CHAPITRE V
LHS ANNliliS DE PROSPIÎRITI- (1683-I7OI)
I. — Liubèvcmenl de r œuvre de Colbcrl par Seignelay et Ponlcharlrain.
A la mort de Colbcrt, le commerce resta dans les attributions du contrôleur général des finances, mais les échelles du Levant, comme les colonies, firent partie du département de la marine ; faute d'un partage bien net d'attributions, il pouvait naître des conflits entre les deux ministres, aussi, apris la mort de Pontchartrain, qui avait de nouveau réuni les deux charges, un règlement délimita leurs fonctions et laissa définitivement les consulats et les affaires du Levant aux mains du secrétaire d'Etat de la marine'. L'administration de Seignelay et celle de Pontchartrain furent également actives; ils poursuivirent tous les deux l'œuvre de la centralisation qui devenait plus étroite dans toutes les branches de l'administration ; l'action du Ministre et du Conseil s'étendit jusqu'à de minutieux détails, comme le montre la correspondance de plus en plus volumineuse que le secrétaire d'Etat entretient avec la Chambre du commerce et la quantité d'arrêts du Conseil, de règlements, d'ordonnances de l'intendant, que celle-ci consigne dans ses registres*.
(1) V. DE BoisLiSLK. Cûiresp. t. H, apptnd. p. 44i) : Projet de rirglcmcnt (mai 1699). — Lettre de D.igues.sc.iu à Pontcliartrain père (20 mai 1699). Mémoire au roi par M. de Pontchartrain père. — 0 Le secrétaire d'Etat aura Ln conduite de tout ce qui regarde les échelles et consulats du Levant, police des négociants qui composent le corps de la nation, nomination des consuls, Chambre du commerce de Marseille, choix de l'inspecteur établi à Marseille pour la visite et marque des draps pour le Levant. »
(2) V. BB, S2. BB, 2-j, 2S. — V. les arrêts et règlements insérés dans le registre BB, 4.