Dont 91 millions de produits étrangers ou coloniaux
6. Si l'on défalque à l'importation les produits coloniaux et étrangers qui sont ensuite exportés et si on ne compte à l'exportation que les produits britanniques
(38), le cacao et chocolat (91), le bétail et la viande (47), le beurre (22), le thé (11), le sucre (22), les bois (23), le coton (60), la laine (35), les peaux (11), le caoutchouc (14), les fils et tissus de soie (13). A l'exportation, le charbon (37), les machines (28), les fils et tissus de colon (93), les lainages (31), les produits chimiques (16). Les objets fabriqués représentent en tout à l'exportation 297 millions de livres.
Dans ces chiffres ne sont pas compris les métaux précieux qui figurent dans la statistique de 1909 pour 66 millions de livres à l'importation et pour 47 à l'exportation.
Les principaux clients de l'Angleterre en 1909 (ayant fait un commerce supérieur à 40 millions de livres) étaient la Russie (37 millions à l'importation, 18 à l'exportation), l'Allemagne (40 et 47), les Pays- Bas (37 et 16), la Belgique (29 et 19), la France (51 et 31), les Etats- Unis (115 et 59), la République Argentine (32 et 29), le Canada (27 et 18), l'Australie (52 et 27), l'Inde Britannique (35 et 45).
L'Angleterre conserve le premier rang parmi les Etats du monde ; mais elle est serrée de beaucoup plus près qu'autrefois par les Etats- Unis.
En résumé, le commerce général par tête d'habitant qui, de 1854 (9 livres 4 schilling par tête) à 1873 (21 livres 5 schilling) avait plus que doublé, a beaucoup moins augmenté depuis celte époque (24 livres 7 schelling en 1909) 4.
L'Allemagne. — Après le rélablissement de la paix en Europe en 1814, la Confédération germanique se trouvait morcelée en un grand nombre de compartiments douaniers ; dans la Prusse seule on comptait 67 tarifs. Frédéric List fut un de ceux qui tentèrent de tirer
on trouve (calculs faits par M. Bowlay d'après les valeurs déclarées):
Millions de livres sterling.
Importations Exportations
1. La statistique commerciale du Itoyaume-Uni est dressée conformément au Custow consolidation act de 1876. Les expéditeurs doivent à l'importation et à l'exportation déposer une « spécification » écrite, laquelle contient sur la quantité, la valeur, la provenance ou la destination les renseignements nécessaires à la statistique. La statistique comprend : 1° les importations, c'est-à-dire toutes les marchandises entrant dans le royaume, à l'exception Je celles qui sont transbordées dans les ports et réexportées^0 l'exportation des produits britanniques ; 3° l'exportation des produits coloniaux et étrangers. En retranchant cette dernière catégorie (à l'importation comme, à l'exportation), on obtient un total qui se rapproche du commerce spécial.
leur pays de ce chaos et la Prusse fut la première à transformer son régime en reportant en 1818 ses douanes à la frontière et en se donnant un tarif dont les droits n'excédaient pas 10 p. 100. Elle conclut des conventions avec plusieurs Etats de l'Allemagne de 1819 à 1828 et étendit ainsi son influence. Le Hanovre et les Etats du centre essayèrent d'opposer à cette fédération une association de la moyenne Allemagne (Steuerverein).
Dans le sud, la Bavière s'inquiétait de la puissance grandissante delà Prusse. Mais, après les troubles de 1830, la Hesse Cassel adhéra au Zollverein par un accord conclu le '22 mars 1833 et la Bavière y entra à son tour ; puis, la même année, le royaume de Saxe et les petits Etats de la Thuringe. Au 1er janvier 1834 le Zollverein était constitué. En 1836 Hambourg, Bade, Nassau, Francfort, entraient dans la Confédération ; en 1838, le comté de Holslein ; en 1842. le Luxembourg. Le Hanovre continua à se tenir en dehors jusqu'en 1854, ainsi que le Oldenbourg et Schaumbourg-Lippe.
La Prusse sut, d'autre part, malgré l'ouverture de négociations à la suite des événements de 1848 et malgré les conférences de Vienne et le traité de 1853, écarter l'Autriche. Le Zollverein fut renouvelé sans elle en 1853.
La Prusse avait dû, pour se concilier les Etats manufacturiers, modifier son tarif de 1818 dans le sens protectionniste. Cependant elle accueillit la proposition du traité de commerce sur une base libérale que lui fit Napoléon III en 1862; elle pensait que ce traité contribuerait à maintenir l'Autriche hors du concert.
Le Zollverein a été renouvelé deux ans plus tard, en 1864. Il s'est agrandi par l'annexion du Schleswig-Holstein (1867). Après la constitution de l'Empire allemand, l'Alsace-Lorraine y a été englobée, les villes hanséaliques y ont adhéré : Brème (1879-1888) et Lubeck(1888), Hambourg (1879-1888) l.
La guerre de 1870-1871 se termina par le traité de Francfort dont l'article 11 slipule pour les deux pays le traitement delà nation la plus favorisée, clause perpétuelle. Le prince de Bismarck prit à cette époque la défense des traités de commerce libéraux contre la tentative de retour au protectionnisme de Thiers. Mais, à mesure que l'industrie se développait en Allemagne, il s'y formait un fort parti protectionniste auquel les agrariens apportèrent un puissant renfort, tout en ayant des intérêts différents. Le prince fit volte-face et obtint le vole du tarif autonome du 11 juillet 1879 s, conçu dans un sens proleclion-
1. Quelques petils territoires, des ports francs, ayant une superficie de 63 kilomètres carrés, sont exclus de la douane. D'autre part, le Luxembourg i2 .597 kil. c.) et deux communes autrichiennes y sont comprises. L'ensemble du commerce du Zollverein, sans les ports francs, correspond à peu près au commerce général en France.
2. La statistique douanière allemande a été organisée par la loi du 20 juillet isH9 et
niste, L'Allemagne, qui depuis ce temps a révisé ce tarif, surtout dans le sens de la protection, est régie aujourd'hui par le tarif du 25 décembre 1902 qui est entré en vigueur le 1er mars 1906.
Elle est revenue au régime des traités de commerce ; elle en a aujourd'hui avec 9 Etats dont les principaux sont la Russie, l'Autriche- Hongrie, la Belgique et l'Italie. Avec une trentaine de pays (dont les Etats-Unis, l'Angleterre, la France, la République Argentine, l'Inde Britannique, les Pays-Bas) elle est liée par la clause de la nation la plus favorisée. Le tarif de 1906 a augmenté les droits sur les céréales et sur le bétail au profit du parti agrarien et a multiplié les spécialités, moyen par lequel elle a pu ne pas concéder aux Etals jouissant du traitement de la nation la plus favorisée certains avantages qu'elle accordait à des Etats contraclants. Quant à la France, elle reste liée à l'Allemage par l'article 11 du traité de paix de Francfort qui a stipulé pour les deux pays, sans limite de temps, cette clause de la nation la plus favorisée.
Les valeurs du commerce du Zollverein n'étaient pas officiellement relevées jadis, du moins celles de l'exportation. Les Villes hanséatiques ne faisaient pas alors partie de l'Union. C'est par une vague approximation que des statisticiens ont donné comme total de ce commerce (non compris les Villes hanséatiques) 24 millions de thalers (le thaller valant 3 fr. 75) pour les années 1834-1838 et 33 millions pour 1858. Pour l'année 1860 ils ont évalué ce commerce à 2.173 millions de marcs (1 marc =r 1 fr. 25) y compris les métaux précieux. A partir de l'année 1872, à la suite de la constitution de l'Empire allemand, la statistique est devenue plus précise ; depuis 1879 elle est complètement organisée.
En 1872 le commerce général s'élevait à 8.179 millions de marcs (4 592 à l'importation, 3.587 à l'exportation) ; le commerce spécial à 5.956 millions (3.464 à l'importation, 2.492 à l'exportation). Les matières brutes de l'industrie figuraient (commerce spécial) pour 1.676 millions à l'importation et pour 787 à l'exportation ; les objets fabriqués pour 710 et 1.027 millions ; les aliments et objets de jouissance pour 872 et 504 millions ; les métaux précieux pour 208 et 174 millions. L'année 1873 a été (commerce spécial) beaucoup plus forte : 4.255 millions ; l'exportation un peu plus faible, 2.465. Jusqu'en 1879 l'importation est restée supérieure à l'exportation ; lAllemagne se servait de l'indemnité des 5 milliards pour équiper son industrie.
Le régime douanier ayant été modifié en 1879, l'exportation a pris
modifiée par une loi de mars 1906. La valeur des marchandises est fixée en partie par une commission et en partie par Ja déclaration des commerçants. La statistique comprend le commerce général, le menu commerce avec le transit et le commerce spécial.
le dessus. En 1880 le commerce spécial a été de 5.821 millions 2.8 1 1 i l'importation, 2.977 à l'exportation) : importation des matières brutes de l'industrie 1.364 millions et exportation 774, importation des objets fabriqués 515 millions et exportation 1.493; importation d'aliments et objets de jouissance 924 millions et exportation 656 ; métaux précieux 41 et 53 millions). Entre 1880 et 1892 il y a une diminution du total ; elle porte entièrement sur l'importation, l'exportation a augmenté et particulièrement l'exportation des objets fabriqués.
Après l'accession de Hambourg, les chiffres ont grossi. Peu cependant jusqu'en 1894, année où l'importation a été de 4 285 millions et l'exportation de 3.051 millions, total 7.336 millions : matières premières, importation 1.666 millions, exportation 668 ; produits fabriqués, importation 835 millions, exportation 1.879; aliments, importation 1.437, exportation 414 ; métaux précieux, importation 376, exportation 90. La période 1886-1894 a été une période de langueur dans toute l'Europe.
Mais, comme dans les autres Etats, le commerce augmente ensuite dans le Zollverein rapidement, plus rapidement que dans d'autres pays. En 1905 il atteint 13.997 millions au commerce général (7 777 à l'importation, 6.220 à l'exportation) et 13.278 millions au commerce spécial (7.436 à l'importation, 5.842 à l'exportation ; 54.307.000 tonnes à l'importation, 40.566.000 à l'exportation).
Pour 1909 la statistique ' donne les chiffres suivants pour le commerce spécial, 15.112 millions (18.910 millions de francs), dont 8.520 à l'importation et 6.592 à l'exportation : les matières premières de l'industrie (y compris les produits à demi-fabriques) 4.689 à l'importation, 1.702 à l'exportation; les produits fabriqués, 1.276 à l'importation et 4.217 à l'exportation ; les denrées alimentaires, 2.324 à l'importation et 662 à l'exportation ; le bétail, 231 à l'importation et 11 à l'exportation. Depuis 1894 le commerce spécial a plus que doublé, un peu plus au profit de l'exportation que de l'importation. L'importation des matières premières est naturellement beaucoup plus forte que l'exportation ; elle a triplé. Pour les produits fabriqués, c'est l'exportation qui l'emporte; elle a triplé depuis 1894 et elle est presque le quadruple de l'importation. Pour nourrir sa population toujours croissante l'Allemagne importe beaucoup de denrées alimentaires tandis qu'elle en exporte peu.
Les métaux précieux sont comptés à part depuis 1906 ; ils figurent pour 340 millions à l'importation et pour 266 à l'exportation.
Les principaux articles de l'importation en 1909 ont été le coton (532 millions de marcs), le blé (456), la laine (357),le seigle (303) », les peaux
1. La statistique a subi quelques changements à partir de 1906.
2. En 1909 limportation du blé a été de 26 millions de quintaux ; celle du seigle de 26 millions aussi.
(204), le cuivre (190), le café (188), la houille (166) ; ce sont des matières premières et des denrées alimentaires. Les principaux articles de l'exportation sont les machines (411 millions), les articles en coton (322), la houille (313), les lainages (255), le sucre (206), les étoffes de soie (148).
Les Etats avec lesquels le Zollverein a fait le plus de commerce en 1909 sont les Etats-Unis (1.266 millions à l'importation et 605 à l'exportion), l'Angleterre (721 millions et 1.015), la Russie (1.362 et 443, l'Autriche-Hongrie (753 et 767), la France (485 et 455), la Belgique (289 et 349), l'Italie (288 et 289), les Pays-Bas (253 et 453), la Suisse (162 et 413), la Suède (141 et 156), l'Espagne (124 et 69), la République Argentine (437 et 175), les Indes britanniques (317 et 79), le Brésil (234 et 92), les Indes néerlandaises (185 et 39), l'Australie (233 et 58).
De 1902 à 1909, dans l'espace de sept années, le commerce de l'Allemagne a augmenté dans la proportion de 100 à 139. Avec plusieurs Etats la proportion est beaucoup plus forte ; avec la France 169, avec l'Italie 183, avec l'Algérie 269, avec Tunis 458.
Le montant total du commerce extérieur de l'Allemagne se trouve accru dans une certaine mesure par le procédé factice du « dumping » que les cartels emploient assez fréquemment et qui consiste à exporter, par une entente commune, à bas prix, parfois même au-dessous du prix de revient, des produits qui étant en excès sur le marché national pèseraient sur les prix Les cartels se récupèrent au moyen des prix élevés que les droits de douane protecteurs leur permettent de maintenir sur le marché.
L'ascension a été rapide et peu interrompue. Cependant, quand on regarde la courbe de ce commerce (voir le graphique XIII à la fin du volume), on voit qu'elle fléchit en 1880, en 1885, de 1891 à 1894, comme les courbes de France et d'Angleterre. Gomme elles aussi, elle marque un rapide essor depuis 1895, à l'exception des années 1901 et 1908. En somme, le commerce du Zollverein, autant qu'on peut le mesurer, paraît avoir plus que doublé depuis la constitution de l'Empire allemand.
Le grand accroissement de la population, qui a accru les forces productives et en même temps les besoins de consommation de l'Empire allemand, est, avec le grand développement de l'industrie, une des principales causes du grand progrès du commerce. Aussi, divisé par tête d'habitant, cet accroissement apparaît-il moins rapide qu'en bloc ; le commerce par tête était d'environ 170 francs en 1872 ; il est d'environ 293 francs en 1909.
Les Etals-Unis. — La statistique du commerce extérieur des Etals- Unis remonte pour l'exportation (par des chiffres plus ou moins authentiques) jusqu'en 1790; elle date de 1821 pour l'importation'. Depuis
1. La statistique commerciale des Etats-Unis comprend quatre groupes: exporta-
LES PÉRIODES DE L'HISTOIRE DU COMMERCE EXTERIEUR <Sil
celte époque elle a été régulièrement publiée. Les Etats-Unis importaient alors et ont importé jusqu'en 1871 (à l'exception de douze années) plus qu ils n'exportaient. Jusqu'en 1832 l'importation a rarement (sept fois) dépassé 100 millions de dollars ; elle a été fortement affectée par l'embargo de 1808-1809 et par la guerre avec l'Angleterre en 1812-1814. Jusqu'en 1834 l'exportation est restée au-dessous de 100 millions de dollars excepté en 1806 et en 1807).
Par le tarif de 1816 et surtout par ceux de 1824 et de 1828, le commerce s'est trouvé placé sous un régime protectionniste dont les droits ont été à plusieurs reprises augmentés. La réforme douanière de 1832- 1833 (compromis de Clay) lui permit de prendre un plus large essor : 168 millions de dollars en 1832, 301 en 1836. La crise de 1837 le rabattit à 201 millions en 1838. En 1846 fut voté un tarif fiscal plus élevé que le précédent ; en 1857 au contraire un tarif plus réduit. La disette de 1847 en Europe fit monter l'exportation américaine à 156 millions de dollars. Le commerce progressa ensuite rapidement comme celui des grands Etats européens; en 1860 il atteignit 687 millions de dollars 354 à l'importation, 333 à l'exportation).
La guerre civile le fit tomber à 380 millions en 1862. Au commencement de la lutte, le parti républicain, dans lequel dominait l'élément manufacturier des Etats du nord-est et qui était en conséquence protectionniste, pendant que le parti sudiste et démocrate, exportateur de denrées agricoles, soutenait la liberté commerciale, vota un tarif prolectionnisle d'abord modéré (tarif Morrill, mars 1861), mais dont il augmenta à plusieurs reprises les taxes et qui se résuma dans le tarif du 3 mars 1883.
En 1890 Mac Kinley, président républicain, fit remplacer le tarif de 1883 par un tarif très protectionniste auquel, quatre ans après, son successeur Gleveland, président démocrate, parvint à substituer à son tour un tarif (tarif Wilson) semi-libéral (1894). Ce tarif n'a pas eu une longue durée ; le parti républicain ayant recouvré le pouvoir à l'élection suivante, le tarif Dingley °4 juillet 1897 fit rentrer les Etals- Unis sous un régime très protectionniste.
Le tarif Payne-Aldrich, voté en 1910, n'a adouci que très peu le tarif, quoique l'opinion générale réclamât des atténuations. Ce tarifa amené des difficultés avec la France qui ne se sont pas dénouées sans quelque peine.
Cependant les Etats-Unis ne sont pas absolument fermés à des arrangements internationaux quand leur intérêt est évident. Ils viennent d'en donner une preuve en 1911 en signant avec le Canada un
tions générales, importations pour la consommation nationale, exportations des produits nationaux, exportations des produits étrangers. Le transit et les transbordements forment un groupe à part. Les formalités de la douane sont nombreuses et rigoureuses. Les expéditeurs doivent faire des déclarations écrites et détaillées.
842 LIVRE VII. — CHAPITRE Vil
traité de réciprocité qui ouvre leur frontière et qui développera beaucoup les relations des deux pays en resserrant les liens qui les unissent déjà.
Le régime commercial des Etats-Unis aurait eu vraisemblablement une influence compressive sur le développement économique d'un pays de moyenne étendue et de moyenne activité. Mais aux Ktats-Unis, vu la grandeur du territoire qui est seize fois celui de la France, vu le chiffre de la population qui est plus que double de celle de la France, vu la condition des habitants dont la consommation moyenne par lêle est supérieure à celle des Kuropéens, vu la richesse du sol en produits agricoles et miniers qui sont nécessaires à l'Europe, vu l'esprit d'entreprise des Américains, les gênes du tarif n'ont pas entravé l'essor du commerce.
Malgré la crise causée par l'abus du papier- monnaie, pendant et après la guerre de Sécession, le commerce se développa jusqu'en 1873 comme le commerce européen. Comme le commerce européen aussi il fléchit après la crise de 1873.
En 1872 l'importation a été de 1.071 millions de dollars (5.355 millions de francs) dont 627 à l'importation et 444 à l'exportation*.
Les principales marchandises à l'importation étaient les denrées coloniales (169 millions), les peaux et crins (36), les tissus (47), les drogueries et produits chimiques (32) ; à l'exportation, les céréales (100 millions), le tabac (25), les animaux et la viande (80), les fibres textiles (23), les machines (23), les résines et huiles (13).
Les principaux clients des Etats-Unis étaient l'Angleterre (233 millions à l'importation et 374 à l'exportation), l'Allemagne (61 et 62), la France (34 et 33), l'Amérique du nord anglaise (44 et 34), Cuba (91 et 17), Brésil, Argentine et Uruguay (50 et 12), Chine et Japon (36 et 15), Inde britannique (36 et 10).
Pendant une série d'années l'importation avait été supérieure à l'exportation. A partir de 1876 l'exportation l'emporte tous les ans jusqu'en 1909 (à l'exception des années 1888, 1889 et 1893).
Jusqu'en 1880 le progrès du commerce est peu considérable. En 1880 le total est de 1.503 millions de dollars, dont 668 à l'importation et 835 à l'exportation \ C'est l'exportation qui fait la différence ; elle a presque doublé (sur 1872) pour les produits d'origine américaine.
De 1880 à 1894 l'état est, comme partout, à peu près stationnaire. Le commerce en 1894 est de 1.547 millions de dollars dont 655 à l'exportation et 892 à l'exportation 3. I/exporlation a donc encore un certain développement.
Comme dans les autres Etats, le grand progrès est celui qui s'est