‹ Histoire du communismeChapitre 43 sur 57 · NOTA A · texte numérisé non relu

NOTA A

(Introduction page 4.) Texte de U oiroulaire oitée dani 'introduoUoa. CiTOTEIfS,

« Dans ce grand mouvement d'idées qui agite les sociétés moder- « nesy des opinions extrêmes ont été professées ; la propriété, Vhé- « redite, la famille, ces bases de Tordre social, ont été attaquées: « la conununauté des biens, l'égalité absolue, proclamées.

« Ces doctrines sont anti-républicaines. En effet, elles aboutissent « à la négation de la liberté , de la spontanéité humaine, à la com- « pression des plus nobles facultés de Tesprit et du cœur, à un « effroyable despotisme. Leur propagation est une cause de crainte « et de défiance pour la société, dont elles sapent les fondements; « elle nuit à la consolidation de la République.

a Cependant, ces opinions ne seraient à craindre que si leurs se^ « tateurs possédaient seuls des tribunes et des éléments d'organiaa- <( tion. Répandues parmi une faible minorité, elles n'ont pu séduire (( quelques esprits qu'en l'absence d'une contradiction et d'une dis- « cussiou sérieuses.

« Il importe aux vrais républicains de séparer nettement leurs « principes de ceux des utopies socialbtes, d'user du droit de réunion c( et de libre discussion désormais assuré à tous, de combattre ainsi « à armes égales les opinions exagérées, d'éclairer ceux qu'entraînent (( des illusions impossibles à réaliser^ et de réunir dans une tendance « conunune tous les citoyens qui considèrent la dignité et l'indépen- « dance individuelle , le respect des droits acquis comme inséparables

iùi NOTES,

n àps principes de liberlÉ, d'cgalîté et de rraternîté iasrriU «ur le « drapeau de la République.

<' L«s roodaleurs de lu reuaion entendent donc déFendre la Prn- H priélé iadividuelle, sam laquelle il n'est punr l'honime ni digoilc, tr ni indépendance, ni énergie productive i

u La Famille, source de la moralilù et des plus douces affections;

« UBiréditi, qiû en est U l'unséquence et le lien matériel.

a Ces bases caspiitiellcs de la société mpcctées, ils se proposent c de se litrer à l'étude des graves problèmes économiques que suu- <i lève l'état des peuples uiuderucs, de rechercher les niojena d'auié- « lidrer ta condition des classes laborieuse» san5 boulererser toutes n les relations cùsluntcs. A leurs j'cu:(, ces moyens consistent siir- « tout dans le développement de l'éducation morale et de l'instrucliuu « protessionnellc des masses ; le pertectionnciiient de l'agriculture *- K fécondée par la substitution de la science à ta routine et du crédit H à l'usure; l'association libre des Taibles capitaux et de la petite H propriété foncière, encouragée par de meilleures lois ; l'associatiDii fl également libre des capitalistes, des entrepreneurs d'industrie et H des ouvriers; la ercatioo do caisses de sccocm et de relraile pour

0 les travailleurs ; la réduction des impâts qui grèvent les substances II alioieDlaircs ; la concentration des eO'orls sur les travaux publics H les plus importants, substituée à l'éparpillemcnt das ressources ; en u un mot, le pertectionnement et non le renversement de l'ordre n économique et social.

■I Dans l'ordre politique, nous aurons ri eîatiiincr les grandes qufs- « lions relatives à la eoDslitution de la République , en éclairant « la théorie par l'histoire. Le déveb>ppeiileDt de l'élection, qui est « ta manifestation la plus régubère de la souveraineté populaire ; « la cenlr^klisatioQ du pouvoir politique, condition nécessaire de la K puissance nationale ; l'émancipation administrative des commîmes H et des divisions territoriales de degrés supérieurs, qui seule peut « créer des msurs pupliques, et habituer les populations i une juste H appréciation des besoins et des ressources ; par dessus tout , le resu pect religieux de l'indépendance de l'AMemblée constitaaDtG qui « va se réunir, et des décisions d'une nujorité désormais à fabri B de tant soupçon : tels sont tes principes que sans nom efforceroni « de répandre dans les esprits.

a Que tous les cilojens qui veulent alTcrmir la Bépublique par U <[ respect des droits de chacun , résister avec la même énergie i « toute utopie subversive et à toute tentative rétrograde, se réunissent

1 à nous. La liberté de réunion et de discussion ue doit point être II a monopole des opinions extrêmes et des passions exaltées. Le coluu <i et la modération ne sont point l'indolence. U faut que chacun dei- ■' ceude dans l'arène et participe à la vie publique. Il faut que chte enn apporte i tous le tribut de ses lumières, de sa parole et de son

« Tote. Sans cela^ Tempire appartient à la minorité la plus audacieu- « se^ è celle qui^ organisée et actire^ ne trouve devant elle que des c< individualités isolées et timides. La liberté et la République devienc( nent alors (^pression et tyrannie.

<c Que les vrais amis du pays répondent donc à notre appel : qu'ils « se groupent autour du point de ralliement que nous leur présentons^ « pour défendre les vérités sociales consacrées par l'assentiment de « l'humanité^ et assurer le règne de l'ordre dans la liberté. »

8 mars 1848.

Cette circulaire avait pour objet de provoquer dans le 1er arrondissement de Paris, auquel appartient Tauteur, la formation d'une réunion politique destinée à s'opposer aux tendances anarchiques que Ton s'efforçait d'y propager. Les idées qu'elle exprime ont été bien souvent reproduites depuis sous toutes les formes; mais elle a le mérite d'être la première en date, et d'avoir été écrite dix jours après le 24 février.

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