HUILE D'OLIVE
Bordeaux recevait ordinairement 15,000 quintaux de cette denrée, à 34 livres le quintal, année commune, ce qui fait 510,000 livres. Les deux tiers de cette quantité venaient de Séville, par Cadix, et le reste de Marseille et du Languedoc. L'huile d'Espagne était plus estimée
1 Recueil de factums (Bibl. de la ville de Bordeaux, Jurispr., n° 3076), t. IV, pièce n° 43. ;
sur notre place, et se vendait d'habitude 4 livres de plus par quintal que celle du Midi de la France.
On peut apprécier l'importance du commerce d'huile que Bordeaux faisait avec le haut Pays dès le xvr° siècle, en voyant les nombreuses mentions consignées dans un volume que nous avons déjà eu l'occasion de citer. Pour l’époque à laquelle nous sommes arrivé, les registres de la Chambre de commerce de Guienne présentent, à chaque page, des traces des tracasseries du fisc au sujet des droits imposés sur l'huile, et de l'appui que cette compagnie donnait aux négociants lésés par les fermiers ?.