‹ Histoire du comté de Dunois, de ses comtes et de sa capitaleChapitre 14 sur 15 · SH · texte numérisé non relu

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Chpsiieloiig, écuyer . est oussi rùuni au domaine Je Variie, i par ucquisition de M. le marquis Je l'Aubespinne. M. le \ comte s'est emparé depuis peu du cimetière , pour rendu j plus avftiitngeuse l'entrée de son cliâlenu. Il a établi ui autre cimetière hors du bourg, du côté de Razoches.

VERDES et VEUDE. Verda, à sept mille trois ceob toises de Oiâlctiudun , de sou bailliage en première iostance, a saint Lubiii puur pnlroii. L'iinhidiacre de Dunois présentait ii sn cure avant l'érection de l'évôché de Blob dont cette pnroisse fait partie. Ce lieu est connu par soa étang, le plus considôrnble du Danois. La quantité d'osseroens qu'on a trouvés autour de cet étung, et didérentes monnaies du llaiil-Empire, que les socs des charrues ont Tait découvrir en diiïérens temps, indiquent que lef llomaiiis , pendant leurs guerres dans les Gaules, ont assis de leurs camps sur ses bords comme dans un lieu commode.

Il y a dans le chœur de Téglise un beau mausolée de (luillaume de Téligny , seigneur de Verdes et de Lierviile, mort en ihkk.

LiBiiviLLB, château, seigneurie et haute-justice, du ressort de Châleaudun, a eu pour propriétaire Charles de Téligny, gouvcrneuf de La Ferté-Villeneuil, tué en 1557, à la bataille de Snint-Queiitin : il commandait les gens d'armes du Dauphin.

Louis de Télign; (!}, (ils de Chartes, attaché au cnivinismcetà la personne de l'amiral Gaspard de Ccligny , qui le députa au grand seigneur , devint le gendre de cet amiral par son mariage avec Louise de Colignj, alliance qu'il dut aux circonstances des temps, car il ne se dis-

(IJ C'élail un homme irès-habile cl Irbs-prudent, «icetlenl uégocii teur.

tingua pas moins en rêveur do parti de Coligiiy que son beau-pcre, le bravo La Noue. Il s'était trop signalé dans son parti , pour n'en être pas des principales victimes , à In fête trop remarquiible de la Saint-Berlhélemy. Ce turent les gardes du duc d'Anjou qui le massacrèrent. Sa veuve , que l'on a comparée à Cornélie , veuve de Pompée , par les malheurs domestiques qu'elle a éprouvés, ne se croyant pas en sûreté . se rclini à Genève, d'où Guillaume prince d'Orange , la tira, pour en faire sa quatrième épouse. Elle en eut Henri-Frédéric de Nassau prince d'Orange; mais elle eut encore ta disgrâce de voir assassiner ce second mari , àDelft, le 10 juin 158'k

Elle n'avait été que dix mois épouse de Tétigny . dont la physionomie doure el agréable avait arrêté les poignards des preiniers qui se présentèrent pour l'assassiner.

Mathias, maréchal, que je crois le même que l'auteur des Droits honorifiques, était seigneur de Lienille en 1559, puis Jean-Baptiste d'Auray de Brie, seigneur de Seronville, Courvoi et Cherenville, en 1627, connu par son grnnd procès contre le marquis de Sauvebœuf , lieutenant général des armées du roi, dont le Gis, marquis de Pierre BuIBès, tua. dans \e palais même, le seigneur de Lierville , flls du seigneur de Seronville. Le trittunal des maréchaux de France intervint, demanda et obtint que M. de Sauvebœuf ne fût jugé qu'à la grande chambre, parce que c'est la chambre des pairs.

Le seigneur de Seronville possédait à Membrolles an moulin et quelques 8efs, entr'autres celui de Gtéry- Boisville , qu'il vendit à M. Pierre d'Alès de Corbet , maréchal-de-camp , gentilhomme de la chambre du roi.

César de Courtarvel , maître-d'hôtel de la duchesse douairière d'Orléans , marquis de Saint-Rémi , en était propriétaire en 1655, époque où il épousa Françoise

HISTOlKi:

Le prévôt, veuve de LDurent de Ln Raume Leblanc, inérï| de la duclicsse de Ln Vnllière , qui a pleuré sous l'habilj Cnrmélite sor» amour pour Louis XIV.

Jcan-Louîs morqiiis de Courtarve^ , fils de César Ifîl marquis de Snint-llêmy , et de Marie-Jeanne de Prunelé- Saint-Germain, veul'de Marie-Louise Petit delà Guerche, est aujourd'hui seigneur de Lierville , Baillou , Valennei, elc. Il s'est remarié ù Bayeu\ . le I'» avril 17G2, avec ilemoisclle Marie-Anne de Faudoas, fille du marquis de Camisy.

Vebdois, prieuré à mille toises de Verdes . près le cbemiu à aller à Châteaudiin. C'est de ce br-néfice ou de \» paroisse de Verdes même dont il est question dans lei lettres 216 et 217 d'Yves, év&quc de Chartres. Ecclusia Verdesi, sur laquelle les religieux de Bonneval voulaient frtire valoir des prèteritiotis assez mal fondées , selon le saint évéque , contre les religieux de Biois,

VIABON, rfaftona est une des paroisses des conGnsde l'ancien pays Dunois, dont déjà les seigneurs du Puiset ont trouvé n grossir leur seigneurie. Ils ont la mouvance dn Cef. et les habitans de Via bon sont assujétis h la justire du Puiset en première instance. Celte paroisse a été adaptée à l'élection de Chartres, pour ce qui regarde lei impôts. Elle est à seize mille cinq cents toises de Chèteaudun, et de la juridiction de l'archidiacre de Dunois; c'est tout ce qui lui reste de commun avec le pays.

Les Petiïes-Boudbs. Il y avait un petit clifltenu dans ce siècle par N. de Cliambly, chevalier de Saint- Louis, que M. de Cambray . acquéreur, fait actueltemcnt démolir.

VIEUVY. VIEFVY. VIElîXVlC, Vêtus- Vicus, surnommé LE RAHIEU , du nom do ses anciens seigneurs , est à onze mille six cents loises de Chàleaudun-sud . diocèse de Ulois, ci-devant archiiliaconé de Duitois. La haule-justice est on ressort de Marchenoir, Vieuvy était clos de murs ; on en voit encore les ruines de sa forteresse, où il reste la moidé d'une tour élevée, avec des tnlus et des fossés. Au milieu de l'ancienne ForCt-Longiie , la forteresse de Vieuvy a été un des endroits du pays où la violence des diUérens partis qui ont lrouL>lé lu France s'est le plus souvent fait sentir, au moins dès le douzième siècle. Son cliîMeau est encore liabilé par ses seigneurs. Un ruisseau . des étangs , des prairies , et une grande quantité de bois y dédommagent de la tristesse du local.

Oulro l'église paroissiale actuelle de Vieuvy, il y en avait autrefois uue autre hors de son enceinte, nommée Saint-Victor, dans une vallée qui en avait pris elle-même le nom de Vatlée-de-Sainl-Victor. Il en eat mention dans une bulle d'Alciaadre III, de l'an 1177 , pour l'nbbayc de Sainl-Avit à qui cette église appartenait, et qui l'a sans doute cédée h\i\ religieux de Saint Lonier ou aux chanoines de Bourgmoyen. Il m'a paru que cette église paroissiale de Saint- Victor ne subsLitait plus dés avant l'an 127]. Comme elle était plus e^tposée aux excursions des ennemis que celle du bourg, les fortifications du château auront pu même occasionner sa destruction dans les siégea et les blocus. De son eiislence passée, il n'est resté que les deux titres de curés qui ont subsisté dans l'église de Saint-Pierre jusqu'à rannée dont je parle, c'est-à-dire 1271, et dont l'un était doimé par l'abbé de Sainl-Lomer, l'autie par l'abbé de Bourfimoyen ; car, dans celte même atiriée, les chanoines de Kourgmoyen acquirent des religieu:: un de ces litres, pour le joindre à celui dont ils étuient déjà en

possession , ce qui se fit par un échange- Pierre, prieur de Morée^ comme chargé de procuration de Vabbé et des religieux de Sainl-Lomcr, cil'da aux chanoines réguliers et abbé de Bourgmoyeii le patronage d'un dés litres de curé de Yieuvy qui appartenait ausdils abbé et religieux de Saint-Lomer, auxquels, par le même acte, les abbé et chanoines de Bourgmoyen nbatidonnèrcnt en échange le« dîmes de Motiirollel, ce qui t'ul ratifié par l'ordinaire, l*lerre, évfique de Chartres.

Quoique les deux cures, par cet accord , aiant passé aux chanoines de Bourgmûyen et n\iient plus Tormé qu'un titre, il parait que les religieux de Sainl-Lomer y avaient encore réservé une portion siirtisanle pour former ud prieuré , car, l'an l29i , Michel , abbé de Sainl-Pierre-de- Cbartres^ et Ernaud , second abbé de Saint-Lomer. ayant fait une association mutuelle de prières eulre eux et leurs compagnons, on y \oit désignés, comme compagnons d'Ernaud, Thibaud , prieur de l>ouy, el Raiiiaud , prieur de Vieuvy.

Il se tient une grande assemblée à Vieuvy, le jour de Saint-Pierre, qui est le patron, et deux foires, l'une le kndemairt de la Toussaint , et l'autre le jour de Saiot- Aiidré.

Les seigneurs de Vieuvy prétendent au droit d'arrêter les marchands de marùe passant sur leur terre , de prendre de leurs charges ce qu'il leur plaît de poisson pour leur table, et de ne les payer qu'à leur retour de la ville où ils vont vendre, et sur le certificat qu'ils doivent rapporter du prix qu'ils ont vendu pareille espèce de la chose retenue. Il est aussi d'usage ô Vieuvy que les nouveaux mariés conduisent leurs épouses au château, dès la sortie de l'église , pour la présenter au seigneur à qui elle va offrir un gâteau.

RoÂrroM étnit seigneur de Vieuvy l'ait 1118, suivant une cliarlc Je l'abbaye de Tyroo. llugues de Moutigny te possédait au commencement *î\i même siècle. Rahérius de Muiiltgny. son (ils, d'où est venu le surnom de Rabier, avec HodJcTtic , sa femme . Odon et Hugues , leurs enfaiis , Tirent une donation h l'abbaye de la Trinité de Vendôme, l'an 1110, Jean ilc Monligny , seigneur de Vieuvy, vivait en 1231.

La maison de Beausoucles ou Beausoncles est propriétaire de cette terre depuis plus de deuK siècles. C'est Charles-Léonor de lloausoucles qui en est actuellement seigneur.

Le ficf des Cas, niftne paroisse, appartient à N. de GonneviUe.

VILLAMltLlN. Villa Emblanis , ^\u bailliage de Dunoîs ert première instance, au siège de Châlcnudun dont le bourg est éloigné de neuf raille toises , diocèse de Blois . et , avant son érection, de l'archidiaconé de Dunois. Son église, sous le titre de Saint-Germain, Put donnée, l'an 1118, à (léralde, abbé de Chésal-Benoît en Berry , par Geoffroy de Lèves, évoque de Chartres.

ViLLEVB&QUE, village avec un petit chAteau, qui est allernativcmetit une année de cette paroisse, et une autre de celle de Villampuy. Ce château a passé des Bigot aux de Monceaux de Bournevtllc , qui ont vendu rt N. Le Trosne, avocat au bailliage d'Orléans et homme de lettres.

Les abbé et religieux de Saint-Lomer de Blois Qrent échange des dîmes de Villevesque, qui leur appartenaient , à raison de leur prieuré de Saînt-Gilles-du-Tertre-lès- Châteaudun . avec les abbé et religieux de l'Aumâne ou Petit-Cileaux , pour les dîmes de Villampuy. par acte de l'an 1270.

IIISTOIHB

VILLARS. bailliage et élection de Charires , archidii coné de Dunois, esta douze mille trois cents toises Châteauduii. Le chapitre de Chartres en est seigneur, c'est par cette raison qu'il a passé ou bailliage de Chartres. Ce chapitre y a fixé un siège de justice pour tout ce qui dépend de ta première portion de sa préliende de [>unois. VilJars, écuyer de Hugues IV, vicomte de Châteaudun, est dénommé dans le cartulairc de la Madeleine.

VILLEAU, VUla-Aqttœ, bailliage d'Orléans, élection de Chartres, archidiaconé de Diniois. est en première instance de la justice des Bois-de-Moltonville, dits Nottonvillel'Abbaye. L*archevé(iue de Tours en est seigneur , comme abbé de Marmonliers. Sa dislance de ChMeaudun est de quatorze mille deux cents toises.

VILLEBOUST , VILLEBOU , VILLERIBOUL , Villa- Bibaîdi, dans la cbàtellenie de Montigny-le-Ganaelon, oà les habitatis portent leurs procès en première instance. La Satule-Yierge en est patronne, suivant la bulle d'Adrien IV, en faveur de la Madeleine. Ce[te paroisse était de l'archidiaconé de Dunois avant que de servir à former le diocèse de Blois, Le bourg est éloigné de sept raille trois cents toiaes de Châteaudun.

Bellelande, château avec une chapelle, est à mille toises de Yilleboust.

Les Befs de Malitourne et de La Fosse sont du ressort" de Fretteral, et possédés par Jean-Baptiste Charrault, reçu gendarme de la Garde.

VILLAMPIIY et VlLLEMPOl, Villa in Podio, en pre-

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mitre inslanre de Chàteaudun . dont il est élai<;n6 de se^il mille loises.

La Rainvillb avait autreTais un château pt une tour fortiOée. Cette terre a passé, en 1387 , de la maison de Meaussé , dont une branche porte encore le nom, aux propriélaires de Villevesque.

ViLLANDBYest Un fief d'où relève la ferme de Séréans. prf'S lesCouiIreaux,

VILLENEUVE-SIJR-CONIÉ, ViUanova ad Laconiam, sur la branche de cette rivière . qui prend sa source entre ce bourg, où elle remonte en partie, et Péronville , où l'autre partie descend , est à douze mille trois cents toises de Châteaitdun et de son siège de justice en première instance. La plaie que le calvinisme a faite à cette paroisse, entretenue, à ce qu'on prétend , par des curés nu desservants , secrets partisans de cette prétendue r(5forme , n'est pas encore fermée. Quoique presque tous les paysans fréquentent l'église, il y en a beaucoup qui y assistent aux saints mystères, contre leur croyance. Ils en détournent hi vue dans les momens tes plus iinportans et se collent le visage contre la muraille^ quelquefois même sans fléchir le genou.

Le fief du Vivier , près le bourg , est regardé comme le premier entre les autres, et ses possesseurs ont l'usage des droits honorillqucs dans l'église, dont la pauvreté se sent de l'indifférence des paroissiens pour la religion catholique. Il ne reste du manoir du Vivier, sur le bord du marais, que le vestige de deux colombiers. Tl fait aujourd'hui partie du domaine de La Détourbe, sur le chemin de Patuy . dont Loup Laumosnier, seigneur de Sninvillej paroisse de Villampuy , était propriétaire en 1615. Ces objets ont passé aux de Tasclier, dont le dernier possesseur

vient de les vendre au sieur Blel , prévôt de Botineval.

Bhévia>'de et Vauiiobkrt , fiefs , ont un propriétaire commun. Louis de Roulais u possédé Bréviande ; Guillaume de Hocliicchouurt de iah en jouissait en 15'i'0 ; Louis de (Axircillun eji 1580, et Clnude de Méliand , maître des requôtes , en 1650.

Le fief de Moulaville appartenait , en 1657 , à Charles Le Maréchal , qui épousa dans la môme année Aime de j Ticrceiin de Kichcvillc , paroisse de la Colombe.

MoiiAis (Hait possédé, en 16G9. par Armand de Challet, ' seigneur de Bercis et Saiichevîlle. Anne-Marie cl Thérèse de Cuieriiic l'ont donné à l'Ildlel-Dieu de Bonncval.

VILLENEUVE-LA- FROUVILLE. Ce bourg est éloigné de seiic mille deux cents toises de Cliâteaudon. Il est de la châtellcnie de Marchenoir en première instance. La Sainlc-Ylergc est patronne de son église , iiui était dans la juridiction de l'archidiacre de Ounois et à la présentation de l'abbé de Pontlevoy, avant qu'il y eût un évoque à Blois.

Le château de Frouville, d'où cette paroisse tire son surnom, est éloigné de mille toises du bourg, vers le nord, Les seigneurs de Frouvitte , dont ils portaient le nom , sonl connus par les chartes dans le douzième siècle.

VILLEVILLON, V EUVEILLON et VILLEVIRON. Viltor Vironis , dans le territoire nommé Perche-tiouet . à treize mille six. cents toiles de Châteaudun , de son archidiaconé et de son élection , était de la baroiinie de Brou , en première instance pour la justice, et maintenant en ressort et en première instance de Charbonnières, depuis le traité fait par le seigneur de Cliarbonnières avec madame de Bcringben , dame de Brou, qui a cédé ces objets audit

seigneur de Charbonnières , pour former sa nouvelle châlelleuie dii Charbormières.

L'année où Henri l" fil couronner son ûls Philippe, c'est-à-dire l'an 1059 , Odon , fils de Guaszon . très-noble seigneur, par l'avis de lîernard de Bullou et de Geoffroy de Modéne, second mari de Hlalhilde, veuve de Guillaume Goëlh , second du nom , donna à Saint-Père de Charlres et à Tabbé Landry, l'église de Villevilion, ruirtcK et détruite par le mnllieurdes temps, laquelle lui appartenait du toute antiquité ; ensemble la terre et les dîmes qui en dùpeiiduient,avec une autre terre du labour d'une charrue; promettant , en cas que les moines dudit Sainl-Pére voulussent bâtir l'église dans une autre place que celle de l'ancienne, de laisser trois arpens de terre à cet e(Tet, et qu'en outre l'ancienne place appartiendrait aui religieux , ce qui fut e&éeuté. Il leur donna aussi un vassal noble de ladite église, nommé Slabile , avec la terre et la dime qu'il tenait dudit seigneur Odon. L'éviïque de Chartres, qui était Agobert , la très-iioMe damo Mathilde , Guillaume Goëlh, troisième du nom. son fils, et Ermengarde, femme d'Odon, ratifièrent celle donation. Témoins : Avergaud , neveu dudil Odon , et autres. Elle ne fut pas du goût de Guaszon , successeur d'Odon , qui retint la dîme de toutes les terres qu'il faisait labourer, et qui perçut celle des possessions de ses vassaux ; mais enfln il se lai^^sa fléchir et abandonna le tout aux rcligieuii , l'an 1103, après ta

prise du chAtcau d [Post caplionem Avesii castri, anno

miltesimo cenlesimo tertio.) Témoins: Guy et Osbert, prêtres, Godefroy, Rainaud, Hugues de Brunelle et autres.

VILLIERS , Villare , surnommé depuis des siècles SAINT-ORIEN , ViUeria-Sancli'Orimtii , aussi appelé

HISTOIRK

ViLLlKRS-SAINT-lîRGENT. Villnre-Sancti- UrgcnUi, est connu sous le nom <le SAINTE-CHUISTI.NE, et il est ainsi déHommé assez gciiéialemcnt par ceux qui ne sont pRS du lieu. Ce bourg est à sept mille loises de Chdleaudun. Il esl probable que Villiers n't'rl.nt <iu'un hameau de la paroisse lie NolloiLVilte, avec une mafson 8eigneuri;ile , lorsque le chevalier (luiliaume de la (îoiipillière, seigneur du lieu, )• fit bâlir une cli;ipetle on 1270. pour y déposer les reli- (jues donl j'ai fait mention dans l'histoire de Dunois.

(> sont tes reliques qui lui oui rail donner le nom de Saint-Uri;cnt ou Urgeaul , comme on le voit par d'anciens nctes. Le suruom de Sainl-Orien a pK'valii comme patron de In pnroisse ; mmis enliti lo peuple ajjint donné nue certiiiue prt^férence aux reliques de sainte (Christine , qui sont avec celles des saints précédens , ou appelle coinniuiiéujeiit cet endroit Saiiile-Christinc , d'après les pèlerins qui , outre le vendredi de chaque semaine , y vont par milliers le 1" de mai, jour de le fèlc de Sainl-Orien . pour y invoquer la protection de sainte Christine , qui leur est seule connue. Il s'y en trouve de toutes les provinces voisines. Leur fçratitlc dévotion , cuire l'évangile qu'ils se font réciter sur la lête. flans l'église, où tous les curés voisins sont occupés, c'est de passer sous la chAsse que l'on porte en procession avant la messe, jusqu'à un échafaud de maçonnerie construit sur le chemin qui conduit à S;incheville, où on repose la cliAsse avant de revenir à l'église.

il paraît que la première chapelle où les reliques Turent déposées, ne contenait que la moitié du terrain de l'église actuelle , dans la piirlie qui regarde le nord ; car derrière la boiserie de l'autel , dans l'espace qui y sert de sacristie jusqu'au pignon , on fait voir les vestiges du tombeau où les reliques furent déposées, et sans doute sous l'autel,

comme il était d'usage. On a fait une armoire dans la con Iretable (lu même côté où la châsse est renfermée, c'est-à-dire du côtA de l'évangile.

Le 18 juillet 1372, en conscMiuence d'une commission de } Goviiis d'Arcy, évéque de Cliarires, Jean Cordier . abbé ^ de la Madeleine de Châleaudun , et l'abbé de Botineval ,

i accompagnés d'Odoii de la Roclie et de Philippe de Chartres,

vicaires de l'évoque, levèrent la cape qui reiiferir.ait les susdites reliques, de dedans le tombeau de pierre, el les déposèrent dans une châsse de bois. Il y eut une grande atnuence de peuple à celte trunsliilion, dont les témoins qui signèrent furent Guillaume, vidame de Chartres, lequel était seigneur de la Brosse cL de iNottonville, les sires Gérald Esluard, Pierre Lorinan.GeoflVoyGaulchrcr, Michel de Savol, écuyers , et le sire Antoine de la GoupilJîère, alors seigneur duJieu. Ce fut Rodolphe de la Goupilliére qui, quelque temps après, fil couvrir celle châsse de bois, d'ornemens de cuivre doré, avec les renards passans de ses armes.

Plus d'un siècle après la dépense de Rodolphe de la Goupilliére pour l'ornement de la châsse, Biaise Féron , archidiacre de Dunois , ayant été informé dans une visile qu'il fit à Villiers le 16 septembre 163i , que le bois de la châsse périclitait déjà, il en fît son rapport à l'évéque Léonor d'Étampes, qui ordonna qu'on ferait une nouvelle châsse pour y transporter les reliques. Cette seconde translation fut faile par le même archidiacre , le 29 avril 163.5. Témoins: Emmanuel Lnllier, seigneur du lieu, François d'Aligre. seigneur de la Brosse , et quelques habitans qui signèrent le procès-verbal faisant mention lant des reliques trouvées dans la châsse dont on les lirait, que des authentiques qui y étaient renfermées et qui furent remises dans la nouvelle , où l'on appliqua les mêmes ornemens de cuivre qui avaient servi h décorer la première.

mSTOlIlE

Il y n une Iianle-justicc à Villiers qui . de môme que li Brosse , est du ressort de Chnrlres. et les seigneurs de li Brosse ont uni Villiers à leur dumaine.

UNVERRE , dans le conlon dit Perche-Gouet , archidia coné (le Duriois , élcilion de Cliâteaudun , dont il est dist.int de douze mille loises , est de la bnronnie de Broo pour la juslire eu première itistariice.

La BArnoNNiÉRE . sur le cbctnin de Brou à Chapelle- Royale, à mnin droite, était une lorlercsse , où Pierre de Villereau et Jc.iiirie Bellori , son L-pouse, établirent un capitaine l'an l'ièï. Guy de Cliâlillon , comte de Dunois, s'en plaignit en qualité de seigneur suzerain , parce qu'ils ravalent fait s;in s lui en demander son agrément. Il n'y a plus que quelques ruines en ce lieu qui appartient à monsieur d'Echallard du Gâlellier.

La Grande-Touche, du domaine de Meslay-le-Vidame.

Le Gatellier. En 1607. Foulques do VIontlibert, seigneur du Gatellier, et Jean de Courtnlain , seigneur de laHoussaye, même paroisse, obtinrent chacun des seigneurs de la Forçnnnerie, de Tillières cl de l'Enfernat , comme seigneurs de l'église d'Un verre , permission d'avoir des bancs de la largeur de quatre pieds dans le cliœur dudit Unverre. (Titre de M. Jean-Louis d'Echallard, aetuellemetil proprié'taire du Gfttellier).

YÈVKES , Evova, à neuf mille cinq cents toises de ChMeaudun , de son élection , arcliidiaeonné de Dunois , est sur l'Ozaiirte, Le bourg et presque toute la paroisse sont du bailliage de Ch<-irtres. ¥Jle est très-étendue et se joint à celles d'Arrou etd'Unverre.

Eudes Brunelle, chevalier, qui vivait t'an 1110, étant

DU COMTE l)E DlJ>OIS,

près de partir pour la Terre-Sainte, rerail, comme seigneur (rvèvres . l'église du lieu entre les mnins de Geoffroy de Lèves, évoque diocésain. Sur-le-chninp , celui-ci In donna à Guillaume, obbé de Saint-Père de Chartres, et i^i son abbaye , du consentement de Goscelin , archidiacre de Danois. Après la mort du chevalier donateur, Odon Brunelle, 8on neveu et son ht'rilier, n'approuva d'abord le don de Eudes que pour la moitié seulement. Cependant , il abandonna une oucbe pour y construire la maison des religieux, de quoi furent témoins Guillaume Goëlh , dernier du nonij Uobcrl Goëth , frère dudjt Guillaume, Hugues de Hruj'ères, Gervais Galalrnt , ITnberl d'Es<art, (luiliaume do la Place, Pajen Pesai, et autres.

Quelque temps après, le seigneur Odon Itrunelle aumône aux religieux de Saint-Pére résidant à Yèvres, la dîme sur les vassaus de son Gef, dans la même paroisse; enfin , étant prêt à partir pour le Levant, il leur abandonna la moitié du patronage de l'église qu'il s'était réservée. L'évêque Geoffroy lonfirma encore ces donations , de même que Goscelin , archidiacre de Dunois,

IssAY, nefel village, relève de la cliàtellenie de Molilard.

Celui de La Guange fuit partie du domaine de Logroii.

LoÈviLLE , autre fief.

BÉLESSART est peut-£tre celui qui se nommait Essart et EssER dans les temps reculés.

L'élection de Châteaudun , outre tes paroisses qui en dépendent , dont j'ai fuit mentian dans la présente notice, s'étend encore sur les suivantes , dont je ne dirai rien de particulier, parce qu'elles ne me paraissent pas avoir jamais fait partie du Dunois:

H1S1X)IKB

BoDviLLB. — Broo-Saint-Lubin , c*est-à-dire ia ville. - CouDRAY, relève de Beauroont pour la justice d'où à firoo. — La Rochb , même paroisse , de l'élection d'A.lençoD. - | Dahpierre. — Les Etilleqx. — Miairmaignb. — Mon TBiiAiN. — Saint-Bombr , province du Maine. — Saint

GERMAIN-LÉS-ALLUTES. — SAUMBRAY. — VlTHAY.

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