‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 3)Chapitre 42 sur 141 · INDIGO, SAFRAN · texte numérisé non relu

INDIGO, SAFRAN

Le Mémoire de 1730 ne dit rien de ces deux espèces de denrées; 1l est certain, cependant, qu'elles figuraient au nombre de celles qui alimentaient le commerce de Bordeaux, avec cette différence que l'indigo commençait à se répandre chez nous, lorsque le safran tombait en désuétude. Le 21 août 1726, la Chambre prenait connaissance des plaintes des négociants au sujet des indigos entreposés que les commis des fermes voulaient faire transporter au bureau au moment où 1l fallait les transvaser et nettoyer; ces plaintes portaient, en outre, que le directeur défendait d'accomplir ce travail, ou que, s'il le permettait, c'était à des conditions onéreuses !.

À la fin du xvr siècle, le safran nous venait d'Espagne; un acte de Themer, en date du 9 août 1574*, porte vente par Nicolas d'Abadye, bourgeois et marchand de Bordeaux, à Jean des Cordes, marchand de Limoges, de 15 quintaux de safran d'Aragon, au prix de 1,500 livres tournois. À partir de cette époque, nous n'avons plus trouvé qu’une saisie de safran au préjudice d'un sieur Rocaute.

1 Reg. C, folios 2 ver:o et 4 recto (21 août et 10 septembre 1738) ; 67 verso, 68 recto (12 et 19 mai 1729).

? Liasse 488-16, folio 340 recto.

3 Registre A de la Chambre de commerce, p. 183, 191, 195; 31 avril 4710.

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