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SEMOULES ET PATES ALIMENTAIRES

10 Semoules

L'industrie semoulière est en réel progrès à Marseille depuis une vingtaine d'années : de nouvelles usines ont été créées et leur activité est aidée par l'augmentation incessante de la consommation de notre ville, qui est de plus en plus attirée vers ce produit à cause de l'économie qu'il présente pour les ménages des classes populaires.

Cette extension est due en outre :

r Au développement qu'à pris le commerce des pâtes à Lyon et à Clermont ; 2* aux nouveaux débouchés gui ont surgi, soit en Suisse, soit en Allemagne; 3* à l'emploi des sasseurs mécaniques dont se sert exclusivement aujourd'hui la semoulerie , pour l'épuration complète de ses gruaux de blés durs.

On estime, au minimum, à 300,000 hectolitres, les quantités de blés durs d'Azoff ou d'Algérie , employées annuellement pour la fabrication des semoules.

En 1874 , la semoulerie a eu à sa disposition les blés durs d'Afrique, de Bombay , deRodosto, de Taganrock et de Jaffa. Ses débouchés ont été en rapport avec la fabrication : seule, la concurrence des fabricants entre eux a été la véritable cause de l'amoindrissement des bénéfices de cette importante industrie.

29 Pâtes alimentaires

La fabrication des pâtes alimentaires, dites d'Italie, a pris à Marseille, depuis un quart de siècle, un essor remarquable. L'importation des pâtes étrangères, uniquement limitée aux demandes d'assortiment que provoque encore l'ancienne réputation des pâtes d'Italie , diminue de plus en plus devant l'amélioration toujours croissante des produits de nos fabriques.

Pour hâter son développement , cette industrie réclame la faveur faite à la

Minoterie , de pourvoir manipuler les blés durs exotiques avec franchise de droits de douane.

La fabrication des pâtes alimentaires , qui, en quelques années, a quintuplé ses produits , emploie annuellement plus de 200 ouvriers.

TANNERIES

Depuis 1822, la Tannerie, autrefois très-prospère à Marseille, n'a pas cessé de décroître jusqu'à ces dernières années où une certaine reprise d'affaires a été signalée.

En 1848 , notre ville comptait 14 tanneries occupant 900 ouvriers; on y préparait 25,000 gros cuirs , 720 peaux de chèvres, et 300,000 peaux de moutons.

En 1862 , le nombre de fabriques travaillant les gros cuirs était réduit à neuf, occupant 600 ouvriers, et travaillant 15,000 gros cuirs; sept autres fabriques préparaient 250,000 peaux de moutons et 100,000 peaux de chèvres.

La situation, s'est sensiblement améliorée. On compte aujourd'hui à, Marseille vingt-cinq établissements occupant 1,300 ouvriers et 250 ouvrières. Le chiffre des peaux tannées est considérable , et se répartit ainsi :

14,000 gros cuirs; 174,000 peaux de moutons, 4,340,000 peaux de chèvres.

Indépendamment des diverses industries mentionnées ci-dessus, et dont l'importance exceptionnelle demanderait une notice spéciale, il existe à Marseille un assez grand nombre d'industries qui, sans être de premier ordre, méritent d'appeler l'attention des économistes. Leur prospérité ou leur décadence n'est pas sans influence sur la situation commerciale de notre ville. Nous regrettons de ne pouvoir les signaler toutes dans ce mémoire dont le cadre est nécessairement limité. Nous avons dû nous borner à désigner, dans un tableau sommaire que nous joignons ici, les principaux établissements industriels qui existaient à Marseille au 31 décembre 1874.

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TABLEAU

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