‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 109 sur 170 · CHAPITRE DniÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DniÈME

liugues Alamandi, frère ei successeur d'Humberl, avait une ûlle Cûnslance, mariée à Guillaume de La Bâume, seigneur de r Ahergemeni. De ce mariage Daquil un fils, nomraé Jean* Hugues, son grand-père maiernel , Vavait inslilué son héritier *. l^ succession desiinée k Jean de La Beaume, chevalier, par son aïeul, lui fui disputée par les époux des trois Olles d'Humbert Alamandi; nous voulons dire par Rodolphe, comte de Gruyère, Oton de Graudson et François de Ponlverre, Le comte de Gruyère prétendait à ta dite suc^ cession pour sou fils Rodolphe, né (ainsi qu'une fille, Marie) de son mariage avec feu dame Marguerite d'Aubonne. 11 réclamait la succession entière, invoquant les dernières dispositions d' Hum bert, tandis que ses deux compétiteurs fon^ laieoi leurs droits sur un testament de Hugues.

Le comte de Savoie, considérant qu*il existait un débat sérieux entre Rodolphe de Gruyère, chevalier, agissant au nom de son fils mineur, né de son mariage avec Marguerite, jadis fille dllumbert Alamandi, seigneur d'Aubonne el de Coppet, d'une part, el Âimoo de Ponlverre, donzel, seigneur d'Aigremont, au nom d'Elinode, fille du dit Humbert el femme de François de Pontverre, donzel, son fils, et Pierre de Gumoëns, chevalier, procureur de Jeannette, fille du même Humbert, fiancée k Otonin de Grandson , fils de Guillaume de Grandson, chevalier, seigneur de Ste-Croîï, d*aulre part, au sujet de la succession prédite, décida que chacune des trois parties aurait un tiers des seigneuries d'Aubonne et de Coppet el de leurs dépendances, et supporterait un tiers des charges dont elles étaient grevées; de plus, que chacune des deux sœurs cadettes (Elinode el Jean-

^ fttir b charte du i4/99 arrit iai6, et celle iln 7 janvier 1^4,

nette) prélèverait , sur le total , Féquivalent de ce qoe feo leur sœur atnée (Marguerite) avait reçu eu dot. Celte sentence arbitrale du comte de Savoie fut prononcée au cbàteau de Morges , en présence de témoins considérables ^.

Le 17 décembre 1365, le comte de Savoie accorda & Guillaume de Grandson deux cinquièmes, ^ lui appartenant, des seigneuries d*ÂuBonne et de Coppet , et ^ chacun des trois compétiteurs un cinquième.

Au bout de quelques années, le comte Rodolphe et ses deux enfants Rodolphe et Marie , âgés de plus de quatorze ans, vendirent, au prix de deux mille florins de Florence, bon or et bon poids , à Guillaume de Grandson , chevalier, seigneur de Ste-Croix et d*Aubonne , tous leurs droits sur les villes, châteaux, mandements, juridictions, etc. d*Aabonne et de Coppet, bref la part qu'ils pouvaient revendiquer dans la succession de dame Agnès de Villars , jadis dame d'Aubonne , et de son fils Humbert Alamandi , leur aïeul , ainsi que des autres fils , filles et héritiers des dits époux , en tant que les droits dont il s'agit s^étendaient de la cité de Genève en deçà jusqu'au pays de Vaùd (soit jusqu'à l'Aubonne) et, dans ce pays, dès le milieu de la vallée du lac de Joux, en largeur, jusqu'au lac de Genève et de Lausanne'.

Quelques jours après cette vente, le comte de Savoie , en sa qualité de suzerain des dites seigneuries, voulant gratifier son féal et cousin Guillaume de Grandson susdit, lui inféoda les châteaux et villes d'Aubonne et de Coppet, avec leurs

^ Ch. da 24 avril (datée du château d'Evian) et du 29 avril (da château de Morges) de Tan de la Dativité 1365 , Indiction III, dans un vidimus da 29 octobre 1365.

' « a civitate Gebenn. dtra versus Waudum et in Waudo a medio joree abbatie Lacas ex latitadine usqne ad lacum Gebenn. et Lausann. » Ch. du 20 août 1370, dans un vidimas du J6 juin 1396.

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