COMMERCE GENERAL
Quantités
quiot. métr.
aana
Valeurs
fr.
commî:r<x spkciai.
Quantités
quint, métr.
Valeurs
fr.
Mt.ftsa.
œMMERCE ET INDUSÏHIE
ÉTAT ACTUEL DES PRINCIPALES BRANCHES DU COMMERCE ET DE l'iNDUSTRIE
La statistique, résumée dans les tableaux précédents, fait connaître le mouvement général du commerce de Marseille , les progrès accomplis depuis vingt ans , et accuse, en somme , une situation des plus satisfaisantes. Mais , nous ne donnerions qu'une idée imparfaite de la marche , du progrès ou du malaise des diverses branches de notre industrie et de notre commerce , si nous nous bornions à ces indications collectives. La situation peut être excellente dans son ensemble, et laisser beaucoup à désirer au point de vue particulier de certaines industries, ou de telles parties du commerce qui, par suite de circonstances spéciales, éprouvent un temps d'arrêt dans leur développement, ou sont même profondément menacées dans leur avenir.
Il nous a paru que le meilleur moyen pour pénétrer dans les détails, et nous osons ' dire dans le cœur de la situation , consistait dans l'examen attentif , sinon de toutes les questions commerciales, mais de celles qui , par leur importance et les nombreux intérêts qu'elles mettent en mouvement, étendent leur influence jusqu'aux plus petites industries. Ainsi, nous plaçons en première ligne, les questions relatives aux céréales, aux sucres, aux cafés, aux huiles, aux laines, aux savons, qui constituent la force vitale du commerce marseillais.
Pour rendre notre examen aussi exact , aussi complet que possible , nous avons analysé, article par article, année par année, les appréciations publiées par la Chambre de commerce. Les Monographies formées avec ces documents officiels ont été, en quelque sorte, écrites sous l'inspiration des commerçants distingués, qui concourent à la rédaction des comptes-rendus annuels de la Chambre; elles font revivre le passé avec les impressions du moment , les espérances déçues ou réalisées, les craintes justifiées ou dissipées; elles renferment, en un mot, toutes les leçons de l'expérience , et* nous paraissent appelées , à ce titre, à rendre de sérieux services au contfnerce. .-.
Nous donnons ci-après un très-court résumé de ces diverses Monographies, dont on trouvera le texte à la suite de ce chapitre.
CEREALES
Un fait d'une grande importance s'est produit pendant la période que nous étudions : Téchelle mobile a été supprimée avec le cortège de restrictions qui marchait à sa suite, c'est-à-dire, la division de la France en zone, la différence des droits d'entrée d'une zone à l'autre, l'obligation de l'identique, la limitation du périmètre par lequel le produit fabriqué devait aller à l'étranger , et enfin les droits variables et progressifs destinés , les uns à protéger la production nationale , et les autres la consommation intérieure.
Au moment de la suppression de l'échelle mobile , un déficit considérable , sans précédent dans nos annales commerciales, se produisait dans la récole de la France. Mais ce déficit , que les statistiques portaient à quinze millions d'hectolitres , fut immédiatement comblé et le port de Marseille prit une large part dans l'approvisionnement de nos greniers.
L'application du principe de liberté , inauguré par la loi du 15 juin 1861, a donc été favorable au commerce de Marseille. L'importation des céréales a sensiblement augmenté depuis cette époque. Ainsi , pendant la période quinquennale qui a précédé cette loi, en y comprenant môme les années 1862 et 1863, il a été reçu à Marseille, en moyenne 4,130,000 hectolitres de blé, et pendant les dix années suivantes, soit de 1864 à 1873, cette moyenne s'est élevée à 6,449,000 hectolitres (1).