LES COURTIERS A BORDEAUX
Ancienneté des courtiers en Champagne et en Provence. — Motif de l’institution des courtiers à Bordeaux. — Premières nominations de ces officiers ministériels, à la suite de banqueroutes, de litiges et d'autres circonstanees. — Les courtiers se constituent de bonne heure en société ; leurs statuts. — Arrêt du 7 septembre 1598, contre des marchands étrangers et courtiers volants. — Autre arrêt contre les entreprises de ces derniers; renouvellement des statuts des courtiers jurés de Bordeaux. — Arrêt du Conseil relatif a ces officiers; défenses qui leur sont faites. — Requête des courtiers aux jurats pour l'approbation de leurs statuts ; demande de congé à ceux-ci par un courtier. — Les courtiers dans la dépendance de la jurade. — Désorganisation de la compagnie des courtiers au milieu du xvue siècle; causes de cette décadence. — État florissant du courtage à Bordeaux ; les courtiers aspirent à devenir officiers royaux ; fàâcheux résultats d’une pareille ambition. — Elle enhardit les commissionnaires étrangers, fléau du commerce de l'époque. — Remède proposé contre ces maux. — Édits de Louis XIII en faveur des courtiers jurés. — Déclaration du mois de mars 464 dirigée en
partie contre les commissionnaires étrangers et forains et les courtiers vo-
lants. — Renouvellement des mêmes défenses. — Manœuvre d'un courtier volant de Bordeaux condamnée par le juge de l’amirauté. — Persistance du parlement de Bordeaux dans sa jurisprudence à l'égard des courtiers. — Prétentions de ces officiers repoussées par les jurats. — Menaces de suppression des courtiers. — Déclaration du roi, en date du 20 octobre 1663, qui leur garantit la propriété de leurs offices. — Louis XIV se met au lieu et place d'un courtier, et réunit ses droits au bureau du convoi et contablie. — Autres arrêts du mème prince concernant les droits des courtiers royaux. — Proposition soumise au Conseil de commerce au sujet des courtiers. — Interprètes de l’amirauté. — Conclusion. ...............,...... 381