CHAPITRE PREMIER
Une ambassade anglaise en Flandre. — Le commerce des laines, en 1356, --<- Frojeis de Lonis de Maie. — Leurs conséquences. — Guerre entre la Flandre et le Brabant. — La paix d'Ath. — Situation commerciale et industrielle de quelques villes belges. — Expédition du roi de Chypre contre Alexandrie. — Floris Berthaut, de Malînes. — Mariage de Marguerite de ;naiidre. -^ Guerre avec TAngleterre. — . Combat naval. — Notes sur Tomliout, Dixmude et Bmt^^.*— Désastres maritimes — Dissentiments entre les Brugeois et les (iantoisi -^ Guerre en Flandre. — Régence de Philippe d*Artevelde. — Bataille .de'ïloosebecke.
Philippe de Valois mourut en 1381, après un règne plein de troubles, sans avoir pu rendre la paix à ses États. Les Anglais, maîtres de rocéan , menaçaient les plus belles provinces du littoral, tandis que les Flamands, tout en observant la neutralité, réclamaient la restitution des villes de Lille, de Douai et tf'Orchies, que la France s'était appropriées. Jean II, le successeur de Philippe, venait de rejeter les prétentions de ces derniers, lorsqu'il apprit l'arrivée en Flandre du duc de Lancastre, chargé par Edouard III de négocier un mariage entre la princesse Marguerite, fille de Louis de Maie, et le jeune comte de Ricbmond.
Vd roi, sans perdre de temps, fit tous ses efforts pour entraver ce projet, fortement appuyé au contraire par les communes flamandes. Celles-ci, mieux guidées par leurs instincts que leur comte ne l'était par ses. conseillers, comprenaient par-
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...^laise n'offraient que des garanties, .. iiitue avec les princes français pré- .%. -iies avaient en outre à ménager de .^.uaux, dont la prospérité dépendait en. ....ii:eu des relations établies.
.> aines britanniques, qui faisait vivre des .:>^ Acquérait chaque jour plus d'importance— ^ . lieu [Kir un acte conservé dans les archive . . ;ue ce négoce, dont le produit était en 1290 de .> >*t'rling (1), occasionnait aimuoUement, vers le . . » >iccle, le déplacement d'un capital de 294, 184 liv. , . . ,.^lai^o (2).
.. > V.- MaUN qui connaissait les dispositions de ses sujets .^ ■ i.A*ùSfiior les ambassadeurs du roi Edouard. 11 leur fit .. x'-uciK en évitant cependant de s'engager vis-à-vis d'eux, . ,^it via l'extrême jeunesse de Marguerite de Flandre pour -u.'i^-i' toute décision. Ennemi secret des Anglais, dont le v.ui ui rappelait la terrible défaite de Crécy, il espérait bien ^> MvuiUer dans l'intervalle avec les Flamands, en encoura-
\ Vo>. tom. I, p. i65.
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