L'importation du riz est, en outre, de 39 millions
2. L'avoine, l'orge et le maïs payant un droit d'entrée de 3 francs par quintal.
La valeur des bestiaux importés a été en moyenne annuelle par périodes décennales :
Commerce spécial (millions de francs).
En 1846 l'importation des bestiaux avait une valeur d'environ 7 millions et provenait de Belgique, d'Allemagne, de Suisse ; en 1869, une valeur de 130 millions avec provenance de Belgique, d'Allemagne, d'Algérie, d'Italie, de Suisse.
En 1908 l'importation a été de 77 millions ; en 1909, de 55 millions 1/2, à savoir: 17.500 bœufs valant 3.748.000 francs et provenant principalement d'Algérie ; 6.700 vaches valant 1.161.000 francs ; 1.208.000 moutons valant 35 millions et provenant d'Algérie, des Pays- Bas, de Tunisie ; 16.170 porcs valant près de 2 millions et provenant des Pays-Bas ".
3° L'importation des poissons de mer frais, salés ou conservés, s'est développée vers la fin de l'Empire. Elle a plus que doublé depuis la période 1857-J866.
La valeur des poissons de mer importés a été, année moyenne, par périodes décennales :
Commerce spécial (millions de francs.)
En 1846 l'importation a été de 7 millions 1/2 provenant de Saint- Pierre et Miquelon, de Norvège, de Belgique, d'Allemagne : en 1869. elle a été de 13 millions (chiffre 1res inférieur à celui des années précédentes) provenant de Saint-Pierre et Miquelon, d'Angleterre, d'Algérie, des Pays-Bas, de Norvège.
En 1908 l'importation a été de 68 millions ; en 1909, l'importation, qui consistait surtout en morues, a été de 54 millions de francs, avec provenance de Saint-Pierre et de la Grande-Pôche, des Pays-Bas, de
1. Tl y a eu, comme contre-partie, une exportation de bestiaux (28 millions en 1887-1896).
2. Droit d'entrée de 30 francs au tarif général et de 20 francs au tarif minimum pour les animaux d'espèce bovine de 40 et de 25 francs pour les moutons ; de 25 et de 15 francs pour les porcs.
la Grande-Bretagne, de l'Espagne. Les morues figurent dans le total pour 33 millions, les sardines pour 6.800.000 francs1.
4° L'importation des viandes, fraîches et conservées (surtout porc et jambon), n'a commencé à prendre quelque importance qu'à la fin de l'Empire.
La valeur des viandes fraîches et conservées importées a été, année moyenne, par périodes décennales :
Commerce spécial (millions de francs).
En 1869 celte importation avait été de 10 millions. Elle a été de 32 1/2 en 1908, de 26 en 1909, à savoir : 8 millions 1/2 pour le porc salé, près de 2 millions pour le bœuf frais, de 4 millions pour la charcuterie, autant pour le gibier, avec provenance de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, des États-Unis3.
5° Le commerce des vins a subi de très grandes et, à certaines époques, de très fâcheuses variations par suite des accidents delà culture de la vigne et des progrès de la concurrence étrangère. De 1827 à 1847 il y avait eu, comme toujours, tantôt une bonne et tantôt une médiocre année, en somme un accroissement qui avait porté la production du vin de 37 millions à 54 millions d'hectolitres. Mais l'oïdium sévit et la récolte de 1854 tomba à 11 millions d'hectolitres, c'est la plus désastreuse année de l'histoire du vignoble français. On combattit le fléau et la récolte remonta : en 1865 elle atteignit 60 millions. Après de nouvelles variations elle dépassa même 78 millions en 1875 : c'est la plus forte récolte que la statistique ait enregistrée. Survinrent alors le phylloxéra, puis le mildew et autres ennemis de la vigne, les ceps dépérirent, il fallut les arracher, y substituer d'autres plants, combattre le mal par des remèdes coûteux. La récolle tomba jusqu'à 25 millions en 1880 et à 24 en 1889. A force de soins et de capitaux la culture a lutté avec succès contre ces nouveaux ennemis et on a enregistré jusqu'à 66 millions d'hectolitres en 1907. Mais la récolte de 1910 a été désastreuse dans la plus grande partie des régions viticoles et le prix du vin a plus que doublé.
1. Le droit d'entrée pour les poissons variant par quintal de 10 à 60 francs (60 francs les morues) au tarif général et de 5 à 48 francs au tarif minimum.
2. Il y a eu comme contre-partie une exportation de viandes (17 millions en 1887- 1896).
3. Droit d'entrée sur le quintal de viande variant de 100 francs (charcuterie fabriquée) à 23 francs, (conserves en boîtes) au tarif général et de 60 à 20 francs au tarif minimum.
736 LlVhE VII. — CHAPITÎIE V
Jusqu'en 1880 l'exportation avait été supérieure à l'importation. Elle avait presque atteint 2 millions 1/2 d'hectolitres en 1852 ; l'oïdium la fit descendre à 1.124.000 hectolitres en 1854; elle se releva ensuite et monta jusqu'à 3.981.000 hectolitres en 1873. Le phylloxéra la fit retomber à 2 millions 1/2, même à 2 millions à partir de l'année
Cette année-là, pour la première fois, l'importation (7.221.000 hectolitres) dépassa l'exportation. Depuis ce temps elle lui est restée supérieure; d'exportatrice la France est devenue importatrice devins.
Celte importation a même trois fois (1887, 1888, 1891) été de plus de 12 millions d'hectolitres, tandis que, pendant les mêmes années, l'exportation n'était que de 2 millions à 2 millions 1/2 d'hectolitres.
De 1892 à 1900, en 1903 et en 1904, l'importation a été inférieure à 2 millions ; le minimum a été 1.569.000 en 1893. En 1908 elle a élé de 6.185.000 hectolitres et l'exportation de 2.194.000.
La valeur des vins importés a élé, en moyenne annuelle, par périodes décennales ' :
En 1869 l'importation avait une valeur de 14 millions.
La valeur a été de 104 millions en 1907, de 116 en 1908, de 124 en
En 1909, sur 6.200.000 heclolitres importés, d'une valeur de 124 millions, 5.850.000 l'ont été par l'Algérie ; viennent en second lieu l'Espagne (100.000 hectolitres) '; la Tunisie (59.000 hectolitres), l'Italie (27.000), la Turquie, la Grèce,
6° L'importation du sucre, sucre brut de canne provenant des colonies françaises et de l'étranger, a varié sous le règne de Louis- Philippe entre 708.000 quintaux (en 1834) et 1.025.000 (en 1845). Pendant cette période la production du sucre indigène, sucre de betterave, augmentait constamment de 90.000 quintaux en 1832 à 523.000 en 1847.
Sous le second Empire la production du sucre indigène a passé de 640.000 quintaux (en 1852) à 1.981.000 en 1869. Cet accroissement n'a pas arrêté l'essor de l'importation jusqu'à l'année 1863 où celte importation atteignit le chiffre de 2.403.000 quintaux. A partir de cette date,
1. Droit sur les vins variant avec le degré d'alcool sans pouvoir être inférieur à 30 francs l'hectolitre au tarif général et à 15 francs au tarif minimum.