‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 3)Chapitre 28 sur 141 · POIVRE · texte numérisé non relu

POIVRE

Bordeaux tirait ordinairement de Hollande quatre cents balles de poivre, pesant environ 1,800 quintaux, qui, à 20 sous la livre, représentaient 180,000 livres. Cette place prenait aussi des poivres à la compagnie française des Indes; mais c'était en très-petite quantité, parce que le commerce trouvait mieux son compte à faire venir l’article de Hollande, où 1l coûtait moins cher.

Quelquefois aussi il arrivait à Bordeaux du poivre d'Angleterre. En 1712, cinq négociants?, croyant pouvoir exporter de ce pays, sur les navires anglais qui venaient en France chargés de grains, certaines marchandises, à l'exemple des nations neutres, en exécution de l'arrêt du Conseil d'État du 30 septembre 1710, avaient embarqué sur deux navires, l’un de Londres, l'autre de Newcastle, du poivre, du plomb, de l'amidon

1 Registre du Conseil de commerce F. 12. 75, p. 1024 ; séance du 23 novembre 1798.

? L'un d'eux, Barthélemy Luneman, était un gros marchand de la Rousselle; on le retrouve ailleurs, notamment dans deux actes du notaire Michellet, des 25 janvier et 15 février 1712,

et d'autres articles : 1ls se virent menacés de saisie par l'agent des fermiers généraux et sous le coup d’une confiscation, jusqu à ce que le contrôleur général eût donné l'ordre de laisser décharger et entrer en ville les marchandises en question.

En 1730, la livre de poivre se vendait 26 sous.

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