millions 1/2 de kilogrammes), des Indes hollandaises (2.800.000), du Brésil, de Cuba et Porto-Rico ; en 1869 elle a été de 50 millions de kilogrammes valant 74 millions de francs et expédiés par le Brésil (12 millions), l'Angleterre (8 millions), Haïti (8 millions), les Indes anglaises (6 millions), le Venezuela (4 millions).
En 1908 l'importation a été de 109 millions ; en 1909 elle a été de 112 millions de francs et 108 millions de kilogrammes.
Les pays de provenance étaient, en 1909 : le Brésil (73 millions de kilogrammes au commerce général ; 64 au commerce spécial), Haïti (17 millions au commerce spécial), les Indesanglaises (5 millions 1/2), le Venezuela (5 millions), le Nicaragua (2 millions), Porto Rico (1 million 1/2), la Colombie (1.900.000), le Salvador (8.000.000).
8° L'importation du cacao est bien inférieure à celle du café. Cependant elle a beaucoup augmenté sous la troisième République. Pendant le règne de Louis-Philippe elle avait passé d'un demi-millions de kilogrammes en 1832 à plus de 2 millions en 1847. A la fin du second Empire (1869) elle était de 8.240.000 kilogrammes. Sous la troisième République elle a dépassé 12 millions en 1881 et, en 1906, la plus forte année jusqu'ici, elle a presque atteint 23 millions 1/2.
La valeur du cacao importé a été, en moyenne annuelle, par périodes décennales :
1. Le quintal de café payant 300 francs au tarif général et 136 francs au tarif minimum ; le café torréfié ou moulu payant 400 francs.
Commerce spécial (millions Je francs).
En 1846 l'importation du cacao avait une valeur de 1 .678.000 francs ; les pays de provenance étaient le Brésil, le Venezuela, la Martinique, l'Equateur.
En 1869 elle avait une valeur de 12 millions. Le cacao venait du Brésil, du Venezuela, des Antilles espagnoles, de la Martinique, de l'Equateur.
En 1908 l'importation a été de 37 millions ; en 1909, de 43 millions (46 millions de kilogrammes).
En 1909 les principaux pays importateurs étaient les Antilles anglaises (5.700.000 kgr.), le Brésil (4.600.000) : le Venezuela (3.900.000), la République dominicaine (2. 400.000), l'Afrique occidentale (1 .500 000).
Le thé est l'objet d'une importation, qui, quoique bien moins considérable que celle du café et du cacao , est aussi en progrès : 317.000 kilogrammes en 1869, 1.240.000 en 1909 2.
Presque tout le thé vient de Chine et de Ceylan.
Le tabac en feuilles ou fabriqué, dont l'importation a été de 18 millions 1/2 de francs en 1869 et de 26 millions 1/2 en 1909, peut être placé à la suite de ces marchandises. Il provenait principalement des Etats-Unis, de Cuba, de Russie, d'Autriche-Hongrie, des Pays-Bas 3.
9° L'importation des autres produits alimentaires est, à l'exception des fruits de table, de bien moindre importance :
Les fromages (surtout le gruyère) et le beurre, 32 millions de francs en 1869, 46 millions (22.700.000 kgr.) en 1908, provenaient des Pays- Bas (8 millions de kgr.), de Suisse et d'Italie ; le beurre provenait de Belgique (2 millions de kgr.), des Pays-Bas, de Suisse (21 millions) *.
Le riz (riz en poudre, brisures de riz, farine) provenait de l'Indo-
1. Le quintal de cacao payant 104 à 150 francs au tarif général etau tarif minimum.
2. Le quintal de thé payant 400 francs au tarif général et 208 francs au tarif minimum.
3. Le tabac en feuilles est exempt de droits pour la régie ; l'importation est interdite aux particuliers. Les cigares et cigarettes sont taxés ".300 francs le quintal, les particuliers ne peuvent pas en importer plus de 10 kil. par an.
4. Les fromages payant 35 francs le quintal au tarif général, 12 à 20 francs au tarif minimum : le riz, 3 à 8 francs au tarif général et au tarif minimum ; les fruits de table, de 2 francs (pour les pommes à cidre) à 200 francs (pour les raisins forcés) au tarif général et de 1 fr. 50 à 150 francs au tarif minimum; les légumes secs, de 1 fr.50 à 12 francs au tarif général et de 1 fr. 50 à 8 francs au tarif minimum ; les œufs, 10 francs au tarif général et 6 francs au tarif minimum.
Chine (environ 2 millions de quintaux) et (1 million 1/2 de francs) de l'Inde britannique, d'Italie.
L'huile d'olive (15 millions de francs ; 28 millions 1/2 de kgr. en 1909) provenait de la Tunisie (15 millions 1/2 de kgr.), de l'Algérie (9 millions), d'Italie (2 millions), etc.
Les fruis de table, surtout oranges, mandarines et citrons, pommes et poire», raisins, figues et raisins secs, bananes, amandes (22 millions de francs en 1869; 54 millions de francs, 156 millions de kgr. en 1908) provenaient d'Espagne (97 millions de kgr.), d'Italie, des Etats-Unis, de Turquie, d'Algérie.
Les légumes secs et leurs farines (8 millions en 1869 ; 37 millions en 1908 ', 91 millions de kgr.) provenaient de Turquie (25 millions de kgr.), de Roumanie, d'Allemagne, de Russie, d'Algérie, de Chine et d'Italie.
Les œufs de volaille (qui sont un produit alimentaire et aussi, à l'état de jaune d'œuf, une matière première de l'industrie), figuraient pour 32 millions en 1908 (21 millions de kgr.), provenant de la Russie (7 millions 1/2 de kgr.), de Belgique (4.300.000 kgr.), de Turquie (3 millions 1/2 de kgr.), d'Italie (2.200.000).
B. — Importation de matières premières.
Les fibres textiles, surtout la laine, le coton et la soie, constituent, avec la houille, les importations de matières premières dont la valeur totale est la plus forte.
1° La laine est la matière première dont l'importation représente aujourd'hui la plus grande valeur. Sous le règne de Louis-Philippe cette importation a été en augmentant de 9 millions de kilogrammes en 1833, année de la reprise des affaires, à 21 millions 1/2 en 1845 ; c'était encore peu. Sous le second Empire elle a augmenté beaucoup plus : de 30 millions 1/2 en 1852 à 110 millions 1/2 en 1868. Sous le régime libéral des traités de commerce elle a plus que doublé. Les quantités ont augmenté comme les valeurs, moins rapidement toutefois, de 1867 à 1869.
L'importation a continué à augmenter sous la République, après la crise de 1870, jusqu'en 1886 (188 millions de kilogrammes en 1886, 263 millions en 1899,294 millions 1/2 en 1909). Elle s'ajoute à la tonte nationale pour fournir la matière première d'une des industries de la France qui, malgré des années difficiles, ont le plus prospéré 2. La
1. Les légumes frais et conservés avaient, en outre, une valeur de 7 millions.
2. Le marché français est, après le marché de Londres, le plus important pour le commerce de la laine. >
valeur n'a pas suivi exactement le mouvement de la quantité, le prix moyen ayant sensiblement baissé, depuis 1890 surtout.
La valeur de la laine importée a été, en moyenne annuelle, par périodes décennales :
Commerce spécial (millions de francs)
La laine était importée, à la fin du règne de Louis-Philippe (1846), de l'Allemagne, de la Belgique, de l'Angleterre, de l'Espagne ; un peu aussi de la Turquie, des Étals Barbaresques, de la Russie ; la valeur était de 37 millions de francs. L'importation en 1869 a été de 112 millions 1/2 de kilogrammes ayant une valeur de 207 millions de francs ; elle provenait d'Angleterre, du Rio de la Plata, de Belgique, de Turquie, d'Algérie ".
L'importation de la laine a continué à augmenter durant ces dernières années : 382 millions 1/2 de francs en 1904, 446 en 1905, 535 en 1906, 580 en 1907, 459 en 1908, 634 millions 1/2 de francs en 1909. Le poids (en 1909) a été de 294 millions 1/2 de kilogrammes. Celte laine provenait de la République Argentine (361.000 kilogrammes), de l'Australie (746.000), de la Grande-Bretagne (412.000), de. l'Uruguay (219.000), de l'Espagne (151.000), de l'Algérie (128.000) 3.
L'importation des fils de laine en 1909 a été de 1 million 1/2 de kilogrammes contre une exportation de 9 millions 1/2.
2° Le coton vient immédiatement après la laine par ordre d'importance. L'importation, pendant le règne de Louis-Philippe, a augmenté de 35 millions 1/2 de kilogrammes en 1833 à 64 millions en 1846 ; puis, sous le second Empire, de 72 millions en 1852 à 81 1/2 en 1859 et, à la suite des traités de commerce, à 124 millions de kilogrammes en 1869, valant 331 millions de francs. La quantité a diminué et la valeur to-
1. Il y a eu, comme contre-partie, une exportation de laine (149 millions en 1889- 1890).
2. La laine entrant en franchise, mais les laines teintes, peignées ou cardées payant 32 fr. 50 au tarif général et 25 à 22 fr. 50 au tarif minimum. A cause de la franchise, de grandes quantités de laine se trouvent enregistrées au commerce spécial qui appartiennent en réalité au commerce général.
3. La production de la laine en Europe et dans l'Amérique du Nord et l'exportation des autres régions formaient en 1909 un total de 1.140 millions rie kilogrammes dans lesquels la France fournissait 43 millions. Le commerce français a eu à sa disposition, en 1909, 325 millions de kilogrammes, à savoir : 43 de production nationale, 282 d'importation. Sur ce total il a été exporté 92 millions 1/2 de kilogrammes. Il est resté à la disposition de la filature française 68 millions 1/2 de kilogrammes de laine lavée à fond.
taie de l'importation a subitement el très fortement augmenté pendant la guerre de sécession aux États-Unis ; cette valeur s'est élevée à 425 millions de francs en 1866. Sous la troisième République l'importation, partie de 106 millions de kilogrammes en 1872, a augmenté pour ainsi dire d'année en année jusqu'à 300 millions en 1909. Ces chiffres attestent le grand développement qu'a pris l'industrie colonnière.
La valeur moyenne annuelle de cette importation par périodes décennales a été :
Commerce spécial (millions de francs)
En 1846, l'importation était de 64 millions de kilogrammes ayant une valeur de 114 millions 1/2 et provenait des Étals-Unis (61 millions de kilogrammes), d'Egypte (1 million 1/2;, quelque peu de la Turquie, du Pérou, des Indes anglaises. En 1869 l'importation était de 124 millions de kilogrammes valant 331 millions de francs et provenait des États-Unis (48 millions de kilogrammes), des Indes anglaises (28 millions), de l'Angleterre (14 millions), de la Turquie (10 millions), de l'Egypte (8 millions), du Brésil (5 millions). La guerre de sécession avait beaucoup modifié la répartition des importations.
L'importation du colon est, comme celle de la laine, en progrès ; de 240 millions de francs en 1904 elle s'est élevée à 359 millions en 1906, 441 en 1907, 390 en 1908, 495 en 1909 2.
Depuis 1885 les quantités ont en général augmenté plus que les prix.
En 1909 l'importation a été, en poids, de 3.327.000 quintaux au commerce général et de 3.187.000 au commerce spécial ; ce coton provenait des États-Unis (2 millions 1/2 de quintaux), de l'Egypte (237.000 quintaux), des Indes britanniques (238.000 quintaux), de la Grande- Bretagne (59.000 quintaux). Les États-Unis ont recouvré leur ancienne prépondérance.
La consommation en 1909 s de la Grande-Bretagne (810 millions de
1. Il y a eu, comme contre-partie, une exportation de coton en laine (30 millions en 1887-1896).
2. Le coton en laine entrant en franchise ; le coton en feuilles cardées ou gommées payant 22 francs au tarif général et 15 francs au tarif minimum ; le coton teint payant 37 fr. 50 et 25 francs. A cause de la franchise, de grandes quantités de coton se trouvent enregistrées au commerce spécial qui appartiennent en réalité au commerce général.
3. On évalue la récolte « visible » du coton dans le monde en 1909 à 4 milliards 1/2 de kilogrammes, dont 3 milliards pour les États-Unis.
kilogrammes), de l'Europe continentale (1.283 millions), des Indes britanniques (352 millions) a été, au total, de 3 milliards 1/2. La part de la France a été de 260 millions de kilogrammes (importation de 318 millions 1/2 de kilogrammes et exportation de 58 millions 1/2) '.
3° La France est, après l'Italie, le pays d'Europe qui produit le plus de soie*. Cependant sa récolte ne lui suffît pas. Cette récolte a été d'ailleurs fortement contrariée et amoindrie par la maladie des vers à soie. On évaluait la récolte de 1850, la plus forte qu'on connaisse, à 25 millions de kilogrammes de cocons ; elle tomba à 10 millions en 1856 et même à 6 millions en 1865. De 1874 à 1877 la moyenne a été à peine de 7 millions 1/2. Cependant en 1882 elle s'est élevée (d'après la statistique administrative) à 9.721.600 kilogrammes de cocons: mais deux ans après elle retomba à 6.197.000 kilogrammes, et depuis ce temps elle a rarement atteint les 9 millions de kilogrammes de cocons \
Le principal marché de la soie jusque vers 1862 était à Londres, l'Angleterre ayant seule des relations suivies avec la Chine. Lyon parvint, avec l'aide des Messageries maritimes, à attirer à lui le commerce.
L'importation des cocons, qui n'avait jamais dépassé 63.000 kilogrammes avant 1850, augmenta rapidement, si bien que l'importation s'éleva à plus de 1 million et même à 1 million 1/2 en 1867. Le chiffre est resté le plus souvent au-dessus d'un million sous la troisième République, jusqu'en 1899 ; il est même monté jusqu'à 1.961.000 en 1881. Mais depuis 1900 il y a eu une diminution continue et considérable, si bien qu'en 1909 l'importation n'a été que de 545.000 kilogrammes (au brut).
Ces 545.000 kilogrammes avaient une valeur de 5.207.000 francs. Us provenaient de la Russie et de la Turquie.
1. Voici le mouvement du coton en France à quatre époques (en quintaux) :
Commerce spécial Importation Exportation Consommation
2. La production de la soie en Europe dans le Levant et l'Asie centrale et l'exportation des pays de l'Extrême-Orient étaient évaluées en 1909 à 24 millions de kilogrammes, dont 5.400.000 pour l'Europe. Sur ces 5.400.000 kil. l'Italie figurait pour 4.500.000 et la France pour 674.000 kilogrammes. La quantité de soie mise ainsi à la disposition du commerce a considérablement augmenté depuis trente ans. Elle était évaluée à 8.854.000 kilogrammes en 1876-1880, à 15.349.000 en 1895-1896, «à 22.813.000 en 1906-1909.
3. Cependant en 1894, année exceptionnelle, elle s'est élevée à 10 millions 1/2 de kilogrammes. En 1908 elle a été à peine de 8 millions 1/2.
Bien plus importante étail l'importation des soies grèges ' : en 1909, 7.344.000 kilogrammes valant 255 millions de francs et provenant de la Chine (3 millions 1/2 de kilogrammes), du Japon (1.240.000 kilogrammes), des Indes britanniques (1.800.000), de l'Italie (1 million), de la Turquie (925.000 kilogrammes), de l'Italie (875.000).
Il faut compter, en outre, les déchets de soie, la bourre de soie (12 millions de kilogrammes) pour 70 millions 1/2 de francs. Ils viennent de Chine (2 millions 1/2 de kilogrammes), d'Italie (2 millions de kilogrammes), du Japon (2.7 millions).
La valeur des soies et de la bourre de soie importées a été, en moyenne annuelle, par périodes décennales :
Commerce spécial (millions de francs)
L'importation totale de la soie, en cocons, écrue ou teinte, et de la bourre de soie, a augmenté sous l'Empire, surtout de 1862 à 1865 et de 1867 à 1869; en 1862 environ 300.000 kilogrammes valant 195 millions et, en 1869. 3 millions valant 440 millions.
Sous la République le prix de la soie a monté considérablement ; il a atteint, en 1876, 548 millions pour une importation d'environ 4 millions de kilogrammes. La quantité a augmenté les années suivantes jusqu'en 1882, mais la valeur a diminué (6.200.000 kgr. et 315 millions de francs en 1882). Depuis 1882 il y a eu augmentation graduelle de la quantité qui s'est élevée jusqu'à 19 millions de kilogrammes en 1902 (17.900.000 en 1908). La valeur a augmenté, en variant d'une année à l'autre aussi entre 198 millions (en 1894) et 441 millions (en 1907) 3.
1. La moyenne annuelle de l'importation des balles de soie a été :
France 9.280 26.450 50.225
Angleterre 32.000 32.800 3.250
La fondation, en 1853, de la Société des magasins généraux des soies a Lyon, qui garantit les warrants, a beaucoup contribué à ce développement.
2. Les soies en cocons et les soies grèges entrant en franchise ainsi que la bourre en masse ; les sois ouvrées ou moulinées payant 300 francs le quintal aux deux tarifs.
3. La quantité de soie mise en vente en France varie d'une année à l'autre. En somme elle n'a pas très sensiblement augmenté depuis une douzaine d'années; elle était de 4.500.000 kilogrammes en 1898, de 8.200.000 en 1897, de 6.600.000 en 1896. Elle a été de 7.800.000 en 1907, de 7.300.000 en 1908, de 8.200.000 en 1909. La consommation industrielle est naturellement inférieure à la mise en vente ; elle a été
4° Le lin et le jute viennent après le coton par ordre d'importance.
Le lin représentait en 1866 un poids de 12 millions 1/2 de kilogrammes et une valeur de 12 millions de francs ; en 1869 un poids de 42 millions 1/2 de kilogrammes et une valeur de 76 millions de francs; en 1909 un poids de 91 millions de kilogrammes et une valeur de 81 millions de francs. Les principaux pays de provenance en 1909 étaient la Russie (76 millions de kgr.), la Belgique (14 millions).
La valeur du lin importé a été, en moyenne annuelle, par périodes décennales :
Commerce spécial (millions de francs)
Le jute n'a commencé à être employé industriellement que sous l'Empire. En 1869, l'importation était de 17 millions de kilogrammes valant 8 millions de francs ; elle a augmenté graduellement, surtout depuis 1886. En 1909, elle était de 102 millions de kilogrammes et de 46 millions de francs 2. Les pays de provenance étaient les Indes anglaises (84 millions de kgr.), la Grande-Bretagne (17 raillions) 3.
Le chanvre représentait, en 1846, 5 millions de kilogrammes et 3.300.000 francs ; en 1869, 11 millions 1/2 de kilogrammes et 1 1 .300.000 francs ; en 1909, 260 millions de kilogrammes et 19 millions de francs. Il provenait de l'Italie (17 millions de kgr.), de la Russie (4 millions), de la Grande-Bretagne (4 millions 1/2), des Indes britanniques (2 millions 1/2)*.
5° L'extraction de la houille a considérablement augmenté en France, comme dans les autres pays miniers, par suite du développement de l'industrie et de la construction des chemins de fer, surtout dans la seconde moitié du xixe siècle : 1 .631.000 tonnes en 1827, 4.484.000 en 1850, 26 millions en 1890, 37.084.000 en 1908. Néanmoins cette production a été insuffisante et a dû être complétée par une importation croissante. Cette importation était d'un demi-million de tonnes en 1827, de 2 millions 1/2 en 1850, de 11 millions 1/2 en 1890. de 18 millions 1/3 en 1909 5. Elle était restée presque stalionnaire pendant la
de 5.600.000 kilogrammes en 1909. Celle des États-Unis a été de 10 millions; celle de l'Italie de 7 300.000. Cette consommation a beaucoup augmenté dans le monde, en général, depuis dix ans.
1. Le lin brut, teille, peigné ou en étoupes étant exempt de droit.
2. Importation relativement faible ; celle de 1904 avait été de 80 millions de francs.