‹ Histoire du commerce français dans le Levant au XVIIe siècleChapitre 114 sur 117 · XXXVI APPENDICE · texte numérisé non relu

XXXVI APPENDICE

« Les nacres entrent dans les ouvrages Je marqueterie et de vernis de la Chine. On en fait aussi divers bijoux, entre autres de très-belles tabatières. » S.*v.\ry.

Natrum. — (Natron). — « Espèce de sel noir et grisâtre qu'on tire d'un lac d'eau morte dans le territoire de Terrana en Egjpte. Il y a aussi du natron blanc (carbonate de soude. Dict. de Me'J.) qui n'est guère différent de la soude blancjie ou du salpêtre. » — Savary donne plus de détails sur ce natron blanc à l'article Salpêtre : « L'eau du Nil, aidée de l'ardeur du soleil et ménagée à peu près de même que l'eau de la mer dans les marais salants de Brouagc, fournit une troisième espèce de salpêtre naturel connu des anciens sous le nom de natrum que les droguistes appellent conimunément natron. C'est proprement ce qu'on appelle de la soude blanche. Autrefois il se faisait en France an si grand commerce de ce salpêtre qu'il s'en consommait dans la ville de Paris le poids de plus de lo.ooo.ooo de livres. Depuis qu'il a été défendu aux marchands d'en faire venir ni d'en vendre, il y est devenu si rare qu'on peut presque assurer qu'il ne s'y en trouve point du tout. » Ce natron blanc servait au blanchiment des toiles.

Plumes d'Autruche. — Elles étaient apportées à Marseille en grande quantité de Barbarie, d'Egypte, de Scïde et d'.\lep.

Satfraaum. — Espè-cc de safran bâtard qu'on apportait du Levant. C'était la fleur d'une petite plante qui croit sur les bords du Nil aux environs du Caire. Les teinturiers en soie de Lyon et de Tours en consommaient beaucoup pour les couleurs rouges vives comme les incarnadins d'Espagne, les incarnats, la couleur de feu, les couleurs de rose, etc. (V. Heyd, t. II, p. 668.)

Soies. — (V. Heyd. t. II, p. 670.) — V. ci-dessus pour les nombreuses variétés de soies.

Suif.

Vermillon. — « Couleur rouge très vive et très belle. Il y en a de deux sortes, de naturel et d'artificiel. Le naturel se trouve dans quelques mines d'argent en forme de sable rouge qu'on prépare par plusieurs lotions et coctions. — L'artificiel se fait avec le cinabre minéral broyé avec de l'eau-de-vie et de l'urine et ensuite séché. On en fait aussi avec du plomb brûlé et lavé ou de la cérusc poussée au feu. » Savary. — Le vermillon venait surtout de Hollande.

Vitriol de Chypre ou Vitriol bleu. — Sulfate de cuivre.

3" Denrées.

Cannelle. — C'est la seule épice qui figure encore parmi les marchandises venant du Levant à la fin du wii'^ siècle. (V. Heyd, t II, p. S95.)

Blé. Café. Dattes. Fèves (.\rchipel). Fromages {.\rchipel et Moréc).

Graines de choux-fleurs (Chypre). Huile. Pois. Riz.

Panses ou raisins de Corinthe, Damas, Smyrne.

Pistaches. — Elles venaient particulièrement d'.Mcp et de la Perse. « Les pistaches entrent dans quantité de ragoûts et l'on en fait ces excellentes dragé'es qui n'en ont guère de pareilles pour la bonté. Les pistaches d'Asie sont les seules dont les marchands épiciers fassent commerce en France. » Savary.

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