Sans les grandes pêches
pes , élait ' de 393 millions au commerce général 166.1 à l'importation et 226 1 2 à l'exportation et de 358 millions au commerce spécial 168,4 à l'importation et 190à l'exportation). Le commercespécial avec la France avait augmenté de 145 p. 100 depuis 1846.
En 1909, quarantième année de la troisième République et dernière année de nos relevés statistiques, le commerce général de l'Algérie, des colonies et protectorats avec la France s'est élevé à 1.449 millions 674 à l'importation, 775 à l'exportation au commerce général et à 1.330 au commerce spécial 629 à l'importation, 701 à l'exportation . C'est donc de 1869 à 1909 une augmentation de 272 p. 100, beaucoup plus considérable par conséquent qu'à aucune des époques antérieures.
Si, d'autre part, on considère le commerce total des possessions françaises d'outre-mer, c'est-à-dire leur commerce avec la France, les colonies françaises et l'étranger, on trouve d'après les statistiques coloniales un total de 531,7 millions * en 1869 et 2.059,4 en 1909: augmentation de 287 p. 100.
Le groupe des possessions d'outre-mer peut donc être considéré comme le groupe dont le développement déjà très grand sous le second Empire a été proportionnellement le plus considérable sous la troisième République3.
i. Avec la grande pêche.
■2. Y compris le commerce de la Tunisie.
3. Voir à la fin du volume les graphiques du commerce de la France depuis 1850 avec les Etats dont le commerce avec la France dépasse 200 millions (Graphiques I à XI).
LES PERIODES DE L H1ST01I1E DU COMMERCE EXTÉRIEUR DE LA FRANCE ET LA COMPARAISON AVEC LES PAYS ÉTHANGERS '
Sommaire. — Solidarité commerciale des nations (818). — l. La Fuance (819). — Résumé du commerce extérieur de la France par périodes décennales (820). — Le commerce extérieur de la France par périodes politiques (822). — Le commerce extérieur de la France par périodes économiques (823). — II. Lks autres Etats (830). - L'Angleterre (830). — L'Allemagne (836). — Les Etats-Unis (840). — Les Pays-Bas (843). — La Belgique (84S). — L'Autriche-Hongrie (846). — La Russie (841). — L'Italie (848). — La Suisse (849). — L'Espagne (850). — III. Le tableau
DE COMPAUAISON DES ETATS (8ÏJ0).
Solidarité commerciale des nations. — Tous les Etats sont liés en Ire eux, plus ou moins étroitement, par des relations commerciales. Ces relations existaient, sinon avec tous les pays, du moins avec un grand nombre de pays dans les siècles passés, malgré les obstacles qu'opposaient une réglementation souvent prohibitive surtout dans les colonies, la lenteur et le coût élevé des transports, 1 insécurité des mers. Elles se sont grandement développées au xixe siècle, et la solidarité des Etals est devenue beaucoup plus étroite : nous avons constaté dans un des chapitres précédents que le perfectionnement des moyens de communication a été une des causes les plus efficaces de ce resserrement des nations en une communauté économique universelle. L'accroissement de la production agricole et industrielle, l'extension et la diffusion du crédit concordant avec l'accroissement des capitaux et avec l'abondance des métaux précieux, qui sont le véhicule des échanges, ont été aussi des causes très efficaces.
I. Dans ce chapitre, comme dans les chapitres précédents où il est question de marine et de navigation, les chiffres sont extraits de la publication annuelle faite par la Direction générale des douanes (ministère des finances) et intitulée : Tableau général du commerce et de la navigatio n.Vouv la plupart des pays étrangers, les chiffres sont extraits des publications officielles et principalement des Annuaires statistiques ; quant aux pays pour lesquels ces documents officiels font défaut, les chiffres sont extraits de la publication annuelle des Annales du commerce extérieur (ministère du commerce) intitulée : Commerce et navigation des principaux pays étrangers, de YAlmanach de Gotha et du Slatesmans Yearbook.
De sorte que toutes les nations, bien qu'ayant chacune sa destinée commerciale propre, laquelle résulte en partie des conditions spéciales de son histoire, de sa législation et de son état social, ont été plus ou moins entraînées dans un mouvement général, mouvement plus ou moins rapide suivant les époques et interrompu de temps à autre par des crises.
C'est pourquoi on ne juge pas bien du progrès accompli dans le commerce extérieur dune nation et des causes qui ont produit ce progrès si on la considère isolément. Il faut la mettre à sa place dans le concert du monde, la comparer avec les autres nations et voir si la mesure de ses progrès — puisqu'il y a eu progrès, depuis un siècle, chez toutes les nations — a été égale, supérieure ou inférieure à celle des nations concurrentes.
La slatislique internationale fournit les moyens de porter un jugement sinon tout à fait précis, du moins suffisamment motivé à cet égard.
C'est elle qui fait l'objet principal de ce dernier chapitre.
La France.
Nous donnerons à l'aide de trois tableaux un aperçu historique des variations et des progrès du commerce extérieur de la France de 1789 à 1909, et plus spécialement depuis 18*25-1827, commencement des publications annuelles de l'Administralion des douanes.
Ces trois tableaux présentent sous forme synoptique : 1° le résumé du commerce général et du commerce spécial par périodes décennales ; '2° le commerce par périodes poliliques,c'est-à-dire par périodes correspondant au genre de gouvernement ; 3° le commerce par périodes économiques, c'est-à-dire par périodes correspondant au régime douanier et à quelques grandes causes économiques d'expansion ou de resserrement des échanges internationaux1.
En consultant les chiffres de ces tableaux, le lecteur ne doit pas oublier: l°que jusqu'en 1825 ils sont le résultat d'enregistrements qui n'avaient pas été publiés annuellement, qui ne l'ont été que plus tard et qu'ainsi il est possible qu'ils ne soient pas toujours complets ; 2° que, de 1825 à 1847, ce sont les mêmes valeurs, valeurs officiellement fixées en 1825, qui ont servi à calculer, d'après les quantités enregistrées annuellement par les douanes, le montant du commerce extérieur, de sorte qu'en réalité on connaît mieux pour celte période les changements qui se sont produits dans la quantité que dans la valeur totale
1. V. en outre, à la fin du volume, le graphique XII (Commerce extérieur de la France depuis 1823).
des importations et exportations; 3° que depuis 1847 l'administration applique aux quantités enregistrées les valeurs actuelles fixées chaque année par la Commission des valeurs de douane et que, dès lors, on a la mesure officielle des quantités et celle des valeurs '.
Résumé du commerce de la France par périodes décennales. — Outre sa publication annuelle, la Direction générale des douanes a publié tous les dix ans, en un ou deux volumes, le résumé de la période décennale. Le premier volume comprend la période 1827-1836; c'est, en effet, depuis 1827 que les publications annuelles sont devenues régulières. Cette publication décennale a continué jusqu'à la période 1887- 1896. Il est bien regrettable que, par raison d'économie, le ministère des finances ait décidé de ne pas entreprendre la publication de la période 1897-1906. Depuis 1897 nous avons pris les chiffres dans les publications annuelles.
Moyennes annuelles exprimées en millions de francs.
PÉRIODES DÉCENNALES
1907-1909 3 ans
SPRGIAL
Impor-
Expor-
tations .
tations .