CHAPITRE DTIliMB
dépendances, sons résene de rbommage el desesaulres droits de sii parieur féodal *.
On verra plus Lard comment ta seigneurie d'Âuboooe écbut h ta maison de Grnjère.
Rodolphe IV parak potir la première fois en qualité de ^comte et de seîgoeur de Gruyère dans une charte du 3 mars I365f Ji roccasion de la veûle d'ua fonds de terre appelé la Chavanna, sis au territoire de Gruyère, près de la terre de Jean de Cléry, donzeL Marguerite de Grand sou, comtesse et dame de Gruyère^ vendit ce fonds aux nobles, bourgeois et habitauls de la ville de Gruyère, ce qui veut dire à la cornmuoe de ce lieu, au prix de deux cents florins d'or, bon poids. Celte vente se St de l'aveu du comte de Gruyère et de son frère Jean de Gruyère, doniel Le comte apposa son scel à Tacte, et TofTicial de la cour de Lausanne y mil le sien pour la comtesse Marguerite el jwur le beau-frère de cette dame ^
f Bientôt ces mêmes personnages confirmèrent la dotation
des trois chapelles fondées el pourvues de rentes par feu
Êur oncle, Jean de Gruyère, seigneur de MontsalvensV
'Ces chapelles, comme nous l'avons dit plus haut, avaient
Iété construites, Tune dans la grande église de Lausanne, la ^ et. daiée du cbâtetu de More^, S7 août 1370. I * Ok, du a mars 1365. Voir à b p. !Ï91 li Un de h DOt« 9.
' Ch, dn 17 janvier 1367. —Celle confirmation, quï i^araït «n peu tardive, esl ïnolîvée par b perle de l'acte qui avait été fait précédeninienl» — « priut iTistmmmtum — amissim, » A peu près dans le mémelemps, le conite de Gruyère et Jean de Maggenberg miTéDl leur scel à k promesse qu'avaii faite un banni de ne pas rentrer à Fri bourg, et de s'éloigner du diocèse de Lausanne. Voir dans le Retuetl diphm., vol, [V, p. id eî mifaoïe , la cUarle du 9 février 1357,
deuxième à Ch&leau-d^Œx , la troisième daos Téglise paroissiale de Broc.
Oq a va ^ que par l'acte du 18 avril 1289 , qui r^la définitivemeut la vassalité de la maison de Gruyère envers la maison de Savoie, le comte Âmédée V avait accordé aux seigneurs de Gruyère une rente annuelle de quarante livres en augmentation de fief. Le 1^ mai 1370, le comte Rodolphe et son frère Jean vendirent au comte Amédée VI la dite rente de 40 L pour le capital de huit cents florins d*or, bon poids , somme qui leur fut payée.
Le comte de Gruyère , on le sait , avait aussi pour supérieur féodal le chef du diocèse de Lausanne. Le 10 août 1369, tenant ses mains dans celles de Tévéque, et recevant du prélat le baiser de paix, Rodolphe IV, comte de Gruyère, renouvela Thommage du 29 décembre 1341 , k raison de la Tour de Trème , du bois de Bolère, du village de Pringy et du territoire de Contremesse, qu'il tenait de Tévèque. Cette cérémonie eut lieu en présence de Louis de Gossonay, seigneur de Berchier , d*Humbert de Colombier , seigneur de Vuillerens, bailli de Vaud, d'Henri de Siverier, prieur de Payerne, de Gui de Prangins, prévôt de Lausanne, de Guillaume et Jaques , bâtards de Grandson , chevaliers. Le même acte d*hommage fut répété, le 6 octobre 1370, dan& la salle du château d'Ouchy.
Lorsque Gui de Prangins eut succédé à Tévêque Aimon de Cossonay , le comte de Gruyère , conformément à Tusage qui voulait la prestation d'hommage à chaque changement de seigneur ou de vassal , s'acquitta de ce devoir envers le nouvel évéque, et lui promit de désigner les iiefs qu'il tenait
* A la page 115.
CHAPITHË milÈME.
de régUse de Lausaone, Ainsi (lui) en préseace des témoins dant voici las ooois: Guillaume de Grandsoa, seigneur de Sle-Croti ël d^Auboone, chevalier^ Louis de Cossonay, seigneur de Berchier, aussi chevalier, Louis, seigueur de Cossonay, Henri de Siverier, (irieur de Ramainmôliefi Etienne Galopini, alors prévôt de Lausanne, Jean de La Roche, cbaulre de Téglise de Genève, Jean de Prez, clianoine de Lausanne^ Jean de La Tour, François d'Oron, Humbert de Colombier^ seigneur de Vuillerens, bailli de Vaud, Etienne Guerrici, bailli de Lausanne, chevalier, Pierre de Siverier et François d'Orseus, chevaliers, Aimonei, coseigoeur de Pont, Rolel, maire de Lutry, Perret, maire de Lutry, Jaqnel de Senarclens^ donzel, Aimon de Foro (de La Place) et Perrel, de Sl-Sulpicc, cîloyens de Lausanne*-
Comme son père, Rodolphe de Gruyère était vassal du cher du diocèse de Lausanne, et il avait dû à son tour, k l'exemple de son grand-oncle le comte Jean, seigneur de Montsalvens, rendre foi et hommage k révêque Aimon de Cossonay, h raison de la Maison ou Tour de Marsens» sise au lieu qu'on appelait alors et qu'on appelle encore aujourd'hui le Oésaley \ Rodolphe de Gruyère le Jeum, reconnut tenir de Tévéque de Lausanne le fief qu'on vient de nommer, avec ses dépendances, et d'avoir reçu, en outre, dn prélat, cinquante livres de Lausanne en augmentation de Bef. L'évêque rinvesttl des choses prédites, réservant le droit de son église et celui de Jean de Gruyère, oucle de Rodolphe k Jeune ^ et frère du comte régnant, Celui*ci, h
^ Ch do 15 avril 1376. fndici, ITIT, siilème année du poniiaeal de
' \mrh h p. 395.
la demande de son fils , donna son approbation an présent acte d*hommage. La cérémonie dont il s'agit eut lieu dans la galerie de la maison épiscopale , en présence de Loais de Cossooay et de Pierre de Siverier , toos deox chevaliers, de Guy de Frangins , prévôt de Lausanne \ d'Antoine de Billens , prévôt d'Âoste , et de plusieurs chanoines *.
Les commencements do règne de Rodolphe IV semblent aononcerque les finances du comté de Gruyère n'étaient pas dans un état prospère. En effet, la suite montrera que la maison de Gruyère était accablée sous le poids de dettes considérables qui nécessitaient des emprunts, des cautionnements, des ventes. Parmi ces dettes, il en était que Thonneur eût fait au débiteur un devoir d'acquitter promptement. Telle était, par exemple, une dette de deux cents florins de Florence, bon or et bon poids, dus par le comte de Gruyère an chapitre de Lausanne, à savoir cent cinquante fl. provenant d'une donation faite entre vifs, en faveur du dit chapitre, par feu le comte Jean de Gruyère, seigneur de Montsalvens, payable par ses héritiers , et cinquante florins d'oblations dues pour les chevaux et les draps d'or ou de soie qui avaient été employés aux funérailles du dit seigneur de Montsalvens '.
' Le même qui fût depuis évèque de Lausanne. ' Cb. du 12 avril 1373, India. XI, troisième année du pontificat de Grégoire XI.
* Reconnaissance du comte Rodolphe envers Etienne Galopini, chanoine de la cathédrale de Lausanne, cellérier et procureur du chapitre de cette église, sous la date du 28 janvier 1371.
Le comte de Gruyère s*étant porté garant, en 1373, de la dot de sa bellesœur Elinode, épouse de François de Pontverre, aurait été cité, en 1379, au tribunal du bailli de Vaud, siégeant à Moudon. ausujeldeson cautionnement. (Répert. de M. le colonel Daguet, archiviste d'Etat à Fribourg.)