‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 3)Chapitre 18 sur 141 · MIEL · texte numérisé non relu

MIEL

Nous n'avons trouvé de traces du commerce de miel que Bordeaux faisait autrefois, que dans le Mémoire de 1730 : nous nous bornerons donc à transcrire ce que l'on y lit à ce sujet.

« On ramasse des miels dans cette province, dit l’écrivain bordelais, mais non pas également toutes les années. Il s’en passe quelquefois deux entières sans qu'on en puisse recueillir. C’est donc sur les années qui produi-

sent qu'on va régler la quantité que la Hollande en tire ordinairement, qui est l'unique débouché qu'ait cette marchandise.

« On charge, année commune, à Bordeaux, huit cents tonneaux de miel, contenant chacun six pipeaux pesant, chaque tonneau, vingt-deux quintaux, à 250 livres le tonneau, qui est le prix le plus ordinaire. » Après avoir posé un chiffre de 200,000 livres, l’auteur du Mémoire fait le compte de quatre tonneaux deux tiers de miel, chargés pour Amsterdam, pour le compte d’un négoclant de Bordeaux. Il passe ensuite au chanvre.

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