TOME PREMIER
BORDEAUX INPPIIMERIE DE 4 DÉLMAS
Rue Sainte-Catherine, n° 159
MpeCC EXVIL
Larmaml
on Mas E
Bastille
acheva de me
LE pet ane bon Bear ur de M renseignements pour se rendre compte de la vie jou: Les Rôles gascons, si souvent cités dans le premier de cet ouvrage, commencent à la vingt-sixième année règne de Henry HE (1242), et finissent à la trente-neuvième année de celui de Henry VI (1460). [ls ne comprennent pas moins de mille huit cent quarante-sept peaux de parchemin, dont certaines sont couvertes d'écriture des deux côtés. Pour c& qui est des Rôles français, dont on peut dire autant, ils s'étendent de la seizième année du règne de Henry (1939) ä la dernière d'Edward IV (4483). Les uns et les autres,
les Rôles normands, sont des documents de la chan- SERRE Creer celles des provinces anglaisés de , Vers le milieu du siècle dernier, Thomas L le ces trois séries d'archives un catalogue que
défauts est d'être fort incomplet. Barné, ; en ces lermes, des circonstances qui
w PRÉFACE.
ni an on raie Eros en er Rôles commence à (]
Rat DS er pa: les Rôles du parlement publiés
en 476% par Astle, Topham et Morant, en sis volumes imolio,
auxquels il faut joindre un volume de tables qui parut long-
temps après, collection importante sans doute, mais ineom- |
plète, comme on l'a remarquè bien avant nous’. | Une fois la Guienne réunie à la France, il ne faut plus |
demander à l'Angleterre des documents sur cette province; ce |
n'est que par hasard qu'il en sera fait mention dans les papiers
d'État, et cela à une date comparativement récente : il nous
a donc fallu frapper à une autre porte, celle des Archives dé
partementales de la Gironde, les Archives municipales ne
s’êtint pas encore relevées du dommage que leur a causé lin-
cendie de l'Hôtel-de-Ville, arrivé le 13 juin 1862. Le premier
de ces dépôts ne renferme aucune collection d'une nature
purement commerciale; mais il sy Wouve une importante
réunion de registres d'anciens notaires, et je n’ai point hésité
à me lancer à travers ce champ inexploré, en dépit des diM-
cultés dont il était hérissé. Je n'ai pu, à mon grand regret, le
Parcourir dans tous les sens ; mais j'ai été assez heureux pour
Mettre la main sur Les minutes d’un tabellion qui parait avoir
8 celui du commerce dans la première moitié du xvr siècle,
et M j'ai pu faire une ample moisson de faits positifs suMisant
A Mon dessein. C'est ce notaire que j'ai continué de désigner
ss le nom de Douzeau, comme je l'avais fait d'abord sur Ja
Hi de l'tiquette des Viosses, bien qu'un examen plus attentif
de ss Signature n'ait pas tardé à me convaincre que son véri-
the mot dtait Lonzrau.
DDR A Dele ah ARA à 1237. — Rotulé Lifterärum pateutiun in Turri mnt meeuat, Atcurante Thoina | Duffus Hardy. Vol. 1. pars L ab anno Le vbenmbes us ee, mocExxxY, in-fülio.
. Collection af the Shttutés nf the Retour, London,
Mais on | À Le A Ce faits, se renferme dans un cadre étroit. L Ge. Rp A cm someone raux qui ont exercé une iniluence appréciable sur la marche PA a og à détails, c'est se rapetisser, c'est étouller vent ke sacré de l'intelligence.
Si nous cherchions à faire apblieation dec Med EE qui nous les adressent, il en est plus d’un que nous pour: rions confondre, Mais à quoi bon vouloir démontrer que la connaissance de ce coin de térre sur lequel nous sommes nés, ou que nous habitons, mérite un intérêt de curiosité tout aussi bien que des mondes lointains? IL vaut mieux relire les Femmes savantes où l'Astrologue qui se laisse tomber dans un puits. Il vaut encore mieux, quand on a un livre pareil au nôtre à présenter au public, s'excuser sur les imperfections que ce juge impitoyable ne saurait manquer d'y découvrir. Ces imperfections sont de deux sortes : les unes peuvent tenir à une absence de vues d'ensemble, ou à une ignorance de l'art de disposer les faits convenablement et de bien dire; les autres sont inhérentes au sujet, et à peu près inévitables, IL arrive fréquemment aux érudits, dans l'abondance des documents qu’ils sont parvenus à exhumer, de s'en exagérer la valeur, de se méprendre sur le fond des idées, et de croire un sujet plus fécond qu'il ne l'est en effet : ce qui est un grand défaut | dans un écrivain; ear cette illusion, qui naît presque toujours
ture, que nul n'est prophète en son pays. Îl termine en disant : « J'achete les imprimeurs en Guiene; ailleurs ils m'achetent. » Je puis m'appliquer cette phrase; maïs je ne saurais me plaindre d'un sort qui m'est commun avec un homme aussi illustre, surtont en me reportant aux encouragements efficaces que j'ai reçus de la Chambre de commerce, du Conseil municipal et du Conseil général du département, sans oublier les autres suffrages, plus considérables par leur poids que par leur nom bre, qui ant accueilli l'annonce de l'Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration ‘nglaise. :
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cité les denrées que la lande, principalement Je bois, quoique alors ss.
C'étaient la: forêt de Talence, celle du Bouscat , «quelle
2 Géographie dé Strabon, iv. TV, oh. 11: À. A, p. 59.
2 On a trouvé, à ce qu'il parait, au pied du Cyprossat, pre auxquels on attachait les navires, « Ce fait, ajoute D, Devienne, ne prouve autre chose, sinon que celle espece de marais, qui est au pied de celle montagne, en éloit autrefois séparé par un bras deriviere, ét que les vaisseaux s'y metloient à l'abri. » (Hist. de la ville de Bordeaux, part. À, dissertation préliminaire, p. xx.)
% La Marne, la Maronne, dans le Cantal, C'est ainsi que ehez les Égyptiens le nom primitif du Nil était, au rapport de Diodore de Sicile, Liv. 1, ch, x etux, Quedyne, qui signifie en grec Oeéan, En français, nous avons mare, marais et marécage ; et nous disons encore aujourd'hui de la contrée située entre a Dordogne et la Garonne, l'Entre-deux-Mers. —Quand on voit Edward It eoncéder à John Coupale de Dynaunt le canal de mer atlenant h l'Ombrière de Bordeaux (Hor, Vase., ann. 5 Ed. 111, membr, 16. CF. 24 Ed, WI, m. 12), il faut entendre le Peugue, Sur l'étymologie dé ce dernier nom, on peut consuilter Baurein , Variétés bordelaises, t. VA, p. 475, 197; et sur l'extension donnée au mot mer, le Glossaire de du Cange, à Mare, L IV, p, 286, col. 5, et surtout p. 287, col. 2.
E Grégoire de Tours rapporte qu'en 582, des loups, élant entrés dans Bordeaux, y dévorèrent des chiens. (Hist. écel. gent. Franc., Üb. VI, cup. XXI.) — Dans les actes des rois d'Angleterre qui se rapportent à la Guienne, il est frémuemment question de leur forèt de Bordeaux, et plusieurs d'entre eux ont pour ahjet des concessions dé terrain à $ défricher el à convertir en vignes,
graves inconvénients. balançaient c0sannttées NOTES posaient au développement commercial de Burdigala : l'infertilité native de l'Aquitaine, dont la plus grande partie n'offrait que des landes et des forêts; les lenteurs et les difficultés de la navigation sur la haute et moyenne Garonne, ainsi que sur les divers affluents du fleuve: enfin, le peu de relations qui unissaient les peuples d'origine ibérique aux tribus gauloises établies sur la rive droite. Les Aquitains ne paraissent du moins avoir eu. de rapports réguliers qu'avec les riverains de la Charente et de l'Océan *. ; Le seul commerce de Burdigala fut d'abord un commerce de transit, et tout donne à penser qu'il était entre les mains des Romains et des Grecs?. Il reçut une nou-
4 Rabanis, Histoire de Bordeaux, Bordeaux, 1855, in-8, eh. 1, p. %4,
2 « Referta Gallia négotiatorum est, plena civium Romanorüm. Nemo Gallorum sine cive Romano quidquam negoti gent; nummus in Gallia nullus sine civium Romanorum tabulis commovetur.» (Cicero pro M. Fonteio.) Ce passage ne concerne peut-être que La Narbonnaise; mais 1 est à ergire que les choses ne sé passaient pas autrement dans l'Aquitaine. Pour ce qui est deë Grecs que nous supposons ÿ avoir été anciennement établis, on en peut an plus eiter un,
peutätre déj portés ane première fois à poussée par la marde, qui remontait jusque dans k des Ligones 5, elle les conduisait jusqu'à Toulouse.
dt)
L'académicien Melot, dans son premier mémoire sur les révolutions du -cominerce des Hles-Britanniques (Mém, de l'Acad. des inscript. et belles-lettres, dre série, édit, inde, L XVI, p. 155 et suiv.), a très-hien démontré que la route de terre, par laquelle, d'après Diodore Qi. V, eh, ur, xxxvti), l'étain dé la Bretagne arrivait en trente jours à Marseille et à Narbonne, partait de l'Armorique; mais, comme à M, de Fréville, il me semble aller trop loin, lorsqu'il veul prouver que cetie route commençait à Vannes et non ailleurs : car de ce que Vannes était un port ét un comptoir des plis importants pour le conimeree armoricain, je ne pense pas qu'il résulte une nécessité d'en faire le point de départ des caravanes stannifres, L'autre voie, moitié par terre, moitié par eau, partait de Marseille et traversait l'Avvernie, Les marchandises arrivaient ainsi sur les bords de la Loire, où elles étaient embarquées ct transportées jusqu'a l'Océan, C'est Strahon, ajoute M. de Fréville, qui nous fait connaître cette seconde vole, (De da Civilisation et du commerce de la Gaule septentrionale avant la conquéte romaine, dans les Mèmoires de la Société des antiquaires de France, 3 série, t, A1, p. 140, #44, note 5.1 p: . xrretqen div. IV, ch. v; LE, p. 70. — Voyez, dans los His- [ e Paul Orose, lv. V, eh. xv, le récit du combat livré en l'an 424, sur Jes bords du Rhône, aux Romains, par l'Arverné Dituit, qui les trouvait si peu nombreux qu'il y avait à peine la, disait-l, de quoi donner à manger aux chiens dé son armée. (Rec, des hist, des Gaules, t. 4, p. 590, À.)
% Apoll, Sidon., Épist.. lil, V, epist, au, — Aujourd'hui l'effet de La marée est
SR Se ireprenant une expédition contre les Gaulois de Vannes; demande des vaisseaux à la Saintonge, au Poitou et aux autres provinces conquises{; mais il ne paraît pas qu'il en ait fait venir de Burdigala. On ne saurait douter, cependant, que cette ville en eût. Apollinaris Sidonius nous montre une flotte prète à remonter la Garonne jusqu'à Langon pour venir chercher son ami Trigetius. Il lui représente les rameurs assis sur leurs bancs, les pilotes au milieu des banderolles : « Tu trouveras dans le vaisseau, lui dit-il, un lit délicat et mou, un damier avec ses dames de deux couleurs, des dés qui rouleront souvent de leurs cornets d'ivoire sur les degrés, et, de peur que tes pieds pendants ne soient mouillés en la sentine mouvante, le ventre creux du navire sera couvert d'un pont fait avec des planches de sapin; un berceau de
À Géographie de Strabon, 5. IV, eh. 1; LIL, p. 36. 9 Posien. ap. Athen. Ab, AV, cap, xut, — Diodor, Sicul., Dibliofh., Hb, V,
Q Cour, de Hello Gallien, lib. IV, ep, xx. CE Posid. ap, Athen.. lib, IV,
su.
4 be Belle Gallico, Mb, ME, éap, 1x, 4 et xm.
La nouvelle cité Guetineiah s'étend ment le long du fleuve; l'une des deux ï
ment sa limite nord-ouest, la traversait alors dans sa
plus grande longueur, formant à son embouchure un port, un bassin, où les navires venaient se ranger *. Un
1 Apollinaris Sidonius, parlant à Hesperius d'une église construite à Lyon quelque temps après le milieu du ve sièele, mentionne les colonnes niques qui décoraient son triple portique (épist, x, v. 17); él dans la vie du pape Hilaire {Anastas. Bibliothéeur., dé Vitix Roman. Pontif., n° UV, ap, Murat, der. Ltal, Script, & WE, p. 120, col, 4, G), il est également question de e0lonnes semblablement désignées, Sûrement les unes et les autres étaient en marbre des Pyrénées, comme les marbres dé Hure dont parle Jouannét (Star, LU, p. 220) et certains tombeaux de la crypte de Saint-Seurin; mais on est en droit de s'étonner que les anciens rois d'Angleterre ayant besoin dé marbre pour la décvration du château de Windsor, se soient adressés aux carrières de Portici, — Ausoné, décrivant la fontaine Divona, dit qu'elle était couverte de marbre de Paros (Burdiyala, v, 20), et, dans son livre de la Gloire des confesseurs, ch. xxxv, Grégoire de Tours cile de beaux sarcophages en marbre de Paros, sculptés au ave ou au ve sièele, qui se trouvaient dans la basilique de Saint-Vénérand à Clermont, en Auvergne; mais ces mots de Paros ne désigacnt vraisemblablement que li couleur du marbre, ef il est plus probable que celui des surcophages était venu par le Rhône de Dauphiné où d'Itlie, que par la Garonne des Pyrénées.
2 Ou je me trompe fort, où c'est à le plus ancien exemple de docks connu, ce qu'un éerivain postérieur, parlant d'un navire chargé de sel venu miraculeusement de Nantes à Orléans , appellera portus fiscalis, (Adrovald., Miracuta sancti Beñedicti, ap. Bolland., Acta somctorum Marti, LI, p. 306, col. ?, E.)
monde, sur la grève, près des lieux où finit | le soleil se couche, c'est-à-dire dans le pays au lieu de Domnoton , sur les côtes de Soulac et du Ver don, lui dit, entre autres choses : « Fais-tu le commerce? A l'affüt des bons marchés, achètes-tu, pour les revendre ensuite, avec un bénéfice énorme, à des prix fous, de blanches mottes de suif, de gros pains de cire, la poix de Narvcie, le papyrus en feuilles, et ces torches fumantes et infectes, éclairage du paysan ??»
Dans ce peu de mots, les articles principaux sur lesquels opérait le commerce de Bordeaux, au temps de la domination romaine, sont clairement indiqués; mais qui peut nous dire s'ils étaient indigènes ou exotiques? Un eontemporain d'Ausone, Ammien Marcellin, parle, ilest vrai, de marchandises étrangères apportées sur les rivages de l'Aquitaine, à cause de leur proximité et du calme dont
+ Voyez Bulletin polymathique du Muséum d'histoire naturelle, 1 11, p, 353, 53, 306, el la Statistique du département de la Gironde, À. 1, p. 227-255 ; sans oublier Ha description des villas bordelaises par Fortunat, qui qualifie les bâtiments de l'une d'elles de pratoria grata, et vante la maison d'une autre, €Lib. 1, carm, 48, 19, 20.)
* Ausonius Theoni, epist, 19, v. 17.
avec sa résine ces chandelles encore en usage dans les campagnes du département de la Gironde et des Landes; mais on savait surtout, en débitant le bois et en l'enduisant de la séve qu'il avait perdue, en fabriquer ces torches infectes et fumantes, éclairage du paysan. Dioscoride nous apprend que, de son temps, les Romains tiraient de la Gaule de la poix et de la résine liquide”. Hauteserre!
1 M. Hector Serres, de Dax, cité par M. Oscar Réveil dans son Rapport sur Ja culture du pin maritime dans les landes de Gascogne. (Bulletin de la Société hotaique de France, 1. VI, 1859, n° 8, p.673, 074.)
+ Ce nest qu'en 168% que des ouvriers furent appelés de Subde, par Colbert, pour enseigner à extraire du pin les matières résinéuses ét à faire du goudron. (Voyez la Correspondance udministrative sous le règne de Louis XIV, 1. I, p.708, 709, 805. Cf, p, 696.)
3 Dioscor., b, 1, cap, xemt, — La haute Halie produisait cependant, s'il fant en erire Stmban (Géogr., dir. IV, 6h. vi: 1. 11, p.28), de la résine et de la poix
eu abondance, fer Aguitanieærum Liber LE, cap. 1, p. HO.
de papier pour + toute apparence, les narcha Marseille au à Nafbonne-le papyrus, qui ensuite dans le reste de la Gaule?
Pour faire ainsi le commerce à la pointe il fallait que les navires y abordassent directeme partissent, ce qui ne pouvait avoir lieu sans pour les recevoir et les abriter. Ce port at-il existé? C'est là un de ces points qu il faut désespérer de pouvoir éclaireir®. Ausone n'eu dit rien, et cependant 4l avait une occasion toute naturelle d'en faire mention à propos des huîtres que nourrissait l'océan des Médules!, « ces huitres de Burdigala que leur qualité merveilleuse, dit-il, fit admettre à la table des Césars, qualité non moins vantée que l'excellence de notre vin. »
1 5. Greg. Turon., Hist. écel, gent. Frane., Wb. V, cap. v-
? H. Géraud (Essoi sur des livres dans l'antiquité, p. 55) n'est pas de eel avis; à l'en croire, le commerce intérieur n'avait point assez.de vie pour répandre ainsi celte denrée,
% Ptolémée parle d'une ville située dans ces parages el nommée Voviomages : l'abbé Baurein disserte longuement sur sa position (Variétés hordelaises , L 1, p.39, 60, 65, note L4, et p. 106-144); et du Mège (Stasistique des départements purénéens , 1. 1, p. 7) expose toutes les opinions émises jusqu'a lüi sur cette localité.
# Ausonius Theoni, epist. vus. — Ausonius Paulo, epist. x, v, 48. — Plin., Hiat, nat, Gb. XXXU, cap. xxr; el Hard, not. et emendat., num. xt (edit. Paris. M.n06.xxiu, ; in-folio, 1, 1H, p. #07, col. 2). — Apoll. Sidon. Trigetio, lib. VIN, épisL. xt, — Altésorra, Mer, Aguites. Lib, 1, p. 444, 445, — Raurein, Variétés bordelaises, 1. 1, p, 3-36,
Au Bordes, au poubiotieu s deu ea Bepen
Me mr nn Columelle ne place qu'au second rang le raisin dont il
s'agil, il en fait l'éloge, et remarque que l'on en recherchait le cep en Italie, parce qu'il était robuste et qu'il ,
multipliait beaucoup. 0
Quant à la farine et au lin de la Gaule, ces productions étaient communes à bien des provinces; mais en citant le froment des Nitiobriges et le lin des Cadureï, alors renommés, nous allongeons la liste des articles sur lesquels le commerce de Bordeaux exerçait son attraction. Nous sommes tenté d'y joindre la poterie de ee dérnier peuple, le fer des Petrocorii®, et cette poudre d'or, alors abondante, non-seulement dans l'Ariége qui lui doit:son nom (Aurigéra), mais dans toutes les rivières qui desvendent des Pyrénées, notamment dans la Garonne#,
1 Mist. nat, lb. XIV, cap. 1, wi
2 Cobum., de Re rustica, lib, NL, ap, n, sog. 49; cap, vu, sog. À; cap, 1x, sg, 4; cap. xxt, seg. 3, Cf. Isidor., Origin., lib. XVI, cap. v. — L'analogie que présentent le nom latin de Béziers et celui des Rituriges ne peut manquer de frapper l'attention.
% Géographie de Strabon, lv. AV, eh. nn; t. NL, p. 42. — — Rotilius Numatianué! Htinerarium, Mb. NL. Cf, Alteserr., Rer. Aquitan. Lib. IL, cup. nt, p. 18.
# Le Tarn charriait aussi de l'or. (Auson,, Môsella, v. 485. Cf. Strab., LH, pr. 40, et Alteserr., pr, 147.)
% HISTOIRE DU COMMERGE
Avec les routes telles qu'elles existaient presque par- Le n tonneaux, au lieu de faciliter la circulation des ‘auraient plutôt empêchée; mais déjà partaient de
ni, de grands chemins construits avec cette solidité qui distingue tous les ouvrages du peuple-roi. Ces voies élaient au nombre de sept principales : 1° celle de Narbonne, passant par la Brède, Saint-Selve, Saint- Morillon, etc., où ses vestiges portent encore le nom de camin Gallian!, ou de chemin de Gallienne, et, aux environs de Carcassonne, celui de chemin Ferré; 2 le chemin de Bordeaux à Agen, traversant à peu près les mèmes localités que la route impériale actuelle; 3° le chemin de Saintes, dont les débris, encore reconnaissables dans les marais de Montferrand, y sont désignés sous le nom de chemin de la Vie?, et qui, parvenu à Blaye, se partageait en deux; 4° le chemin de Bordeaux en Espagne, par le pays des Boïens, c'est-à-dire par les landes de la Teste-de-Buch; 5° le chemin de Dax, dont les débris, désignés dans le pays sous les noms de Levade, Lebude et camin Rouman, se voient encore dans la direction de Cestas, le Barp, Salles, etc.; 6° la voie romaine, pareillement appelée Levade, qui conduisait de Bordeaux dans le bas Médoc, probablement au port de Noviomagus; 7° enfin le chemin de Bordeaux à Périgueux, dont le tracé n’a pu être reconnu d'une manière précise, mais
1 Baurein, Variétés bordeloisés , 1. VV, p. 2, 350: €. V, p. 125. — 1 y avait au xure siècle, au Mas d'Agenais , une rue appelée Galliane , nommée dans un Extraiel des faicts justificatifs et objectifs de Me François Duduc, (Reg. du parlement de Bordeaux, B. 24, fer mars 40541.)
2 Voyez danses Archives historiques dé la Gironde, 1, HE, p. 477, 478, me note intéressante de M. Léo Drouyn sur la construction de cette section du chemin de La Vie dans un marais qui existait déja.