CIRE JAUNE
« La majeure partie de cire qui vient du Nord, dit l'auteur du Mémoire de 1730, se tire de Pologne, Moscovie et des environs de Magdebourg. Elle est estimée parce qu'elle blanchit bien, quoiqu'elle soit moins pure que celle de France. Hambourg fait la plus grande partie de ce commerce et en fournit les ports de France. » Ce que cette place envoyait à Bordeaux montait ordinairement à 800 quintaux, à 25 sous la livre, année commune, et s'y débitait à 30 sous la livre.
Si ces détails ne suffisent point, on en trouvera d’au-
tres dans un factum publié pendant le cours d’un procès engagé, en 1715, entre trois négociants de Lubeck et un marchand de Bordeaux, Jean Chaperon, pour des fers et de la cire jaune expédiés dans cette ville‘. Dans un factum précédent, du même recueil, le litige roule sur cinquante-huit balles de cire, du prix de 10,000 livres, achetées à Bayonne par un magistrat, messire Jean Loret, conseiller du roi, garde des sceaux en la chancellerie près la cour, et lieutenant général de la Table de marbre du Palais, qui plaidait contre Étienne Denis, marchand et bourgeois de Bordeaux.