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et d'eau-de-vie, Voici en quels termes id de Villeneuve : « Du vin on fait de l'eaurente du vin par la couleur, la nature, »t le mode de fabrication. Quelques-uns appel-
Gf Le Grand d'Anssy, Aiuore de ls le privée des suis,, e+ Du Cange, Gloss, med. et nf. lal., À 1, p.
minutes du notaire Douzeau, on trouve, à la date du 30mars 1521, un chargement, à destination d'Anvers, de trois barriques « d'eau ardant, » par Arnault del Cusso, Jean de Nahugues et Nicolas Riche, pour et au nom de Jean Balutel, marchand de Gaillac, Plus tard, c'es un marchand de Bordeaux, Antoine Carles, qui vend à Mateo Cerretani! de huit à dix barriques d'eaude-vie à raison de 16 livres tournois l'une (12 septembre 1550); puis un autre, qui charge trois liers ou tierçons de la mème denrée pour Midüelbourg (2 0ctobre 1550), quelques semaines avant une expédition de quatre-vingt-treize tonneaux de vin, d'un tonneau « d'eau ardent dite evu-de-vie, + et d'un barriquaut d'huile d'olive, dirigés sur le même point par Pierre Symonnet, au nom de Monseigneur Yve Teslar, seigneur <le la Mozée, de la Rochelle (24 novembre 1550). Citons æncore une vente par Jean Geoffre, marchand de Borcleaux, à sire Hendrie Bastel, marchand de Hambourg, de cinq barriques « de eau-de-vie, autrement appellée eaue ardant,» à raison de 14 livres lournois la barrique (® juillet 1552).
Nous voici amené à rechercher la provenance des œaux-de-vie qui alimentaient le commerce de Bordeaux au xy° siècle, Selon toute apparence, elles étaient une production de ka Guienne on du Languedoe, plutôt que de l'Aunis. L'ingénieur Masse écrivait, en 1712 : rçunts de Borde Colbert de
À Nous svous déju su ce nom parmi ceux des notables dans su xvv sibdle; plus tard, on le retros Torron, datée de la Rochelle, le 29 décembre L mp, Cotb. 101 Mél, Folio SA met), contenant, entre autres choses. l'approbation par le cardinal Mazarin du:choix du sieur de Ceretany pour lieutenant-colonel du régiment sies Mes.
is par SRE de a l'autre de
16 rl Eau er Le Me Len r4 de unis et de La Saintonge, 3e annêt, na IV, 33 ATOS,
d'eau-de-vie, au prix de 27 écus la pièce. Le vin était à 99 éeus le tonneau. En 1617, le notaire Cousseau passait acte de deux ventes d'eau-de-vie, qui même aujourd'hui seraient regardées comme très-considérables, faites par un marchand de la Rochelle : l'une de cent dix barriques 439 livres 18 sous, et l'autre, un mois après, de cent barriques à 38 livres, « l'eau-de-vie tenant preuve déssus et dessoubz de la jaulge et garende de Cougnae. » Enfin, en 1624, le corps de ville, dans une délibération du 8 juillet, considérant « que le grand nombre d'eauxde-vie, vins gastez, vinaigres et cidres, qui entrent ordinisirement en cette ville, venant du dehors de la banlieue, sont grandement préjudiciables aux habitans et emposchent que les vins du pays ne puissent se vendre et débiter, » fait défense à toutes personnes d'en faire venis désormais, sous peine d'amende et de confiscation !.
Nous n'avons pas trouvé de trace de l'industrie des brandevinièrs à Bordeaux antérieurement au milieu du xvut sièele. Par acte du 27 février 1657, Jean Longueserre, marchand et maître charpentier de barriques, habifantaux Chartrons, achète du merrain pour loger l'eaude-vie "qu'il fait faire en sa maison *. Le 22 mars suivant, afutenjoint à tous ceux qui font de l'eau-de-vie aux Chartreux, de faire des canaux sousterrains pour conduire les lies dans la rivière, pour éviter l'infection qu'elles pourroient causer, à peine de mil livres, et ordonné que les fourneaux à fondre qui sont dressez dans la ville seront
Lan historique sur les vignes el lex vins de l'Aunis, dans la Reme de l'An et de la Saintonge, p. 274, 275.
2 Minutes de Couthures. folio 204 verso.
eaues-de-vie et vinaigre, ils se tu
2 Gondinuation à la Chronique bourdeloise, ? lbid., p.62,
faire un débit considérable au plus grand marché qu'aucuns autres marchands de nostre royaume !, » ete.
… La passion bien connue des Ecossais pour Les liqueurs fortes, et le débouché qu'elle leur promettait pour leurs produits, avaient sdrement engagé les frères Strang, de Baleasky, dans le comté de Fife, à établir une distillerie à Bordeaux, et c'est là que leurs compatriotes, habitués à Dieppe, venaient s'approvisionner, quand ils ne trouwaïent pas dans cette ville ce qui leur convenait. Robert Arbuthnot, marchand écossais domicilié à Rouen, avait fait venir un navire chargé de saumon salé, pour échanger cette denrée contre des vins et des eaux-de-vie ; n'en trouvant point à Dieppe, il demanda et obtint la permission d'envoyer ce bâtiment sur lest à Bordeaux, pour y opérer le mème chargement, offrant de donner bonne et suflisante caution qu'il ne ferait pas fausse route}.
En 1662, «le premier avril, messieurs les tresoriers syant donné une ordonnance contraire aux privilèges des bourgeois, portant que les droits d'entrée sur les eauxde-vie qui venoient du haut Pays, se prendroient conjointément avec les droits d'yssuë, le procureur syndic fibson opposition à l'execution de ladite ordonnance, et Ayant presenté sa requeste par-devant lesdits sieurs tresoriers, il en obtint le retranchement *. »
Ces eaux-de-vie du haut Pays n'étaient point, à ce
LMégistré du seerétarint, année 1670: Ms: de La Bibliothèque impériale (r 602, fülio 220 recto.
2 Registre du Conseil de commerce, K. 12,5, folio 253 verso; séance du Gvrier V714L— Dans le volume suivant (57, folio 192 recto), on Lrouve, à la date du 20 septembre 1745, la discussion d'un placet di même, relatif a commerce du sautnon salé d'Écosse,
2 Continuation à x Chronique bourdeluise, y 95
qu'il parait, tenues en grande eslime, Au xynsiède, l'abbé de Marolles vantait beaucoup les eaux-de-vie. que l'Anjou faisait avec ses vins blancs: mais àl regardait comme la première de toutes celle des clairets du Blaïsois. Labat, qui écrivait en 1696 son Voyage aux Andilles, remarque qu'alors les plus estinées, les plus recherchées aux îles, étaient celles de Nantes, de Cognac, d'Hendaye, d'Orléans et de la Rochellet.
A ne parler que de Bordeaux, il. en partait aussi des eaux-de-vie pour la côte d'Afrique, destinées àle traite des nègres. Déjà la compagnie de Guinée élaitexempte du payement des droits pour les marchandises. employées à ce commerce, quand les sieurs de Chambellain, Saupin et Ci, autorisés à faire aussi. la Hraité, demandèrent à jouir du même privilége pour les wins, eaux-de-vie et autres victuailles qu'ils avaient fait passer de Bordeaux au Havre, invoquant, pour être exempts de tous droits d'entrée et de sortie, l'arrét du Gonseil du 15 juillet 1673 et d'autres rendus précédem men ?.
Bordeaux expédiait aussi des eaux-de-vie pour Saint- Domingue, et les directeurs de la compagnie concession uaire du privilège du commerce de cette ile élevaient la mème prétention que la compagnie de Guinée. Le commissionnaire de ces directeurs avait fait une soumis-
! Nouveau Voyage aus isles de l'Amériqne, ete, 1. M, pe. . Le Grand d'Aussy, Histoire de la vie privée des Francois, eue. 1. KL ol 1x0 sel. Ua F'Eaudé-vie), p. 81
* Registre du Conseil de commerce, F. 12. 54, séance hu 40 décembas #70, falio 7 recto, — Voyez, sur la traite des nègres que faisaient alars Jescarmee leurs de Mordeaux, Valin, Noneas Commentaire: sur lOrdonnasre dent marine, &ie., 1, 1, pu 1
ET, DE LA NAVIGATION A BORDEAUX. 199 sion au bureau de Bordeaux, pour les droits de quarantedeux tonneaux de vin el cinquanteun barils d'eau-de-vie, qu'il s'obligeait à payer. Les directeurs invoquaient l'arlicle 33 des lettres patentes du mois de septembre 1698, qui les exemptait de tous droits de sortie sur les marchandises qu'ils envoyaient dans les pays de leur concession, Le différend fut déféré au Conseil de commerce, qui le lrancha le 7 oetobre 1717.
Au commencement du xvn® siècle, le commerce des eaux-de-vie éprouvait une grave perturbation, qui donna lieu à des représentations du député de Bordeaux près le Conseil de commerce. Les navires étrangers qui venaient en France, pour y commercer, étaient soumis à un droit de 50 sous par tonneau, ce qui obligeait les gens du Nord d'aller prendre en Portugal et en Espagne, où € droit n'existait pas, les vins et eaux-de-vie dont ils avaient besoin, ou de s'adresser aux Hollandais, affranchis de cet impôt par le traité de Ryswick. Les observations dont le député de Bordeaux accompagna cet exposé ayant paru assez plausibles, il fut arrêté qu'il en serait rendu comple au roi, afin que, si Sa Majesté le jugeait à propos, elle ordonnät la suppression de ce droit!
Déjû les juges et consuls de Bordeaux s'étaient adressés à M. de Chamillart pour obtenir de pouvoir faire passer leurs vins el leurs eaux-de-vie à l'étranger sans payer de droits de sortie. Ils représentaient que la gelée générale qui avait enlevé en Guienne les trois quarts de la récolte de 1702, la cessation du commerce dans leur ville, et les pertes qu'ils avaient faites de la plupart de leurs navires,
Phegistre du Conseil de commerce F. 12, 51, folio 186 recto; séance du A2 mai 4705,
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. 208 Bordelais contestaient la légalité de cette prise en s'appuyant sur des motifs dont nous laissons l'exposé et l'examen aux légistes, et ils invoquaient les défenses des États-Généraux aux Zélandais de capturer les navires hollandais sous prétexte qu'ils étaient chargés d'ean-devie de France. Là-dessus, les députés représentèrent que les mêmes États, par leur placard du 20 juillet 1705, avaient prohibé l'entrée de l'eau«e-vie, et que cette défense, qui était limitée à un an, donnait lieu aux officiers de l'amirauté, chargés de délivrer les passeports accordés pur les États-Généraux, d'ajouter de leur autorité privée, au bas de ces pièces, l'exclusion dé l'eau-dexie!.
L'année suivante, celte denrée fut à la veille d'être grevée de droits plus considérables que par le passé. On proposa d'augmenter de 10 livres ceux qu'on levait sur chaque tonneau de vin ebsur chaque pipe d'eau-devie chargés à Bordeanx pour l'étranger. Cette proposition ne fut point favorablement accueillie des députés auxquels elle avait été renvoyée pour l'examiner et en dire Jeur sentiment ; ils firent observer qu'une pareille mesure présentait de grands inconvénients, et pourrait amener la cessalion du commerce considérable qui se faisait des vins-eteaux-de-vie de la Guienne *.
Les rois faisaient alors la guerre à coups de tarif. Dans les Hes-Britanniques, les droits sur les vins avaient été portés à 1,000 livres par tonneau, et ceux sur l'eau-
Ahtegistre du Consell de commerce F, 42, 33, fülio 1 30 3 séance du 8 juillot 4707, — Reg. À de la Chambre de com n juin 4707.
AMegistre du Conseil de commerce EF. 12, 3, follo 597 recto; séanca du AT octobre 1708.
ET DE LA NAVIGATION A BORDEAUX. 205 - = Quoyque la gelée universelle de l'année 1709 et la disette qui l'a suivie en ait considérablement diminué la quantité ordinaire, il est constant néanmoins que dans la Guyenne et autres provinces il reste encore beaucoup de vins, et encore plus d'eaux-de-vie, dont le prix est mesme considérablement baissé, et qui, joints à ce qui proviendra de la récolte prochaine, lomberoient en nonvaleur par l'interdiction du commerce avec les Hollan- FER :
» Cette réflexion, qui a toujours frappé, peut dans la vonjoneture présente faire encore plus d'impression, les propriétaires de vignobles qui ont épuisé leur argent et leur erédit pour les rétablir et pour fournir à la grosse dépense que In culture a exigée dans un temps où le pains esté si cher et les journaliers si rares, seront forcés de l'abandonner entièrement et de laisser leurs terres ineultes, se trouvant frustrez de l'espérance qui les animoit, de vendre avantageusement ce qui leur est demeuré des années précédentes, avec ce qu'ils recueilleront de celle-y, et de profiter de l'augmentation actuelle du prix, qui est générale par toute l'Europe, et qui semaintiendra à la charge des Hollandois et au bénéfice des sujets du roy! » Nonobstant ces représen-
Molstoin, venus à Diéppe avec leur change de tabac, étalent allés à Bonlcaux prondire dés vins et des oaux-do-vie, ot, vers le même temps, le capitaine d'un tient de Dantziek, venu h Morlaix avee un chargement de graine de lin, obtenait la permission d'aller à Bordeaux embarquer (les vins et des caux-de= wie pour retourner h Dantzick, (Reg. du Conseil de commerce F. 12 87, folio 6 verso ét 2 recto; 29 janvier ot 18 murs 1712.)
LRegistre du Conseil de commerce F, 12. 55, folio 142 verso et 18 verso; séance di 16 juillet 1710. — Un négociant de Bordeaux, nommé Mroguejoffre, avai embarqué du vin, Le navire fut jeté à la côte par un coup dé vent et fl naufrage, Les officiers de l'amirauté de Saintonge, voyant par les connais
CINE, Ke, F2 7, 1 me rs Ibid, F, 12.55, folio 235 recto; du 15 dé
futailles pussent être rebatlues, radoubées et rechargées pour l'étranger, et que les jurats de Bordeaux prissent toutes les précautions justes et nécessaires pour en empêcher l'introduction dans leur ville, afin qu'elles ne fussent pas confondues avec les caux-de-vie de Guienne, qui leur étaient supérieures.
Le député de la ville de Bordeaux représentait que la demande du syndie général de la province de Languedoe était contraire à la transaction de 1500, à un arrêt du 2 décembre 1683, et à une ordonnance des maire et jurats de Bonleaux intervenue le 31 octobre 1685, dont les dispositions avaient été confirmées par l'arrêt du Conseil du 17 mai 1701, 1 n'est pas surprenant, ajoufait-il, que la transaction de l'an 1500 ne fasse aucune mention dés eaux-de-vie, dont on ne faisait alors qu'une très-petite quantité, qui ne passait point à Bordeaux; mais elles ne sauraient être plus privilégiées que les vins, ce qui résulte clairement de l'arrêt du 1% mai 1701, qui accorde aux habitants du Languedoc la simple faculté de convertir en eaux-de-vie ce qui resterait des vins descendus à Bordeaux dans les temps limités, une fois les Cargaisons finies, où après le 19° mai, si ces cargaisons ne Vétaient point encore. Il permet aussi de convertir, avant la fin des cargaisons et avant le 1% mai, les vins glés: mais avec la clause expresse que ces eaux-de-vie provenant des vins de Languedoc ne seraient vendues et débitées en d'autres temps et d’une autre manière que les vins ne doivent l'être suivant la transaction de l'année 1500 : « Ce qui a eù son entière exécution, les jurats de Bordeaux intéressés à la conservation d'un privilége duquel dépend absolument la subsistance des
que la moitié des droits, qui étaient L'auteur du Mémoire dont nous avons €:
précèdé donne ensuite : 1° un état de la
vie.que chacun des pays nommés ci-dessus tirait ordinairement de Bordeaux; 2* les droits d'entrée et de sortie de I marchandise. Puis, voulant donner une connaissance exacte de ce commerce, il présente des comptes figurés d'achat ot de vente, contenant les droits dus par les eaux-de-vie et les frais qu'elles entratnaient, tant en Franceque dans les pays étrangers.
Après ces détails, l'écrivain passe aux éaux-de-vie de Languedoe, Il en venait autrefois, dit-il, une grande quantité à Bordeaux ; mais depuis deux ou trois ans on les embarque à Cette pour les pays étrangers. La raison qu'il donne de ee changement est que ces eaux-de-vie produisaient davantage à être chargées dans ce port qu'à être transportées à Bordeaux, parce qu'à Cette, elles ftaient exemptes de tout droit, au lieu qu'étant amenées dans notre ville, elles payaient, par pièce de 50 veltes, savoir : au bureau d'Auvillars, 6 livres 5 sous, et à leur entrée à Bordeaux, 9 livres 16 sous 4 deniers; ce qui, avec la voiture, faisait une différence considérable pour le propriétaire. On ne devait done plus espérer d'attirer chez nous les caux-de-vie de Languedoc, si ce n'est dans un temps de disotie.
= Ces caux-de-vie sont fortes, ajoute l'écrivain; mais elles sont moins douces et ont moins de goût que celles de ce pays-cv. Elles servent principalement à faire de l'eau-forte, et sont préférées à toute autre pour cet usage. » Qu'entendait-on alors par eau-forte? Le même va nous le dire,
a L'eau-forte est une liqueur, laquelle estant meslée avec Lrois cinquièmes d'eau naturelle, compose une eaude-vie ordinaire de goût et d'épreuve, comme on s'ex-
in-fv, p, 38) — L'auteur de V'Eesui sur Les monnoies, Etc: ind), porte La livre d'esu-forte et la livre de sublimé A6 livres. (Vurivrions arrives dans le pri de
ETS HISTOIRE DU COMMERCE quantité d'eaux-de-vie de grain, qui renchérissent par ls cherté du bled, ce qui produit toujours une augments= tion sur les eaux-de-vie de France‘. » La dernière des révolutions est quand, étant averti d'une guerre prochaine, on fait passer de celte denrée dans les pays étrangers avant que la déclaration en soit faite.
« On croit, dit l'auteur en terminant, que quand | l'eau-de-vie tombe à Bordeaux à 65 livres les 92 velles, et à Cognac à 45 livres les 27 veltes, surle pied que sont les espèces, c'est le temps d'en acheter, pourveu que l'on soit en état de le faire de ses propres fonds, et d'attendre le temps favorable pour les ventes. Il est impossible qu'il n'y ait un bénéfice considérable, quand on peut attendre, estant moralement sûr qu'il nese passera pas deux ou trois années au plus qu'il n'arrive quelqu'une des révolutions ey-dessus marquées, lamoindre desquelles ne peut pas manquer de donner un profit considérable à l'acheteur, »
* C'est vers l'an 1600 que l'on commença à distiller dans les Pays-Qlas des grains, des poires ét des pommes. Les distillories n'avaient employé jusqu'alors que de la levure de bière. Une ordonnance du 20 mars 1601 défendit cette innovalion, Les raisons sur lesquelles on s'appuie pour condamner l'esu-dé-vie, ou brandwln, sont curieuses. On ne devait plus en vendre que chez les apothiaires, « partie pour remédier à la cherté du bled. parlie aussç pour beau coup d'abus que commeltoient ceux qui s'en servaient comme de hoisson et s'en enyvrolent, au grand préjudice de leurs mesnages et de leur wie, et avec estreme danger de leurs ames, plusieurs estans morts sans confession, ane la ville de Tournaÿ qu'aux villages. + Voy. Joan Cousin, Misluère de là mille de Tournay, éte. À Douxy, M. nc xix-xx., ind, Hv, IV, p, 545: CL Van Hirmys= sel, Histoire du commerce et de la marine en Belgique, LAN, p. 145.
ee pays en Saintonge, où se faisait un grand com
Dublin, pour 3 fire procés verbal du bled, from vaisseau étoitehargé, ayant d'ailleurs entrepris aux Charirons dans les chays du sieur Denis, bou
r, la jurade enjoint exprese commis à cet effet de tenir l'œil ou-
dans la connolssunce de tels affaires, et generale
regarde la police, » ete. (Gondlunation de ta Chronique
mois de decembre 1874, ete, p.53.) Déjà, en 1670, il y
l'amirauté et les jurats, pour excès commis aux Chartrons (bid., p.51.)
.. de Hourdeaux, ann. KS4 et 1554, p.68, 09, — Voyez
nouveaux Stuuts de la ville et cé de Bordeaua, ch, des
des blés et des farines à Ronleaux, il y avait un odicler Ja visite des équipages des vaisseaux dans le bontg de
us LL, D. GAS, Aux preuves que nous avons citées de
ane, p. 4) ? Continuation à x Chronique bourdeloise, p. 19. % Ibid. p.55.
SE x ayont vallu dsvanigs, — Feat nn pe ma k ak qu'après que Ja vente de ces Vous observents, Monsieur, que despuis Nantes jus
AB, imp, Colb, 108, Mél, Folio #20.)
tionné dans L L * Reg. du Conseil de éommercé F. 45 2 Le Granil d'Aussy, Histoire de La ve pr
ET DE LA NAVIGATION A BORDEAUX. en
sant, etla Chambre de commerce prit des mesures plus eMicaces!,
- Cette disette n'empéchait pas le commerce de Bordeaux de faire des affaires de grains étrangers avec l'Espagne, où elle avait lieu également. Suivant un avis du sieur Lombard, inspecteur général de la marine, des négociants bordelais, qui avaient proposé de faire passer des blés d'Écosse et d'Irlande à la Corogne, persistaient dans leur résolution et comptaient, après avoir fait décharger ces blés en Galice, venir prendre à Bordeaux des vins et autres marchandises permises. Au cas où ils n'obtiendraient pas la permission nécessaire, ils parlaient d'envoyer, par des barques françaises, ces vins et marchandises en Espagne, pour les reverser sur des navires étrangers. Le Conseil émit un avis favorable, conforme à celui de Lombard; mais avant de prendre une résolu- Aion, il voulut savoir si le roi d'Espagne accorderait des passeports aux bâtiments chargés de blé?,
Dans le même temps, des négociants bordelais, Denis Meyer, Dousse, Nicolas Woldt et Jeannet Lelus, demandaïent des passeports pour des navires hambourgeois, lubeckois, et autres de la mer Baltique, sur lesquels ils voulaient faire venir de la graine de lin à Morlaix et à Roscoff, pour y charger des blés, s'il y en avait, et les porter à Bordeaux, où ils prendraient leur chargement de vins et autres denrées pour le Nord. M. Daguesseau
bhegiste À. p. 452; séance du 13 juin 1700, CE p. 150,
A Registre du Conseil de commerce F. 12. #3, fülio 392 recto; seance du #octobre 470%, Cf. folio 355 recto (17 août), — À la suite de la premiére délibération, on trouve u avis des plainies que l'ou faisait à la Corogne, que tu ln commerce da France y fût cnire les mains des Suédois.
and ; l'a
“van de Bretagne Erubs cet un
en avons remarqué doux autres, du 12 soût 1517, portant
ee # Registre du Canseil de
Fu 103, à Gr Dies avait Tr de praneés el deax pièces
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côté, les frères Germé, de Bordeaux, se lournèrent vers lislande pour lui demander les subsistances qui manquaient à cette ville. Le passeport qu'ils sollicitaient pour y fire venir, sur un navire irlandais, quatre cents barils de farine ou grains, leur fut accordé sans dificutét,
[Len fut de même pour un autre placet dans lequel étaient exposés les faits suivants. Un certain Mercer, marchand de Belfast, avait expédié d'Irlande à Bordeaux un navire muni de papiers en règle, Ce navire, ayant été obligé de relächer à Saint-Martin de l'ile de Ré, fut enlevé par un corsaire de Guernesey, conduit dans cette ile et déclaré de bonne prise. Mercer le racheta, et l'ayant fait ramener au point où il avait été capturé, il sollicita un passeport pour y charger du sel, retourner endrlande et revenir à Bordeaux avec son chargement de blés et autres marchandises permises, « attendu, disaital, la disette des bleds qu'il y a à Bordeaux, à cause du débordement des eaux *, »
Voyant la subsistance de Bordeaux ainsi menacée, la Chambre de commerce prit les mesures commandées par la situation, Elle donna l'ordre à un sieur Brach de
Plus aneiennément, Jeannot de Goyty, murchand de Hordeaux, chargeait sur la Triniré, de ce port, vingt-six lonneaux de fèves et quatre de millet, pour Saiot-ean de Luz, et Güiraud de Minviele embarquait vingt tonneaux de fves ét cinq le froment pour la même destination, (Minutes de Denhors, 2 avril et 5 juillet #64 ; linsse AK4-2, Folio ilijss vj recto et ve xxx verso.)
Registre du Conseil de commeree F. 12. 3, folio 346 recto; séance du 22 soût 1711. — Les frères Germé figurent aussi dans le registre À de la Chambre de commerce, p.68, à la dale du te juin 1707, pour une importation de beurre et de fromuge d'Irlande et de Hollande.
2 Registre du Conseil te commerce F, 42, 57, folio 60 verso; séance du 8 juiller 1712,
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. All et du Languedoe d'où Bordeaux tirait ses blés, avec leurs qualités et les frais qu'ils occasionnaient ! ; il indique les rapports des mesures de chaque lieu avec celles de Bordeaux et de Paris; puis il pusse aux blés tirés tant de Bretagne et de Dunkerque que des pays étrangers, en suivant le même ordre, et il joint des comptes d'achat et de vente pour chaque localité, savoir : Agen, le Mas-d'Agenais, Marmande, Astafort, Leyrac, Tonneins, Villeneuve-d'Agen, Castelsarrasin, le Mas de Verdun, Nérac, Grenade, Castelnau de Médoc, Lesparre, Cahors, Moissac, Montauban, Penne, Bergerac, Sainte-Foy, Geillac, Rabastens et Villeneuve.
« Les bleds des quatre provinces ey-dessus, ajoute l'écrivain du Mémoire de 1730, sont plus estimés que ceux qui viennent des pays étrangers. Îls sont secs et roux, etont le grain gros et bien nourri. Le boisseau doit peser, quand le bled est de bonne qualité, de cent dixhuit à cent vingt livres.
« I faut remarquer que le bled du Querey est plus fine et qu'il a le grain moins gros que celuy qui vient des lieux qu'on a indiqués, et qu’il fait le pain plus blanc.
« On se sort de ce bled, aussi bien que de celui de Néruc, pour faire du minot, qui n'est que la pure fleur de farine qu'on envoye aux lsles et qui est la plus recherchée. »
À Comparez ces frais avec ceux qui sont détaillés dans une pièce rapportée ci-dessus, p. 219, note 4, et dans un Mémoire des droict el péages qui se payent 2e le Garonne pour le transport du bled. (Lettres à M. Colbert, 1649-1600. Bibl, mp. Col. 404, Mél. folio 204 reeto. CF. vol, 107 bis, folios 1124, 1128. étiol. 108, folio 132.)
gs A8. 88 p.54; 97 nürenbré TR)
Averses séance du 1 no
D: séance du 44 mars 1742, ï folies 106 melo et 108 verso;
Lu
“environ, l'avait frétée à un marchand irlandais,
la charger entièrement de vin de ville pour aller à
raison de 24 livres de fret, ÿ compris le chapeau
tendait ne charger que sept ou huil tonneaux de vin, ét en pièces de prunes, « beaucoup plus longues et plus grossea Ming » Chamau Jui répondit par une protestition par-devant 30 novembre 1746, (Archives du département de la Gi-
Actes détachés.) de Ja Chambre de commérve. Folio 220 recto: séance du 5 sep-
16, folios 5 verso, 4 verso et 5 reclo; 3, 10 eL AT soptémibre 1720. resto (Hfidée. 1725) el 47 recto (15 mai 1728). GE follo 48
… EHegisire G, folios 1 recto et 2 recto; sbunces des & et 13 mai 1727. Cf. flia 32 verso, à septembre, même année.
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. us quine vaut qu'environ 25 sous, indépendamment des 9 sous quise perçoivent sur la roule au bureau d'Auvi- Jars. 11 n’est pas possible qu'elle puisse encore supporter la dépense inutile à laquelle l'ordonnance du juge des ports l'assujettit, et qui va à 20 sous par buril!, »