ACHEVEMENT DE L ŒU\'RE DE COLBERT
Cc-t te tutelle étroite du pouvoir central eut pour résultat de mettre
un ternie aux desordres dont souffrait le commerce, mais elle finit
par l*.issu)ettir à une rèt^lemcntatiou trop étroite qui gêna son essor.
Seignchy, élevé à la rude école paternelle, avait fait un sérieux
et Icitig apprentissage des choses de la marine et du commerce avant
Jt- rernplacer son père. Plus heureux que Colhert qui avait plusieurs
fois projeté un voyage :\ Marseille sans pouvoir l'accomplir, il avait
i.iït trn 1676 un voyage d'inspection des ports de Provence' ; il est
vrai <qu'il avait séjourné à Toulon beaucoup plus qu'à Marseille.
I* Ai«Ja puis suppléa peu i peu son père dans la direction de la
""•^^ ri ne et des affaires du Levant ; à partir de janvier 1 679 la Chambre
l>-«i il dresse toutes ses lettres et n'en envoie plus que rarement ù
^*^lb»ert. Longuement formé par son père, Seignelay se conduisit en
^**"3.i disciple, poursuivant avec ardeur l'achèvement de tout ce que
^<^lt>ert avait cominencé, cependant il eut le mérite de s'affranchir
*;;^ tj nelques-uns de ses préjugés. Les trois premiers commis qui
**^^«^iit successivement chargés de l'expédition des affaires du com-
^"*<i»"ec Merci, de b Salle, de Salaberri, furent loin de jouer le rôle
* ^"^ portant du concussionnaire Ikllin/ani. M. de Lagny, qui reçut en
' ^556 le titre de directeur génér.il du commerce, eut plus d'intUience
^^*»" la conduite des affaires*. Quant aux cinq commissaires des
^''^i rcs du commerce qui avaient été créés en 1684 : M. de Rouillé,
pr«^sident de Fourci, prévôt des marchands, les conseillers d'Etat
^^*-»cherat et Pussort et le lieutenant de police de la Reynie, ils
'^ apparaissent dans la correspondance de la Chambre qu'une fois,
P*--*^ir recevoir des félicitations au sujet de leur nomination''. Dagues-
^^^u, ancien intendant de Languedoc devenu conseiller d'Etat en
* ^S 5 ^ s'occupa particulièrement du commerce du Levant, et en
^S8 Seignelay l'envoya en mission spéciale en Provence afin de
^ * ) Jjclha tl Iiistr. l. m, 2^- partie. — Instructions au nurquis de Scigneby. """" ^^"rit de lettres ;\ son pcrc d.itces Je Provence, octobre 1676.
'^> Aforel de Boistiroux succède j Bcllinzjni — de l.i S.illc à Morcl eu 1686 ^7 '^'^ Salaberti ;ipparait d.ins h correspondance en 1689. V. BB, 3-],2S. — Lii j **?»ï»brc félicite de Lignv de sa nomination le ig avril 1686. BB, 37. — Celui-ci
^^ ertic 1.1 n-tvigation. (.■imiiaulé de Mars. Regiihc dis Insinunt. Arch. Dipart. ' -fi .~,lt4-Kli ^. Le titre de directeur général du commerce av.iit été déj.i porté P^*" les premiers commis Bellinjani et Morcl. Il semble que les deux fonctions
Sont «.»..' A.- ... .i*/: '
■ ** au lieuten;»nt pénér.il de l'amirauié. le 27 avril, de l'informer de tout ce uuj
'^"« séparées en 16S6.
*î) iiS ifpttmhit 16S4. BB, 2j. — La Chambre, qui avait choisi, pour la reprècn\er j Paris, M. de Gumer) , ancien secrétaire de M. de Rouillé, eut toujours '* celui-ci un protecteur dévoué des intérêts du commerce.
242 LES AKNEES DE PROSPEKITE
conférer avec la Chambre sur le rctablissemeut du négoce '. Seignclay fut donc entouré d'une pléiade d'hommes expérimentés qui avaient été les auxiliaires dévoués de Colbert dans son œuvre commerciale, comme Pussort, La Rcynie, Daguesseau et Rouillé. Ces deux derniers, par les intendances qu'ils avaient remplies en Languedoc et en Provence, étaient les deux membres du Conseil les plus compétents pour les affaires du Levant et furent les meilleurs auxiliaires du ministre.
Le long conflit qui se perpétuait depuis plus de quatre-vingts ans entre la Chambre du commerce et les ambassadeurs se termina enfm à cette époque par le triomphe de la Chambre. Ses relations, après avoir été assez cordiales avec M. de Guilleragues, s'étaient aigries après l'affaire de Chio qui fut l'origine de nombreuses levées d'argent faites par l'ambassadeur sur les échelles. Quoique M. de Guilleragues fût bien en cour, Seignelay se crut obligé de lui adresser une lettre de reproches : « Le roi a été fort surpris, lui disaitil, d'apprendre par les échcvins et députés du commerce de Marseille la nouvelle levée de 4.000 piastres que vous avez fait faire à
Smyrne sur vos ordonnances S. M. veut être absolument
informée en quoi consistent les dépenses excessives qui se font en
Levant et les raisons que vous avez de les faire étant obligé de
vous dire que, les plaintes que fait le commerce de ces levées continuant, cela pourrait vous faire tort dans l'esprit de S. M. * » Guilleragues étant mort presque aussitôt, la Chambre essaya de nouveau de représenter qu'un simple résident serait plus avantageux pour le commerce qu'un ambassadeur', puis elle remit des mémoires au sujet des abus d'autorité qu'il faudrait interdire au successeur de Guilleragues, M. Girardin.
Celui-ci, dans les trois années qu'il passa à Constantinoplc, ne se livra pas à des dépenses exagérées et ne tira pas de grandes sommes
(i) BU, 4. fol. p)6 cl siu'v. : Mlmoirc donné d Ms' DiigMsu-au, conseiller â'Elat, commissaire envoyé par S. M. en celle province en août i(>SS pour le rèlahlissement du commerce du Levant. — Cf. un niimoire à Daguesseau de i6S^. lil), 4, fol. 140.
(2) Dkpping, t. III, p. 629. — V. iMre de la Clximbre à Seignelay, 2; ocld're 16S4, 21 mars i6Sj, 20 avril lôSj. BB, 27. — La Cliambre réclama des restitutions aux héritiers de M. de Guilleragues : V. BB, 7, délibérations du <? juillet, 22 août 16S6. — Mémoire du ij juillet l6S<j (donné à M. de Castaçnères), /o/. 416 et suit'. : Un arrêt du Conseil du 28 décembre 1685 avait donné 1 ordre de dresser à Constantinople un compte des sommes levées par M. de Guilleragues ; il fut impossible d'y obéir car il n'y avait aucune pièce à la chancellerie.
(3) 27 avril, 2 mai 168$. BB, 2j.
AC1lfe\'KMEKT DE L'ŒUVRE DE COLUEKT
d'nrgcni Jcs échelles, cependiiin il entra encore en querelle avec la Chambre au sujet Je ses pouvoirs. Les députés du coinmcrce refuicrcnt de payer ù son ordre les lettres de change qu'il délivrait aux capitaines dci navires sur lesquels il prenait de l'argent ; ils soutenaient qu'il n'avait aucune juridiction sur la Chambre, que c'était elle au contraire qui avuit h examiner ses comptes et le juste motif de Ses levées, afin d'en donner avis A l'intendant, qui ordonnerait alors le remboursement aux capitaines. Ils lui contestaient le droit de se mêler aux querelles des consuls et de la nation dans les échelles, que Girardin prétendait régler par ses ordonnances, et ils l'accusaient de Éivoriscr les consuls aux dépens des marchands. Même ils le mettaient au défi de montrer que les rois eussent jamais attribué aucune juridiction aux amb.issadcurs, tandis que l'article i8 du titre 9 de l'ordonnance de la m.irine spécirtait que les appellations des jugements de« consuls des échelles rcssoniraient au Parlement d'Aix, c: l'article 19 attribuait au lieutenant de l'amirauté la connaissance des contestations entre les négociants et les consuls. Il y avait loin de cette théorie ;\ l'autorité absolue que s'arrogeaient autrefois les ambassadeurs dans le Levant. Ils devaient être réduits au rôle de protecteurs du commerce auprès de la Porte et l'administration des échelles devait rester h la Chambre seule, sous le contrôle de l'intendant,
La Chambre profita de la mort de Girardin (1688) pour faire régler i la cour toutes ces contestations « sur les prétendus attributs de l'ambassade », avant la nomination de son succesîveur'. Aucune déclaration roN-ale n'intervint à ce sujet, mais M. de Castagnéres de Chàteauneul, le nouvel ambass.»deur, dut recevoir pour instruction de s'incliner devant l'autorité de la Chambre, car les contestations ccs.sérent complètement. Même il y eut entre la Chambre et l'anibassade une cordialité de relations que l'on était peu accoutumé \ voir. « Nous avons conféré, écrivaient les députés du commerce, avec notre nouvel ambassideur. Il est si content de nous et nous de lui qu'on ne {K-ut rien désirer davant.igc. Il a écrit ù h cour d'une manière si avantageuse pour nous, que nous avons lieu d'espérer d'avoir auunt à nous louer de lui que nous avons eu à nous plaindre
(t) Pour ces conflits. V. BU, 4 : MémMrts du kbniins H dipuUs du commerce coactrnant /Va', ' ordonnatud de M . l'amlHissadeui , nj/hritr t6S,S, fol. ]32
et suiv. — M. ■'■ il iVf. i/r Casiiipùrti dt ChdlfauiunJ iUr ton ùauttge far
Marsfille, U y jntmi loSy, Joi. 416 el mh:
de tous les autres'. » La Chnmbrc se chargea de taire parvenir rt'gulicrenicnt \ Tanibassadeur la Ga^'tu Je France et les nouvelles manuscrites qui circulaient ; elle lui achetait son vin et lui envoyait' des provisions de toutes sortes, elle servait d'interm<?diaire entre lui et son frère, l'ablK^ de Châteauneuf, pour leur correspondance *.J Dès lors le pouvoir des ambass;ideurs n'offrit plus de dangers pour™ le commerce et la bonne harmonie ne fut plus que rarement troublée entre eux et la Chambre. mk
Celle-ci, au départ de M. de Castagnères, lui avait remis des™ mémoires remplis de plaintes contre les consuls. En effet la question des consulats et de l'administration des échelles n'était pas cncor réi;lée \ la satisfaction du commerce. En 16S4, Seigndav, sani consulter ni prévenir la Chambre', fit de tous les consulats une ferme générale qu'il adjugea ù la Compagnie de la Méditerranée celle-ci après lui en avoir donné d'abord environ 22.000 livres porta plus tard la ferme jusqu'à 40.000*. Seignclay ne fais;iit qu'appliquer là le système de Colbert qui voulait mettre la Compagnie \ la , tête de tout le commerce. Mais celle-ci confia les consulats à de^H sous-fermiers qui donnèrent lieu A des plaintes aussi vives, peut-être, 1 que les commis des anciens consuls propriétaires^. Ils n'eurent, en effet, comme ceux-ci^ qu'un but . s'enrichir pendant le court espace des trois années du bail qu'ils fais:iient avec la Compagnie. Ils n< commettaient plus ouvertement des exactions comme autrefois^ car les plaintes des marchands eussent été vivement soutenues porj la Chambre, mais ils faisaient payer par la nation des dépenses qu'ils auraient à\X supporter, comme les présents à faire aux pachas,!
(1) Il juilUt léStj, à Vilkntuvt, agent à la cour. BB, 3S.
(2) BD, iS. - octoht i6S<f, 3ç twvcmbre iCiyi. Compte d'envoi Je provisions .1 M, l'iimbiissadcut : lard, sucvn, cspine vinctte, nonp.ircille ambrée, anis, coriandre, cassonade, quinaquina. — 1:11e adressait à M. Aroiiet, conseiller du tui, nouire au CliAtelct. rue Caknde prés le palais, les lettres de l'ambassadeur à l'jbSi de ChAteauiieuf. V. 6 aoi'U lùpi, 17, /y avril linjî, etc. BB, 2S.
(3) BB, 27. Lettre à M. de Bounecorse, i; mars 16S4.
(^) Arch. Kation. F" 64s- Mémoire s.ins titre; voir les mémoires de la note (5) Voir au sujet de ces plaintes : Mànoirt sur Us comulats du LcMiit rt
Barbarie {f/of\). Bil'l. Kal. Mss. franc, ifxju^, fol. /. — Lettre de Lebret, 2 ju lyoS. Ibiil. fol. riSi-tSS ; eUc est inspirée du niénioire précédent. — mémoire ^ur les consulat:. Ihid. fol. 2ji-i04. — L'auteur du premier inèr qui a inspiré les autres, ni.il renseigné, ou plutôt voulant iotluencer la cour , il propose le rétablissement des oinces de consuU propriétaires, fait l'apûlog l'administration des consulats avant Seignelay. juliiany et Marchand ont trompés par ce niénioire. — V. Jclliaw, 1. 1, p. 66. — Marchand, p. î}2.
ACHF.VEMHXT DH L rFin'RE DK COLBERT
/entretien des chapelains, des chanceliers et des drogmans de
/ c^chellc ; même, aa lieu de donner l'i ces derniers leur salaire, ils en
tirnient de l'argent, « moyennant quoi la conduite de ceux-ci n'était
p;is plus régulière » ; pour cacher ces irrégularités, ils parvenaient
sous différents prétextes à éluder l'envoi des comptes qu'ils devaient
Ciire tous les trois mois ;\ la Chambre du commerce. Mais le plus
grnnd abus c'est qu'ils fais;uent tous le commerce, directement ou
ind î rcctement, avec tout l'avantage sur les autres marchands que
leur donnait leur situation et leurs relations avec la G:)mpagnie. Ils
reccv- Client des Juifs ou des étrangers des pensions pour les admettre
sons la protection de la France ; ils permettaient, malgré les ordon-
''•i ri ces, à des vaisseaux étrangers de prendre notre pavillon qui les
«iïva.îx jouir des avantages accordés aux Français dans les échelles,
^nrx d'augmenter leurs droits de consulats. En Egypte notamment,
*^" i^racc à la complicité du consul, ils ne payaient comme les
^'■"^ï^çais que 3 0/0 de douane au lieu de 30 0/0, les étrangers parvc-
'^**-'<^iii ainsi à faire un grand commerce.
^^iïli»cureuscment ces consuls étaient fortement appuyés. Des deux
^'-"•'Cs du directeur de la Compagnie de la Méditerranée, Joseph
^t>«"e, l'un fut consul de Smyrne, l'autre vit créer pour lui, malgré
^^hambre, le poste inutile d'agent du commerce à Constanti-
*-*t*Ie ' et fut en outre chargé de l'ancien consulat non moins inutile
^ Gallipoli. Jullien, consul d'Alep, était l'homme de confiance de
■:*^^^ph Fabre ; Marlot, consul du Caire, était parent de M. de
- ^*-^-»vré, intendant de la marine ;\ Toulon, et principal intéressé de
^ ^-^^ m pag nie. Fabre de Smyrne fut remplacé par Blondcl, frère du
■^'"'^'^lier commis de M. de Croissy et quand la Chambre, « après
* y*^îr dissimulé une infinité de plaintes » contre lui, par considéra-
*^-**^ pour son frère, osa dévoiler sa conduite, elle res.sentit les effets
^^ *A rancune de celui-ci*. L'ambassadeur Girardin, frère de M. de
***JVré, était tout dévoué à la Compagnie et défendait les consuls
Commis. Seignelay lui-même avait annoncé qu'il doimerait ;\ la
j * * ) 1 Knus ne s.ivons qu'il puisse arriver rien de pis dans le commerce. » L/Ilre
^ 'f (Chambre à M. île dumery, fj ocloine i6S$. BB, 77. lettres Je plaintes coiilit lui
2 ^^^'gmlty, BB, 27. 21 mai, ;■•' octdhe i6^\. Scipielay refuse de le rcvoiiucr,
•* 'nari, j6S6. BB, S2. iinfin l'.imb.issadeur Castagncrcs de Ch;itcaiineut eut
P*^***" instructions de supprimer son poste (1689). La Chambre lui payait i.oc»
i^*^*^*" P-«r.>n; comme il était le principl négociant de Constaniinoplc, cette charge
rendait le nwitre de rédiclle.
'*) BB, iS. ij dfc. j6iVy, 10 mai t6<^, 6 oct. ifi^.
ses
LES AXNÈES DE PROSPKRIjfe
Conip;ignic toute sorte de protection et tenait parole en fermant souvent roreillc aux plaintes. « Les négociants de Smyrne, écrivait I Ixbrct ;\ Le Pcleticr en 1687, se sont phiinis de leur consul, le sieur Eibrc, frère du fermier général des consulats. Il faudrait faire un, exemple : mais le marquis de Scignelay s'y refuse. De plus, les amisi du sieur Habre se sont vantés d'avoir vu dans les bureaux de M. de Seignelay ma lettre du 4 septembre spécifiant tout ce qui est .\ leur désavantage ; vous jugez de l'agrément que tout cela peut avoir pour un homme de ma manière, qui ne suis entré dans tous ces détailsifl que pour obéir A vos ordres*. » Aussi les plaintes des marchands,™ transmises par la Chambre^ devinrent-elles plus vives dans les dernières années de l'administration de Seignelay ; les députés du commerce rappelaient tous leurs griefs dans une longue lettre écrite h Lebrct en r68S' et dans le mémoire qu'ils remirent peu de temps après au nouvel ambassadeur, M. de Castagnère.s, lors de son départ de Marseille*; ils adressaient aux consuls du Ciire, de Smyrne, de Seïdc, en 1689 et 1690, des lettres de vifb reproches*.
Cependant il est juste de reconnaître que Seignelay, s'il s'était laissé circonvenir par la Compagnie de la Méditerranée, avait sincè^ rement l'intention d'améliorer les consulats et l'administration d< échelles •\ En 1685 M. Dortières, contrcMeur générai des galères Marseille, fut envoyé aux frais de la Chambre", avec deux vaisscaui du roi, pour visiter les échelles. Il avait de très amples instructions] il devait d'une manière générale « se transporter partout où te Français avaient leur commerce pour remédier aux abus et malvcr sations, y mettre l'ordre que S. M. avait mis partout ailleurs » ; outre sa mission avait pour but de développer notre influence daii
(t) A U PtUtier, 22 dkembre t6Sj. Cf. Ltltrt r) Stigneluy, 24 Jh<rifr i68i.- Marchand, p. jjî.
(2) /./ c^tdtre 16SS. BB, 38.
(î) BB, 4. fol. ./tô (I suiv. Mémoiifi dit (f juillet 16S1).
(.j) .■} Matlol du Caire, 2) avril, 20 sept. i(>Si), 20 oci. i(yi}0. A Blondtl ^ Smvriu', i } di'c. i6S^, 6 Jà. i(><)o. — Au coiisnl Je SciJe, îq iim'. i6Sç, r-A . BB, j •^;^ — F;<brc, lemiicr ^vineral dos consulius cl les autres directeurs de l,i Comp.iKt ^ . se livrèrent cux-mùmcs, gr.kc A 1.» cnnnlvciicc de I nnib.i&s.ndcur L-t d« consuls ,^ de graves abus. Voir un imimoire de Lebrct do 1708 : BihI. NiU. mis. /r. i6<) fol. iSi-iSS.
(5) V. Ullif <i Morant, 9x1. 16S4. Deppisg, t. III, p. 629. — On peut r peler l'arrOt du Conseil du n m.irs 1685 cjui délcndait de rccoini.iltrc pour coii de la nation rr.ini,aise les ctringers ijui prctcndrjicnt en f;iirc les fonction*. 11^
(6) A Morattl, 2^ août 16S9. Deppisg, t. III, p. 6^-