‹ Histoire du commerce de la FranceChapitre 245 sur 266 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

r.MS

Moyenne

raillions

millions

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raillions

mi liions

raillions

1891-1900 rr

de francs

de livres st.

de francs

de marks

de francs

de lires

de dollars

lot 4în 4-

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loi 4-

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(ch. prov.)

On distingue trois périodes du mouvement général. Dans la première (1874 à 1880-83) les nombres-indices augmentent presque partout (excepté en Angleterre) d'année en année ; en France il passe de 93 à 108 ; en Belgique de 71 à 86 ; en Allemagne de 73 à 81 ; en Italie de 94 à 104 ; aux Etats-Unis de 56 à 87. Dans la seconde (1880-83 à 1892-95) les nombres-indices sont stationnaires ou rétrogrades : 109 à 89 en France ; 96 à 90 en Angleterre ; 85 à 85 en Belgique ; 81 à 85 en Allemagne ; 80 à 86 en Suisse ; 104 à 89 en Italie ; 87 à 87 aux Etats-Unis. Cette stagnation ou diminution ne se produit pas toujours uniformément; il y a des années meilleures les unes que les autres. Dans la troisième le relèvement est presque partout continu : en France 89 à 165 ; en Angleterre 90 à 161 ; en Belgique 85 à 191 ; en Allemagne 85 à 212 ; en Suisse 86 à 162 ; en Italie 89 à 207 ; aux Etals-Unis 87 à 185. C'est la période pendant laquelle la progression des nombres-indices a été la plus rapide et la plus forte, surtout en Allemagne, en Italie et aux Elats-Unis où il a plus que doublé. C'est en France que la progression a été la moins forte.

Le mouvement commercial du monde peut être comparé à un large fleuve dont le cours, tantôt accéléré et tantôt ralenti par l'abondance plus ou moins grande des eaux et par la pente du terrain, se divise en un grand nombre de canaux alimentés eux-mêmes par leurs propres sources et plus ou moins bien aménagés pour faciliter ce cours ou plus ou moins encombrés d'obstacles, de sorte que l'écoulement n'est pas uniforme dans tous les canaux, quoiqu'ils subissent tous l'impulsion générale. Ces canaux ce sont les Etats; les sources sont celles de la production dans chaque pays ; l'aménagement résulte de la politique économique de chaque Etat; l'impulsion est la conséquence de la solidarité commerciale des nations que le progrès des moyens de transport des produits, des capitaux et des personnes rend plus étroite d'année en année.

L'histoire constate à regret non seulement que les malheurs de la guerre ont rétréci le lit d'expansion commerciale de la France, mais que certaines conditions sociales ou politiques, telles que la croissance très insuffisante de la population, les excès du syndicalisme, l'exagération du protectionnisme douanier, l'instabilité des ministres, l'abus de l'interventionnisme gouvernemental en matière économique ont élevé des obstacles au courant. Nous pouvons répéter le mot par lequel nous avons terminé le premier volume de cet ouvrage : « Faites de bonne politique et le commerce prospérera. »

Nous terminons cette revue comparative par un tableau ' sur lequel se trouvent rapprochés les chiffres du commerce des Etals dont nous venons d'enregistrer le progrès et même ceux d'autres Etats au sujet

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