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GRAINES OLÉAGINEUSES

Le commerce des graines oléagineuses, qui date d'une quarantaine d'années, a acquis, dans ce court espace de temps, une grande importance. Le surcroît de consommation des huiles d'olive, que rendait nécessaire le graissage des machines , coïncidant avec le déficit des récoltes, il fallut forcément chercher, pour la fabrication des savons , des huiles auxiliaires. On commença par introduire des graines de lin ; les sésames du Levant vinrent ensuite , et peu après , les arachides de la

côte occidentale de l'Afrique et les sésames de Tlnde fournirent à notre commerce des ressources constantes et inappréciables.

Les huileries de Marseille , d'abord installées en vue des besoins de la savonnerie, ne tardèrent pas à fournir, à la consommation , des huiles à bouche , des huiles lampantes, dont le produit égale à peu près la valeur des huiles à fabrique.

L'agriculture elle-même a trouvé, dans les tourteaux, résidus des graines oléagineuses, un excellent engrais, qui, utilisé pour le blé, la garance, la vigne, a donné un régénérateur précieux , à nos cultures méridionales.

Le commerce des graines oléagineuses , qui doit à Marseille sa plus vive impulsion, a donc été pour toutes les branches de l'industrie nationale, une source de progrès et de bénéfices.

De 1855 à 1874, les importations des graines oléagineuses ont presque triplé; elles se sont élevées de 763,682 à 2,070,630 quintaux métriques.

Les débouchés de nos huiles ont grandi dans la môme proportion ; ce qui est dû aux perfectionnements que s'efforce d'apporter l'huilerie à la fabrication de ses produits.

C'est une voie dans laquelle il faut qu'elle persévère , pour conserver sa position vis-à-vis de la concurrence étrangère , qui n'a pas à supporter les lourdes charges fiscales dont sont malheureusement grevés notre commerce et notre industrie.

TOURTEAUX

Le commerce des tourteaux est soumis naturellement aux mêmes conditions que celui des graines oléagineuses. Lorsque les importations des graines sont en progrès, les huileries fonctionnent, avec plus d'activité et produisent une plus grande quantité de tourteaux.

La production des tourteaux qui était de 672,677 quintaux métriques en 1861 , a atteint le chiffre de 1,277,000 quintaux métriques en 1874. D en a été exporté pendant cette demièi'e année 344,000 quintaux métriques en Angleterre, 40,000 quintaux métriques dans les Colonies, et 85,000 quintaux métriques dans le centre et le nord de la France. La consommation de l'agriculture dans nos départements du Midi a atteint le chiffre de 678,000 quintaux métriques.

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