‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 4)Chapitre 5 sur 49 · LEL HISTOIRE DU COMMERCE · texte numérisé non relu

LEL HISTOIRE DU COMMERCE

pour faire entendre qu'il n'avait point été payé que pour jouer sur le nom d'un eru toujours en possession de la faveur britannique. Le célèbre Locke nous apprend, à propos d'une excursion au vignoble de Haut-Brion, qu'il fit en 1677, que les vins de ce cru se vendaient alors 105 écus par tonneau, au lieu de 60 qu'ils coûtaient quelques années auparavant !, + grâce aux Auglais opulents qui envoyaient des ordres pour s'en proeurer à tout prix*, » En remontant plus haut, Locke eût trouvé les mêmes vins à un prix bien moins élevé : vers le milieu du xv siècle, deux marchands de Lynn payaient à Guillaume Doulx, bourgeois et marchand de Bordeaux, pour lui et le conseiller de Pontae, 404 écus sol d'or 22 sous et demi tournois, prix de soixante tonneaux une pipe de vin à eux vendus”; et, près dequarante ans après, Jean de Pontac, conseiller, notaire et secrétaire du roi, n'avait obtenu, pour une partie de eent

cinquante tonneaux et demi vendue à un marchand de Londres, que la somme de 1,603 écus 52 sous 6 deniers lournoïs, payée comptant !.

Les magistrats de l'époque, pour la plupart grands propriétaires, s'occupaient activement de la vente de leurs vins, L'un“d'eux, conseiller au parlement de Bordeaux, se trouvant à Rennes pour un procès, avait profité de l'occasion pour vendre à Jean Felloneau, bour-

1 Voyez, parmi les minutes de Couthures, k la date du 20 avril 1600 (folie 32 réclo), ine vente de vin Mite deux ans auparavant à an marchand anglais, demeurant à Bordeaux 2 The Life and Letters of Job Locke, petit in, pe 74, 72.

Minutes ie Douzesu, # janvi # Acte notarié de Jean Gastaigno, du # février SOWA

by Lord King. Londée, MOGGLN

1% HISTOIRE DU COMMERCE s

richesse. » Dix ans plus tard, il écrivait encore à l'ablé de Guasco : « J'ai reçu d'Angleterre la réponse pour le vin que vous m'avez fait envoyer à mylord Elibanks il a ét6 trouvé extrèmement bon. On me demande une com mission pour quinze tonneaux, ce qui fera que je serai en.état de finir ma maison rustique. Le succès que mon livre! a eu dans ce pays-là contribue, à ce qu'il paroïl, au succès de mon vin. »

On connait quelles sortes de vins notre port expédiait alors en Angleterre; nous en avons le catalogue, avec les prix, dans un état de nos importations outre Manche; mais l'auteur du Mémoire sur le commerce de Bordeaux en 17304 nous renscignera encore mieux sur les vins

! L'Esprit des Lois.

* Montesquieu, Lettres familières, — SA faut on croire ane haute autérilé commerciale de Bordeaux, les vins de la Brède étaient admis autrefois es Frame chise dans la Grande-Bretagne, comme étant du oru de Montesquien,

? Vins de Graves rouges, à 35 v, 00 et 100 v. le tonneau ; vins blanes, à 30, 3 45 v.; Montferrand, à 3, 56 et 40; Queyries, idem; vin de coste, à 20 et A: Prelgnac, 20 et 40 v,; Langon, idem; Haut-Proignac, 45 à 50 v.; Bommes &4 Sauternes, idem ; vins de Cahors, 30 à 38 v.; vins de Languedoc, 20 à 34 1. vins de Frontignan, 25 h 30 v. la bar.; oœux-de-vie de 38 à 45 Liv. les 32 vorg.; prunes, 3 liv. 5. h 15 s. le cent; vinaigre, 28 à 50 v. lo tonneau; sirop, h D lin. 40 et 4 Liv. 10 locent; résine, 27 à 30 iv. le millier; bei, idem, à 54 lis. 10 s.; térébenthine, #5 à 0 Hiv. 10 le 1; liège, 8 à 44 le cent; noix et char taignes, à 35 le boiss.; table de noyer, 8 à 42 iv, La douraine; papier wabsin : papier Canet grand; papier aux armes d'Amsterdam; d'Angoulème @n, 3 iv, 10 à 45 la rame; id, sccond fin, à 5 liv.; Périgord aux armes d'Amsterdam plume pour Je lin, à 35, à 40 le cent; gants de Montpellier, 40-40 Lx douzaine; eau de la reine d'Hongrie, à liv, la douzaine de floles pesant 1/2 ir. chacune; peaux de chovreau en eroûte; huile vierge, 45 la livre; alivés, #8 à 20 & le baril; chpres, 00 liv. le cent: anchoïs, 16 lis. le gros baril: 10. petit baril, iv, 10. (Etat des denrées de La province de Gruenne ét autres voisines, propres pour l'Angleterre ei leurs prix années courantes, registre À le lx Chambre ile: commerce de Guienno, p. 355, & tiovemiire 1714.)

+ Ce remarquable travail venait après d'autres ainsi mentionnés dans le registre du Ganseil de commerte F. 12. 31, folio W rocta, séane it 17 Mhoem-

de 75 à 90 livres la de 105 à 120 livres la Gaillac blane de 120 à 180

490 HISTOIRE DU CONMERCE

ditil, regarder comme une année ordinaire, Ayant de passer à celle statistique, nous ferons celle de l'année précédente, d'après un état envoyé par M. Boucher, in-

tendant de Guienne, du nombre de “bâtiments. étrangers et français qui avaient chargé à Bordeaux des vins et des eaux-de-vie pendant les mois d'octobre et de novembre 1728, comparés avec les cargaisons ma dant les mêmes mois de 1727.

Il paraît par cet état : 19 que lé sonne LA NS expédiés pendant ces deux mois avait été plus fort qu'en 1727 de quatre-vingt-un bâtiments, savoir dix-neuf françaisetcinquante-deux étrangers; 2° que l'on avait chargé, pendant ces deux mois de 1728, six mille cent soixantehuit tonneaux de vin de plus que dans les deux mêmes mois de l'année précédente; 3* qu'il avait été aussi chargé, à cette époque de 1728, dix-sept cents barriques d'eau-de-vie de plus qu'en l'automne de 1727; 4 que les cargaisons de ces deux mois de 1728 n'étaient pas moindres que les précédentes, si ce n'est pour les colonies, les expéditions pour les iles, en 1727, ayant dépassé de trois cent dix tonneaux de vin dit de wille celles de 1728.

M. Boucher faisait observer, en s'appuyañt sur letémoignage des négociants de Bordeaux, que les cargaisons auraient été plus considérables, s'il füt venu un plus grand nombre de navires, ceux qui arrivaient étant aussitôt frétés à des prix élevés. On prétendait aussi, njoutait l'intendant, que les Hollandais auraient envoyé plus de bâtiments s'ils avaient eu bonne opinion des vinsÿ inais que, les sachant médiocres, ils n'avaient pas donné de commissions pour faire des achats; que les cargaisons

ce F. 127%, p. 1002: stance du A6 décemdla place, dit ensuite Fintendant, p. 100,

est plus bas à Mordeaux qu'à Paris.

i er la suite, Voyez surtout, dans le voqui se perçoivent dans les bureaux de Bor:

sur les denrées qui naissent dans ces lieux, ele.

2 Le 2 avril 1355, un marchand inlandais, John Hrower, «comme Bieleur de Richard Gont, maire de colte ville. 24... Fut entre Jes parties dit et accordé que ledit le presteroit au serviteur eu Acteur dudit Pauris, cn La vi Ti ont Jedit maistre, par nom dudit marchant, charger de vin, la somme de 400 livres tournois, el que ied payeroil par ledit Patris andit le Roux en la ville de Qu al ques fere la descharge desdits vins, en argent où en cuÿrs, au | le Roux,» été. <

Nous ne citerons qu'une lettre de Robert Butler, pour demander d'envoyer de celte ville à Bordeaux x prendre son chargement de vins. (Reg. du Conseil de « follo 542 recto; séance du 27 novembre 1344.)

marché qu'on n'avait coutume de nent il ne s'arrêtait pas en che-

edition. London, s. ann, in-18, vol, V, p. 46,

ann, 1575, dans la Collection Peltot, 1e série,

ne leur costs que 20 eseus la barrique, préfèrent le vin de France tant qu'ils en ver? »

Dix jours après, le même diplomate e sur ce sujet : « Et à l'esgard des vins de France, 1 État de Fempiré de Iuasie, 1007, in, penis

2 Archives de l'Empire, K 1356, p. 38, 39.

2 Mid, p. 87,

! ui, ne convient mieux d'ernvilles hanséatiques et des nations

di M, de Pantchartrain, Copenhague, 14 juil-

K 4556, p. 57, 08.) — Plus loin (pu. 67), it est de Bordeaux, qui se plaignent qu'on leur à saisy

chargées sur un vaisseau danois. »

1 Reg. du Conseil de commerce FF 12, 5, folio 343 verso; séance du 27 me vembre 17H.

+ bia, F, 12,58, Folio 7 verso; ® janvier 1712 — Le Savril délamème année, bourgmestres de Colherg en Poméranie demandaient et ebtemaient des passeports pour doux navires qu'ils voulaient envoyer à Bordeaux. et à la Mochelle (Hbid., F. 2, 57, folio 37 recto.) 7"

2 Voir le registre F. 42 3%, folio À verso; L4 novembre F0. <

LR

» latin Re eadhainle où causé de le

* c'était encore une commission rogaient le maire et les jurats de el recevoir la réponse catégorique allemand établi aux Charirs faits articulés dans un Mémoire joint L d'une contestation élevée entre Jean d'une part, et Guillaume Henry de vaisseau, d'autre part.

, qui se montraient si courtois ence n'est quand il s'agissait des

erce #, 42,54, folio 430 recto; 18 moût 1700. bourdeloise, ele. P. 102.

2 « Le 5 juin, par ondennance de messieurs les maire ct } ses les lettres de bourgeoisie des nommez Alanl et Gram, marcha dois non naturalisez, et du nommé Albert, natif de Tholoze, € contre les formes du statut, et leur nom biffé de dessus le mation à la Chronique bourdeloise, p. 74, ann, 154.) ee) + Prvilépes des bourgeois de la ville et clté de Bordeoux. À B M0. LxvIL., ind, p. 21. Voyez encore Anciens él nouvetus et cité de Hourdeaus, p. 198, 199 (Des vins que les bouryeois ef habltaus dudit dourdeaus sont prohibez acheter : el en quel lieu les Anglois peuvent acheter vins), el les papiers de l'intendance, conservés aux Archives départementales, liasses 641, 683,

1e do quinae milliers fur et de deux barriques de

d de cette place, sans compier un paquet de drap de pour porter à Bordeaux.

dre que le lendemain de la fes de Noël, grace leur seroil inutile cette année à cause Û tion du commerce, s'il ne plaisoit à Sa Majesté trois mois à commencer du restablissement

merce : il intervint arrest au privé. MR

* Continuation à la Chronique bomrdeloise, etc, p. 04, 2 Hoi. pe 19,

Le 2

faite en faveur des vins de Languedoc et a

Continuation dé la Chronique bourdeloise, y T5.

autre, coti :

qui s'intitule capitaine ordinaire el pen-

d'artillerie, Sr he

de la Gironde, nv xuv, 157; Le | ec Hertrand de Villars, charpentier de navires

mettre un lerme, les juge et consuls, le marchands de Bordeaux, adressèrent une

vrai bottes: d'en lober ns ge)

\ Castimatien de HEIN Neraeiel éme ES

mme em, 27 es de

— L'onlonnance se trouve la page suivantes

avalent payés. (Registre 1, wa cembre 146) ee £

Segistre À de Ja Chambre dé commerce, p. 408 L p.408, 417. 0 0 ti Registre fi, lin 94 recto; 26 octobre A71S,

28 ever 123. “folio 134 recto; 25 mars

de commerce, p, 529, 550; séance du 1 octo

Clbid., p, 101.) Plus tard, ce mème bureau exigeait sur les iniles de Landerneau, » commun ées D M4, avril 134, Gp, MAG, 648; 27 mars el 20 avril) et |

*de la ville de Bordeaux, Jurisprudence, L et reg. du Conseil de commerce F. 42. 73,

dleë, Si PE à si l'on recourt à un dossier l de la Gironde*, on y trouve q

Bourse de Bordeaux furent installés 1

1 Hegstre G, folio 24 verso (6 novembre 4737) el 33 Au folio 64 recto (28 mars 4720), il est fait mention i au sujet de l'arrivée devant Bordeaux, | larques chargées de toiles, que le directeur des fermes ref Te Sn te PANNE MAR NERO

7 On trouvera des détails sur \ pures ana le CITE dla Compil historiques du département de la Gironde, ele. Paris, 482 dans un Mémoire de M. de Lamothe, qui fait partie des ; Bordeaux, volume de 4847, p, 510,878,

À mes ut rit amet

(Chronique bourdeloise, p.35) tune autre date, celle du 4 juin 1574, Les ti

on appelle chapeau le droit mées à son bon : dl n'ya pus

à «de Bourdeaus, Rio 492 verso, — sur l'ancienne Bourse à Bordenux, p.520, 521, ï .p. 57, année 1640.

V, on tenta d'aller plus loi. » Le ble courtisan, avoit imaginé d'initer te

a maintenant l'explication de l'arrêt pour qu'ils ne parussent pas à la place. (Registre C ee Tolios 6 verso, 8 verso, KO verso, 02 recto el:

des marchans de la ville et cité de [X débute en déclarant qu'il rend

re 1083, seconde parde, p. HW, — Los dé- “marchands des Chartrons né Sont pas moins nus, nominés Renut, Delbreil, Ras, Bongard ot

D VA Can) fi tr ta Écahueda RS tevre par deux gros tuyaux. Flamands, Anglais et nom es, se pressaient autour ét ne cessaient de Loire que pour “que pou de monde entendaient, (fbid., p, 48-50.) — tion, rapproché des inventaires de l'époque, témoigne de

dé Bordeaux aussi bien que du luxe dont elle était

l'un de ces inventaires, celui de lu veuve d'un marchand, on n et petitz, télz quele, furt bien faicts à l'and'Andrien, 19 juilet 4056, Folio 507.)

172 HISTOIRE DU COMMER Se |

une défense à tout huissier ou sergent d'instrumenter pendant les heures de la Bourse, et par la permission aux juge et consuls de nommer le greffier de leur tribunal. « Permectons, dit le roi, auxdits juge et consulz de choysie et nommer pour leur seribe et greflier telle personne d'experience, marchant ou autre, qu'ilz adviseront, lequel fera toutes expeditions en bon papier, sans user de parchemyn ; et luy defendons très-estroietement prendre pour ses sallaires el vaccations autre chose que 10 deniers tournois pour feuillet, à peyne de punition corporelle et d'en respondre par lesdits juge et consulz en leurs propres noms, en cas de dissimulacion et connivence !. » Malgré ce qui précède, celte charge de grellier ne devait point être mince, à en juger par le rang de celui qui l'exerçait quelques années après l'établissement de Je

l'instar et tout aïnsy que les places sppollées le chinge en nostre ville ide Lyon, et bourses de noz villes de Tholozs ét Rouan, avec Lelz ét sémblablés presillieges, franchises et libertex dont joyssent les marchans frequentans les fines de Lyon el places de Tholoz et Houan,

« EL pour arbitrer et accorder ladite somme, laquelle sera employée à l'effet que dessus, el non ailheurs, les maire et jurate de notredite ville delmndeauils assembleront en l'ostel de ladite ville jusques au nombre de trénté marclians ét notables bourgooys, qui en depiteront dix d'eatre eulx, ave pouvoir dit fer les cobhisaiions et departement de la sonne qui aura esté, comene dict est, accordée en l'assemblée desdits trente murchans.

« Voulons et ordénnans que ceux qui sorunt refusins de payer leur tax, ot cotle part, dans roys jours après la signification où demande d'ieelle, sseyent contrainete par vente de leurs marchandises et autres téens meubles, 4 de par le premier nostre huissier, on sergent, sur ce requis,

« Deffendons à tous nar huissiers, où sergens, fere auteun esplaici de justice où adjournement en matiere civille aux heures du jour que des marehans sent assemblez en ladite place commune, quserant de nouf en Mesure din metier ete quatre jusqu

1 Reg. d'enregistrement de d'eaux, KB, 11 56, fol. L tion consulaire, 1. 1722

six heures dé relevée, »

ts et loitres patentes au parlement de How.

ÿ. — Instruction géuérele sur ba jurinite.

1 Vingt-einq ans plus tard, Je projet d'une char pernicieux au commerce, {Reg À de la L tembre 473.) + e * Letires, instructions ét mémoires de Colbert, ele, L | 2 bd. p. G4E CL pe 645, 616,

ar es ms er a 7,

étably qu'on n'a pas besoin de par le ministère de leurs ambas-

Gbi., F.

le Gonseïl d'État fut appelé h statuer sur 1

hands dé Bordeaux pour pérvenirau consulat,

la Chambre de commerce seraient élus eonfarmi bia. p. 342, GBA, 722, 725: 24 avril, 24 et 28 noût.)

nr) Un acte de Couthures, du 48 mars 1050

u une saisie, aux Chartrons, d'une balle composée de

ines ile chapeaux de poil ot de donze dé demi-sigogne, nous apprend

vine des premiers valait 54 livres, ot les autres 8 livrs plèco, — 11 des chapeaux dits vigogmes et dauphins, les uns el les

dénominations, sur an tarif de donanes de 1064, mo-

us tard pur un arrêt ordonnunt qu'ils payeraient indistinctément, à Lt

5 sous par douzaine, (Registre du Conseil de commerce F. 12 75,

astors de Ia Rochelle, l'on pout consulter, sur le dom

honnaîs, Mecherohes et considérations sur lea finances, ete, À Parmi ees étrangers, an remarque Jean Ban

et Catherine le Roux , sa femme, de la ville d°

testants, Habitant la France depuis vingt ans, où « ils

commerce tant à Nantes qu'a Hordeaux, où il sont à present

Cegistro du sverétariat, année 1670; Ms, de La Bb. imp, Fr. GG

verso.)

lisez, qu'ils ont pris des letires de naturalité avant 1675. L'on n'en prend pas depuis, parce qu'on révoqua pour lors les privilèges des bourgeois, qui jouissoient de l'exemption des droits de comptablie; et comme il n'y a plus de priviléges, l'on ne prend plus de lettres de nnturalité,

« L'on doit encore observer que la plus-part des marchands qui font le commerce agissent par commission des marchands étrangers, en sorte que les marchands qui sont à Bordeaux font pour leur compte, et plus souvent comme commissionnaires. »

M. de Besons passe ensuite aux foires, dont il indique l'établissement par Charles IX, en 1565, et l'importance pour la vente des vins, que les étrangers chargesient tout chauds dans la seconde quinzaine d'octobre : «Il y ä presque toujours dans le port de Bordeaux, dit-il, quand le commerce va raisonnablement, cent vaisseaux étrangers, el dans les temps de foires quatre ou cinq cents. Îl y en a eu souvent davantage. Les principales cargaisons que font les étrangers sont des vins, des eaux-devie, des prunes, du vinaigre, de la résine. Les droits du roy ont monté quelques fois dans les bureaux qui sont dans l'étendue de l'élection de Bordeaux, à plus de quatre millions.

« Les étrangers apportoient autre fois des draperies et estoffes des manufactures d'Angleterre et de Hollande, et des toiles d'Hollande !. L'entrée de ces marchandises n'est point permise, quant à présent, par le port de

LM, de Desons ne dit rien des chausses, sans doute parce qu'elles avaient

#té remplacées depuis longtemps par les has, Le 19 mai 1574 (folio 338 verso}, le notaire Lacoste enregistre un acte dans lequel il est fait mention d'une vente

et au commerve de draperie qui se fist en ce activité sous Le règne de Louls XV. Voyez F. 12, 80, p. 91; séance du 20 janvier 1733. C£.

euvecs à Fispotalen de tome 6 ae dos s oleies françaises, lé furent aFranchiés ên sorte ; <t par Bordeaux,

a ville de Bordeaux. » Ces vignes l'hiver de 1696 à 1697, comme

cinq grossos formes, faisait partie du cés pros Outre les droits de convoi, on percevait à

lncaire où Langon jusqu'ù la mer, et depuis ce. (Ms. Mortemart n° 08, lolio 40 verso.)

glais dé se rendre à la Chambre de commerce les directeurs sur la mature des sen pourraient apporter chez nous. {Registre du Ci Loio dés verso.) ”

es détails avec ceux qui nous sont fournis par La arte hollanvan de Garomne of Riviere vai Bordeaux. T'Ams- Keulen Zeékaart Verkoopor Aande Meuwenbrugh

Page 1