‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 3)Chapitre 36 sur 141 · FER-BLANC · texte numérisé non relu

FER-BLANC

« Le fer-blanc, dit l’auteur du Mémoire de 1730, se fabrique en Allemagne et à Dantzick; mais celui qui se

1 Registre du Conseil de commerce F. 12. 55, folio 224 verso, séance du: 28 novembre 1710.

? Registre B de la Chambre de commerce, folio 68 recto.

3 Registre du Conseil de commerce F. 12.79, p. 46 ; séance du 10 janv. 1732.

fait dans cette dernière ville est plus estimé que l’autre. C'est par Hambourg que Bordeaux fait vemr de cette marchandise. Le commerce n'en est pas grand dans cette ville; c'est Rouen qui en fait un très-considérable. — Bordeaux en tire ordinairement six cents barils, à 110 livres le baril, années communes, 6,600 livres. — Il faut observer que le baril doit contenir trois cents feuilles de fer-blanc uni et cent cinquante feuilles à la double croix, et que ces dernières sont les moins travaillées. » Le baril de fer-blanc se vendait alors à Bordeaux de 110 à 112 livres.

A lire ce qui précède, on serait tenté de croire que Bordeaux n'entretenait pas de rapports directs avec Dantzick. Le premier des registres de l'ancienne Chambre de commerce de Guienne renferme, aux dates du 30 avril et du 28 mai 1711, deux délibérations tendant à obtenir, en faveur des navires de Dantzick, l'exemption du droit de 50 sous par tonneau dont jouissaient ceux des nations neutres.

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