‹ Histoire du commerce de Marseille pendant vingtChapitre 89 sur 167 · MINOTERIE · texte numérisé non relu

MINOTERIE

La Minoterie qui avait pris, depuis une vingtaine d'années, un grand essor, a subi, pendant la dernière période quinquennale, une sorte de ralentissement qui a vivement préoccupé la Chambre de commerce.

Les représentants de notre commerce ont cherché les causes de ce malaise dans les foits suivants :

« Faut-il attribuer , disaient-ils, la difficulté qu'a éprouvée la Minotprie à utiliser toutes ses meules (800 environ) , dans ces dernières années, entièrement aux circonstances particulières qui se sont produites dans le commerce des blés ?

« Faut-il croire , au contraire , que ce chômage partiel provient de la trop grande quantité d'usines créées depuis 8 à 10 ans ? »

n est évident que les deux causes ci-dessus ont eu une action marquée sur le ralentissement du travail de nos usiries ; il en est une autre dont on a pu se rendre bien compte, surtout dans les deux dernières années.

Notre minoterie, malgré l'avantage de sa situation, à l'entrée des blés et ses installations propres à la mouture des blés exotiques, a eu à soutenir une plus grande concurrence que par le passé , à la vente de ses produits dans l'intérieur, aussi bien qu'à l'achat de ses blés à Marseille.

Cette situation est la conséquence des modifications survenues dans le commerce des céréales, aujourd'hui beaucoup plus divisé qu'il ne l'était anciennement*

Ces modifications ^ en amenant à Marseille et sur les lieux d'origine des acheteurs plus nombreux, provoquent en même temps, sur les marchés de Tintérieur, des oiTres directes et multiples, souvent peu en rapport avec les cours de Marseille.

Pour donner de Taliment aux nombreux établissements que possède notre circons-r cription, il est à désirer que cette industrie puisse jouir de tarifs réduits sur les chemins de fer, et de dispositions législatives les plus libérales, soit à l'entrée, soit à la sortie des blés et farines pour toutes nos frontières.

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