‹ Histoire du commerce français dans le Levant au XVIIIe siècleChapitre 33 sur 46 · TURQUIE D'EUROPE, ADRIATIQUE ET MER NOIRE · texte numérisé non relu

TURQUIE D'EUROPE, ADRIATIQUE ET MER NOIRE

merce de la mer Noire, disait-il, doit être, en même temps, et la sauvegarde de l'empire turc, dont l'existence nous est si précieuse, et la source d'un nouveau commerce pour nous. On ne saurait trop favoriser à cet égard les vues de la Russie, puisqu'elle ne peut rien gagner qu'elle ne partage avec la Fiance (1). »

Pendant ce temps, Sainl-Priest, sans fracas, « préparait les voies », comme il disait, en encourageant l'initiative du marseillais Anthoine (2), établi depuis dix ans à Conslanlinople, qui proposait de fonder un comptoir à Cherson. Saint-Priest, en louant l'intelligence de ce négociant dans le Mémoire sur son ambassade, exprime nettement le but poursuivi: o II a pressenti que cette navigation de la mer Noire doit faire une révolution dans le commerce de l'Europe, aux dépens de celui de la mer Baltique dont les denrées de la Russie et de la Pologne forment aujourd'hui le principal fonds. Tout conduit à penser que ces articles suivront de préférence un jour le cours du Nyeper qui se décharge dans une mer sans glace et dont la navigation est facile en toutes les saisons (3). » Un premier navire russe expédié de Cherson au printemps de 1781 apporta à Marseille une cargaison de fer, toile à voile, cordages, toileries, viandes salées; un second, en 1782, arriva avec un chargement considérable de tabac. Pour encourager le nouveau trafic le maréchal de Castries décida provisoirenient que les marchandises russes, bien qu'apportées sous pavillon étranger, ne seraient pas sujettes au paiement du droit de 20 o/o.

Sur la demande de Saint-Priesl et de son collègue, l'envoyé de Russie, Stachiew, Anthoine avait rédigé un mémoire qu'ils avaient adressé à leur Cour où il avait reçu bon accueil. Castries et Vergennes avaient autorisé l'ambassadeur à le faire voyager aux frais du roi pour étudier sur place les productions, les voies et procédés de transports de la Russie méridionale et obtenir le concours du gouvernement russe. Au printemps de 1781 Anthoine était parti pour la Crimée muni de lettres de recommandation pour Potemkine et pour le marquis de Vérac, notre ministre à Pétersbourg. De là il passa à Cherson ; le général Hannibal,gou-

(1) Pingaud. Choiseiil-Goiiffier, p. 62-65.

(2) Pour tout ce qui suit, voir la relation très intéressante et très précise d'Anthoine devenu plus tard maire de Marseille et baron de l'empire. Son mariage avec la sœur de Désirée Clary. qui faillit épouser Bonaparte en 1795, lui valut la faveur de l'empereur.

(3) Aff". étrang. Mém. et doc. Turquie. 17, fol. 166.

verneur, et le comte de Romantzow, le glorieux vainqueur des Turcs, lui donnèrent de nouvelles recommandations pour le puissant favori et pour le comte de Vorontzow, « président du collège du commerce. » Malgré le bon vouloir des ministres russes et le zèle du marquis de Vérac, il lui fallut un an de négociations à Pétersbourg pour aplanir toutes les difficultés. Une des principales fut d'obtenir le droit, pour un étranger, d'arborer le pavillon russe sur ses navires. De retour à Cherson Anthoine repartait aussitôt pour Varsovie, où il réussissait aussi bien, avec l'appui du représentant du roi, de Bonneau. Il intéressait le roi à ses projets, faisait un traité avec son neveu, le prince Poniatowski, pour l'achat de bois de mâture de ses forêts de Lithuanie, parlait d'une grande compagnie avec les principaux banquiers polonais.

Enfin, de Varsovie, Anthoine arrivait à Versailles à la fin de 1782 et rendait compte à Vergennes et à Castries du succès complet de sa mission (1). Les ministres en comprirent si bien l'importance qu'ils accordèrent au négociant marseillais toute une série de privilèges: exemption provisoire des droits de 20 o/o et de consulat perçus par la Chambre, prêt sans intérêt de 50.000 livres pour construction de maisons et magasins à Cherson, cession à des conditions avantageuses de navires achetés par le roi pendant la guerre d'Amérique et que la paix faisait mettre en vente, préférence donnée à l'établissement de Cherson pour les approvisionnements des arsenaux du roi en munitions navales, permission de prendre des marins français pour l'équipage de navires portant le pavillon russe. Anthoine ne rentrait à Marseille, pour donner enfin l'essor à ses opérations, qu'à la fin de 1783. Pendant ses longues négociations, il avait eu fort à faire pour soutenir le moral de ses agents de Cherson rebutés par les difficultés des débuts.

Saint-Priest avait en vain tenté de timides ouvertures pour obtenir des Turcs la libre entrée du pavillon français. Mais roukazedu 22 février 1784 avait, du moins, assuré la sécurité aux entreprises françaises. Il accordait aux étrangers de tout pays une liberté illimitée de rommerce dans les pays russes do In mer Noire, leur ouvrant spécialement les ports de Cherson, b^katerinoslav, Sébastopol et Théodosie (Cafl'a), où ils pourraient

(1) Voir aux Arcli. iiat. (K, W)l) un \nnn mémoire de décembre 1782 sur la m«r Nnirc.

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résider et jouir des mêmes privilèges civils et religieux qu'à Pélersbourg et Arkhangel (1), Deux autres oukazes de 1784 favorisaient, pour les douanes, le commerce russe de la mer Noire et celui des Polonais à Cherson. Celaient les derniers résultats des négociations d'Anthoineen 1782; l'initiative française profilait à tous les étrangers.

En 1784, le comptoir de Cherson entrait enfin en pleine activité. Anthoine avait acheté à Toulon cinq des bâtiments du roi et bientôt quatre de ces navires, dont les capitaines étaient munis des caries de la mer Noire dressées parBellin en 1772, arrivaient de Marseille à Cherson. Ces quatre navires revenaient chargés de chanvre, suif, blé, seigle, avec des essais de potasse, cire, miel, soie de porc, thé, graines de lin, millet, anis, tabac, peaux de bœufs. Du ministère des affaires étrangères on marquait à Anthoine, pour exciter son émulation, « qu'il était en mesure de faire la plus grande entreprise du siècle en fait de commerce. » Vergennes écrivait lui-même: «Ce nouveau débouché pour le commerce de la France peut devenir immense et tout ce qui peut contribuer à nous l'assurer mérite d'être traité avec la plus grande activité. » En même temps, Caslries s'intéressait beaucoup au projet de faire venir les bois de mâture et de construction par la mer Noire. Un maître màleur de Toulon allait sur place pour étudier les ressources des forêts du prince Poniatowski autour de Bobruisk sur les rives de la Bérésina. Un premier chargement descendait sans encombre cette rivière et le Dnieper; Toulon recevait à meilleur compte des bois aussi beaux que les plus réputés, ceux de Riga. Le ministre et le roi lui-même étudiaient avec intérêt la carte qu'Anthoine avait fait dresser, avec les itinéraires comparés par la Baltique et la mer Noire (2).

Le ministère, élargissant ses vues, conçut alors un plan d'ensemble pour essayer de développer en même temps le commerce français dans ces deux mers et de disputer aux Anglais, dans la Baltique, le monopole réel que les concessions de la tsarine leur avaient donné en 1766. Ségur, notre nouvel ambassadeur à Pélersbourg, finissait, après deux ans de négociations difficiles, d'obtenir, en janvier 1787, un traité de commerce qui ouvrait à nos marchands la Baltique comme la mer Noire. L'exemption du

(1) Voir letexte dans Leclerc. Atlas, p. 257-260 et Anthoine, p. 119-120.

(2) \'oir le Mémoire adressé par Anthoine à Caslries, Essai, p. 140-148.

paiement du 20 o/o pour les pioduils russes y était stipulée (1). Pour que le succès fût complet, il eût fallu que Choiseul-Gouflier réussît à Constantinople comme Ségur à Pétersbourg. Dès son arrivée, il avait engagé une négociation que les changements de vizir et les lenleursde la diplomatie tur(iue firentdurer plusieurs années. Un moment, à Versailles, on se flatta du succès, Peyssonnel, l'ancien consul de Crimée, avait d'abord été choisi par l'ambassadeur pour l'accompagner à Constantinople et l'aider de ses lumières, puis il avait été relenu à Marseille, peut-être sur l'ordre de la Cour qui comptait l'employer de nouveau dans la mer Noire, si la négociation réussissait. Hennin, premier commis des affaires étrangères, depuis longtemps correspondant de l'ancien consul, qui lui procurait des médailles antiques, lui écrivait le 11 mai 1785 : « J'ai grande impatience de vous savoir dans ces pays où il y a tant de bonnes choses à faire », et Peyssonnel répondait:» Je désire bien ardemment de pouvoir occuper la place que M. le maréchal de Caslries m'a permis d'espérer. »

Il avait fallu bientôt déchanler. Tous les efforts de Choiseul pour obtenir des Turcs l'entrée de notre pavillon dans la mer Noire se heurtèrent à une opposition irréductible. Il avait beau invoquer l'exemple îles Russes et des Autrichiens. « Si des brigands nous ont enlevé notre pelisse, lui répondait-on, ce n'est pas une raison pour que nos amis prétendent nous piller à leur tour. » Les Turcs conservaient l'espoir de chasser les Russes et de redevenir les maîtres absolus dans leur ancienne mer. De plus, la Porte craignait « de voir le peuple mécontent au point de se révolter, si elle permettait à quelque puissance maritime de naviguer dans celte mer sans y avoir été forcée. » Enfin, à Constantinople, tous les rivaux de la F'rance s'entendaient pour faire avorter les efforts de son ambassadeur. « La Russie et l'Autriche tenaient à garder leur situation privilégiée, la Prusse redoutait d'accroître la concurrence que Kherson faisait à Danl/ig; l'Angleterre voulaitse venger du traité franco-russe (2).» Ce traité de 1787 rendait les Turcs plus déliants vis-à-vis des Français. Pour triompher de leurs résistances il eût fallu leur

(I I Voira ce Nujet le mémoire de la ('.l>:iini)re du ooininercoonvové le .'( mars \im. Mil, 2.— Précis des 47 articles dans Antlioiiie, Essai, p. Kil-lTl.

i/) l'ii\^um\, ('.hot!>ciil<it)n//iri , p. K)H-Kt4. M. l'iii((aiid a duiiiié d'intéressants délalis Hur cette question de lu mer N'nir.v |> 14-17, \2{\-VM\, 1<l<) 'iUl. •2X\, 242- 213. - Aiithoiiie. Kêtai, p. 134.

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accorder cetle alliance formelle qu'ils sollicitaient, ou bien pouvoir les intimider comme avaient fait les Autrichiens. Mais Vergennes ne voulait se décider ni pour l'un, ni pour l'autre parti. En dehors des autres causes d'abstention, les traditions étaient trop fortes pour que la Cour de F'rance osât employer vis-à-vis des Turcs les procédés des Russes ou des Autrichiens.

Cependant, en désespoir de cause, Choiseul parla d'une démonstration navale dans l'Archipel, en 1787. Il profilait à la fois de l'imminence d'une guerre nouvelle en Orient et de l'arrivée au pouvoir d'un nouveau ministre des aflaires étrangères. « La

Porte, écrivait-il, ne peut espérer une guerre heureuse Ce ne

sont pas les Turcs que le roi voudra défendre, mais les millions de F'rançais (|ue nourrit en Provence et en Languedoc l'indolence des musulmans tributaires de notre industrie. Ce serait en faveur de ses propres sujets que le roi déploierait sa puissance où plutôt la ferait craindre, par une démonstration énergique qui arrêterait l'ambition insensée des Russes, rétablirait au Levant

l'honneur du nom français dans tous ses droits et nous

ouvrirait la mer Noire, dont nous nous sommes laissé exclure en y introduisant nous-mêmes des rivaux. La seule escadre destinée à l'instruction des marins suffit à remplir ce double objet (1). » Mais qu'attendre du timide Montmorin, là où Vergennes n'avait rien trouvé à faire ?

Cependant la paix générale favorisait les entreprises commerciales et toute l'Europe avait les yeux sur la mer Noire. Gênes, Livourne, Trieste, expédiaient ou recevaient des cargaisons sous pavillons russe et autrichien. A Marseille Anthoine n'était plus seul à commercer dans la Russie: en 1785, trente-cinq navires partis de Marseille avaient franchi le Bosphore, dont quinze pour la Crimée. Mais, aidé de ses quatre frères, il déployait la plus grande activité et son comptoir de Cherson était en pleine prospérité. En 1786, vingt navires arrivaient de Cherson à Marseille et quinze y étaient expédiés Pour prix de ses services, Anthoine recevait des lettres de noblesse héréditaire. Satisfaction et succès cruellement achetés par la mort de deux de ses frères que les fièvres malignes enlevaient à Cherson. Dans les six premiers mois de 1787, on put compter dix-huit départs de Marseille et dix-neuf de Cherson. En outre, des ports du Danube,

(1) A Moatmoriu, 10 août 1787, citépar Pingaud, p. 135.

Marseille vit arriver trois navires autrichiens chargés de blés de Hongrie.

Pour développer ce mouvement, le cabinet de Versailles encourageait diverses publications destinées à faire connaître la mer Noire et son commerce. En 1787, Peyssonnel était autorisé à publier, sous le titre de Traité sur le commerce de la mer Noire, son grand mémoire de 1762, pour (» servir de flambeau à nos négociants. » Il avait reçu de Vergennes, par l'intermédiaire d'Hennin, l'ordre de supprimer un Discours préliminaire où le ministre avait trouvé qu'il faisait la censure des Turcs et des Russes d'une manière qui pourrait nuire au but qu'il se proposait. L'année suivante, le médecin Leclerc, qui avait longtemps séjourné en Russie, faisait paraître, sous le double patronage de Vergennes et de Galonné, son bel Atlas du commerce représentant l'empire russe et ses abords, précédé d'une histoire du commerce russe, développement d'un mémoire adressé au ministre en 1775.

Soins et travaux superflus. A la fin de 1787 la nouvelle guerre turco-russe, qu'Anthoine attribuait à la jalousie de l'Angleterre en présence de l'essor du nouveau commerce, ruinait les entreprises commencées. Un de ses vaisseaux était saisi aux bouches du Danube et confisqué ; un autre, séquestré à Conslantinople, n'était restitué qu'à grand peine ; un troisième, échoué sur les côtes d'Analolie, était livré au pillage ; un quatrième obligé de laisser son chargement en Crimée. Bientôt le négociant marseillais abandonnait le comptoir de Cherson. En 1789, il vendait ses magasins à Potemkine pour une somme de 10.000 roubles qui n'était pas encore payée en 1802. Cependant Choiseul-Gouffier espérait mériter la reconnaissance des Turcs en décidant une maison de Constanlinople à assurer l'approvisionnement en grains de la capitale. Tandis que des bâtiments français apportaient des blés de l'Archipel, de Livourne et même de Marseille, quehiues-uns, en vertu d'une convention spéciale, pénétrèrent dans la mer Noire. On en vil une di/aine au printemps de 1789. Ainsi, dans les derniers jours de la monarchie, le pavillon français passait enfin le Bosphore, mais dans des conditions exceptionnelles, pour le service des Turcs et sans grand espoir de lendemain. Jusqu'aux traités de Sislova (1790) et de Jassy (17V)2) tout commerce fut interrompu dans la mer Noire (1). En réalité,

(1) Le trnlté (le paix rrnnco-turc du 25 juin 1802 (Aiitlioiiie. Essai, j). l'JG- 107) (levait ouvrir la mer N'olro au pavillon rrnn(,-nl9. l'rcsquc auasit(Jt les autres puissances en obtenaient l'entrée.

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tout l'effort de notre politique de ce côté était resté vain. La mer Noire n'avait été ouverte que pour deux nouveaux rivaux du commerce français. Impuissant en présence des événements Choiseul-Gouffier ne pouvait qu'exhaler ses déceptions et ses regrets. Les Turcs n'eussent-ils pas été mieux inspirés de l'ouvrir largement cent ans plus tôt à leurs fidèles alliés quand Colbert le leur faisait demander? Avec de grands intérêts commerciaux dans la mer Noire la politique française aurait eu plus de raisons d'en écarter les Russes et les Autrichiens et l'intervention de la cour de Versailles, dans les afYaires d'Orient, plus énergique, eût pu être salutaire pour les Turcs.

Sur aucun des points différents où elle avait tenté de s'exercer l'expansion française n'avait donc atteint le but poursuivi. De ces divers échecs les circonstances semblent avoir été toutes différentes ; cependant on en retrouve partout la même raison profonde. Sur le golfe Persique, comme dans la mer Rouge, dans l'Adriatique comme dans la mer Noire, l'action des diplomates ou des négociants ne fut jamais soutenue par l'action d'une politique énergique, ni par le prestige d'un gouvernement fort. La décadence de notre marine, le bruit de nos défaites, la crainte à Versailles de s'engager trop dans les affaires d'Orient, frappèrent de stérilité les plus intéressantes initiatives.

Quelques établissements nouveaux en Syrie, les échelles de Salonique et de Morée, telles furent, en somme, les seules conquêtes du commerce français. C'est sur le domaine ancien de son activité, dans ces vieilles échelles de Syrie, d'Alep, de Smyrne, de Constantinople, qu'il avait remporté ses plus brillants succès en conservant la prépondérance ou en l'enlevant partout de haute lutte à des rivaux ardents. Au moment de déposer son bilan, la monarchie pouvait faire figurer en bonne place à son actif les résultats de sa politique dans le Levant. Y avait-il un autre point du globe où, depuis trois cents ans, elle eût été plus soutenue, mieux inspirée et plus heureuse ? En rendant leur commerce supérieur à celui de toutes les autres puissances européennes réunies, les Français du xviii^ siècle avaient conquis une situation que la Révolution allait leur faire perdre en un instant. Il avait fallu des siècles de diplomatie, de commerce, de

missions, pour créer la France du Levant(l) ; quelques années de troubles, de désorganisation, d'abandon des traditions, suffirent pour en compromettre l'existence. Anglais, Russes, Autrichiens, tous les rivaux anciens ou nouveaux, allaient s'empresser de profiter de nos défaillances ; mais, dans tout le cours du xix«siècle, aucune puissance n'a pu se flatter de prendre dans le Levant la place irrémédiablement perdue parla France.

(1) Voir le livre de M. E. Lamy. La France du Levant. Paris, Pion, 1900.

INDEX GÉNÉRAL

Académie de Marseille, 208, 549, 550. Acier, 377.

Acre (échelle d'), 17, 23, 41, 289, 290, 291, 293, 294-296. 4(53, 471, 480,

Adriatique. Voir mer Adriatique.

Affaires religieuses dans les échelles,

Agde, 92, 98, 101-102. 210-211, 346, 418. Aix, capitale de la Provence, 228,

Albanie, 25. 441, 463. 627-629, 633.

Alep (échelle d'), 17, 19, 27, 283. 284,

Alexandrette, 284, 524.

Alexandrie, 297, 301, 307, 309, 385,

Algériens (corsaires), 356-358, 359, 360. Ali bey, mameluc, 290, 304-307, 564,

565, 596, 604, Alicante, 200.

Alizari ou garance, 394, 439-440, 455,

Allemagne ; — commerce avec le Levant, 394-395, 399, 422. 435, 495, 501 ;

— 420, 421, 429. — Voir Prusse, Hanséates.

Alleurs (comte des) ambassadeur à Gonstantinople (1709-1716^ 250-251,

Alleurs (comte des), ambassadeur à Gonstantinople (1747-1754), 31, 34- 35, 45, 246, 247. 263-264, 270, .385, 398, 404, 421. 427, 443. 462,470, 539, 555, 592, 631, 632, 643.

Althen (Jean), introducteur de la garance, 439-440.

Alan, 554, 611.

Amandes de Provence, 428.

Ambassadeurs de France à Gonstantinople, 4-6, 44-45, 246-249, 258,609, ;

— pension de l'ambassadeur, 58

Amidonneries, 109, 455-456.

Amiens, 94, 418, 444, 457.

Ammoniac. Voir Sel ammoniac.

Amsterdam, 377, 378.

Anatolie, 435, 509-510, 552-558.

Anco/ie, 379, 390.

Andrezel (vicomte d*), ambassadeur à Gonstantinople, 44. 254, 287, 558,

Andrinople, 438, 439, 479. 613, 617.

Anglais ; — leur concurrence, 94, 385-38(). 402, 403, 404. 419, 491, 495, 496, 511,513, 520, 522,523, 536, 543, 549, 550, 553, 562, 565, 567, 568, 579, 5i 4-595, 611, 615. 616, 642, 644, 648, 651 ; — commerce anglais. 346, 352, 364-374. 376,378,381, ;i84, 416,432, 441, 501, 518, 521, 522, 523, 524, 534, 540-541, 543, 548, 551, 5.')3, 554, 595, 596. 615, 616, 621 ; — leur organisation commerciale, 134, 364-365, 370-372, 507; voir compagnies; — leurs industries, 433, 434, 473 ; voir draps ; —concurrence des bâtiments anglais, 107, 130-131, 365, 599 ; — escadres et corsaires, 324- 345, 349-353 ; — relations avec la Turquie , 250, 263, 266, 275-277 ; — Anglais établis à Marseille. 131.

Angora, 94, 441, 444, 555. Voir chèvre (poils de).

Anthoine (d') baron de Saint-Joseph, 428, 649-654.

Antibes, 98.

Antilles ; — leur commerce. 203-204, 212, 343,351, 355, 425, 426.429, 434- 435, 438, 445, 451, 453, 454, 466, 484, 491, 504, 505.

Apt (Vaucluse), 484.

Archipel (commerce de 1'), 411, 418, 451, 463, 608-611.

Archivaire de la Ghambre, 64-65, 408.

Argenson (marquis d'), 262.

Arles, 208. 441.

Arméniens. 135. 136. 159, 168, 384, 512, 532, 553, 555, 595, 614.

.Arrauoemcn/s conclus dans les échelles, 16-23, 30, 33-39, 175, 435, 513,

(1) Pour les noms de personnes voir, en dehors de leur rang alphabétique, les mots suivants : capitaines, consuls, corsaires, courtiers, listes, marchands, noms divers, officiers de la marine royale, Saint-Malo. Get index, déjà très détaillé, pourrait l'être davantage. Tel quel, j'espère qu'il sera d'un usage commode pour les recherches.

INDEX GÉNÉRAL

Arras, 457.

Artisans dans les échelles, 152.

Articles d'échanges. Voir Importations, Exportations, Matières premières, Denrées alimentaires, Drogueries, Objets fabriqués, etc.

Asie Mineure. Voir Anatolie.

Assurances maritimes, 323, 325, 330.

Voir Courtiers.

Athènes, 480, 622-624.

Aubagne, 439, 496.

Aubenas, 200, 438, 486, 487, 488.

Audibert (Dominique^ négociant marseillais, 133, 426, 428.

Aups (Var), 453.

Auriol (Bouches-du-Rhône), 496.

Auterive, manufacture de draps, 486, 487,488.

Autriche ; — relations avec les Turcs, 250, 256, 257, 262, 272, 275, 277, 562, 647, 652 ; — relations avec la France. 321-323 ; — commerce autrichien, 378, 391-396, 440, 503, 504 ;

Avanies, 182, 183, 280, 293, 294-296, 301, 302-303, 306-307, 309.

Avaries, impositions extraordinaires dans les échelles, 50, 60, 165, 182,

Avignon, 209, 495.

Babulone (évêque de), 530, 53?, 539,

Bagdad,' 2»2, 315, 523,535-640,641, 543-551 .

Bandol, 98, 346.

Barats de la Porte, 247, 609, 623.

Barbaresques (corsaire.';), 356-361, 401.

Barfleur, 346.

Bar}ols. 441, 453, 484.

Burrilles, 452.

Barut (Beyrouth), 290-291, 293, 399, 518-520.

Bas (fabriques de), 449-450.

Basaora, 211, 256, 282, 315, 535-539, 541, 542-551, 576.

Bastide (la), manufactures de draps,

Busville, intendant du Languedoc, 79.

Baume du Levant, 471.

Baux (les), 441.

Ballonne. 85, 08, 120, 121, 126, 203, :«0, 346 ; — corsallTS, 346.

Beaucaire (foire de), 3.11, 417, .')04.

BeaumnnhaiH (Caron de), 69, .153.

Bédiirienx, 4H5. 4H«, 489.

Bedealt, impAtt turcs, 255,256, 278.

Bernitqe (dvi, intendant du Languedoc ,'23. 474, 477,

Berre, 346.

Berruer, secrétulrc d'Ktat de lu marine, 87, 3:«), 340. 341, 342.

Besombet (de), directeur des fermes,

Beyrouth. Voir Barut.

Béziers (diocèse de), manufactures de draps, 486.

Bibliothèque du roi, 469-470.

Bignon (abbé), 215, 469.

Billets de banque. Voir Papier monnaie.

Binic, 330.

Bize, manufacture de draps, 484, 485, 488, 544.

Blé ; — importé en France, 328, 411, 455, 458-464, 512, 513, 520, 607, 608- 609, 611, 617, 619, 624, 626, 628. 629, 635 ; — exporté, 460-461 ; — 414, 598, 608.

Bois. — de Brésil, 506 ; — de construction, 629, 632, 651.

Bonnac (marquis de), ambassadeur à Constantinople, 5, 13, 14-15, 31, 44, 45, 51, 146, 188, 249, 251-254, 265, 411, 462, 519, 528, 608, 639.

Bonnets de Marseille, 123, 127, 442- 443, 496, 511, 516, 523, 554, 555, 614,

Bonnevul (le pacha), 257, 261, 262, 263, 642.

Bordeaux, 85, 98, 101, 203, 330, 346, 418, 428, 505.

Bosnie, 631, 633.

Bosphore (ouverture du). Voir mer Noire.

Boger de Paradis, ingénieur du port de Marseille, 217, 220.

Brest, 101.

Brienne (cardinal de), ministre de Louis XVI, 121-122.

Brignoles, 441, 453, 4%.

Brioude, 483, 487.

Bulgarie, 479, 612-613, 632.

Bureau du commerce, S-ïl, 19-21,23, 33-34, 35, 41. 47-48, 65, 84. 85, 86, 87, 239, 240, 242, 422, 423, 475, 631, 632,

Cabre (de), inspecteur général commerce du Levant, 582.

Cadix, 505, 506

Ca/é ; — vendu dans les échelles, 278, 368, 'M:y, 377,602-503, 511, 544. 554, .')55, 598, 614, 615, 618, 646 ; — importé à Marseille, 110- 201-204, 411, 464-466, 470; - Antilles, 20.1-204, 4(56. 502-503 de Moka. 201-204, 470, .VJ3, 504, :m ; —.194. 413, 420.

Caffa (Crinuo). 0:j«. 041, 643, 646.

Caqliari, 389.

Ca)ffa, 520.

Caire (le). 17, lit, Itl. 1 J'.l. 207, :M). .107, 309-310, 313, 3i:), 364, .168, :J82. 385, 465, 480, 593, 509-001.

Calais, 100.

Calnnnc (de), contrôleur général (hiunccs, 582-583, 584.

Camelots, 467.

du

19, 516, 627, des

des

INDEX GÉNÉRAL

Canaux de navigation, 207-211, 418.

Candie (échelle de), 23, 386, 451, 454, 463, 480, 606-608; —île, 332, 570, 572, 575, 586.

Cannes, 98, 329, 346.

Capitaines de navires, 25, 183 ; — noms de capitaines : Ganteaume, 323, 583, Gobert, 326, Marchand, 424, Mouriès, 326, Sabatier, 343, Simon, 343, Capitation, impôt, 185.

Capitulations ; — leur renouvellement, 253, 255, 257-260, 264, 272, 537, 640, 645 ; — respect des Capitulations, 269-270, 274, 277, 278, 280, 309, 357, 387-388 ; — cf. Avanies.

Capucins dans les échelles, 146-148,

Caravane, grand cabotage dans le Levant, 103, 347, 351, 352, 386, 396, 401-405, 412, 413, 414, 415, 416, 466, 512, 514, 515, 519, 520, 554, 555, 557, 599, 604, 608, 616.

Caravanes, 521-522, 538, 543, 544, 547,

Carcassonne ; — fabriques de draps, 21, 23, 484, 486, 487, 488; - 443, 496. Caragroux, 516, 554, 598,614, 627.

Carmes déchaussés, 160, 530, 536, 537.

Cartons, 109.

Cassis, 98, 104, 228, 322, 329, 338, 346,

Cassonades, 110, 201.

Castellane (comte de), ambassadeur à Constantinople, 20, 22, 44, 45, 146, 247, 261-263, 264, 270, 382, 463, 538, 539, 613, 641, 642.

Castres, 488.

Cas/ries (marquis de), secrétaire d'état de la marine, 2-3, 26, 134, 181, 278, 373, 403, 546, 575, 576, 577, 582, 650, 651, 652.

Cavalle (la), 613.

Cendres, 452, 512, 513, 527, 598.

Censaux, courtiers des échelles, 159,

Cerigu, 332, 621.

Cessenon, manufacture de draps, 488.

Cette, 78,79, 80, 81, 83-92, 98, 101-102,

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