PÉTROLE
Les Américains qui ont, les pi'emiers, tiré parti de ce bitume, n'ont réellement commencé à le propager qu'en 1861.
L'année suivante quelques expéditions d'essai amenaient sur la place de Marseille 1,929 barils de pétrole brut et 3,289 barils de pétrole épuré.
En 1865, le commerce du pétrole s'élevait sur notre place à 185,826 beetolitres, soit 123,884 barils. Sur ce chiffre il avait été épuré par nos fabriques 40,000 bariis environ.
Cependant le développement que promettait cet heureux début ne s'est point réalisé. Malgré la forte baisse du pétrole aux États-Unis, l'importation française n'a cpas cessé de diminuer. On attribue cette décroissance aux droits d'ratrée trè»élevés qui frappent les pétroles épurés. Marseille , qui en recevait 62,398 barils et 57,159 caisses en 1871, n'en a reçu en 1874, que 25,638 barils et 24,815 caisses.
C'est le contraire qui tend à se produire pour le pétrole brut, dont le droit d'entrée^ comparativement plus modéré que pour l'huile épurée, donne à nos deux usines locales une protection suffisante pour le développement de leur fabrication. -