‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 145 sur 170 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

8*épouser, à moins que les lois de l'Eglise ne missent obstacle à leur union ^

Indépendamment d'une rente annuelle de deux cents livres qu'Antoinette de Salins avait assurée à sa fille Catherine lors de son mariage avec Jean de Vergier, seigneur d'Autrey, chevalier, frère de Pierre de Vergy, seigneur de Champvent, le comte de Savoie, en sa qualité de gouverneur du comte Antoine, et celui-ci comme chetde la maison de Gruyère, accordèrent à Catherine la somme de cinq mille florins de Savoie, de bon or et de bon poids, k titre de dot et d'établissement, et comme équivalent de la part qui pouvait lui revenir dans la succession de son père. L'usage ou la loi voulait que la dot de la femme fût remise au mari. Ne pouvant disposer en ce moment de la somme qui con- ^stituaii la dot de la fiancée, le comte de Savoie et le comte de Gruyère, du consentement d'Antoinette, dame d'Autrey, cédèrent, dès ce jour jusqu'au mois d'août prochain, à Pierre de Vei^y, le château et mandement de Bourjod, avec tout ce qui en dépendait, et ils fournirent plusieurs cautions qui se portèrent garants de cette cession , à savoir: Humbert, bâtard de Savoie, seigneur de Montagny, et François de Menthon, chevaliers, Jean de Prangins, chanoine et chantre de la cathédrale de Lausanne ,' François de Russin, Louis de Dompierre, et Jean de Sisigny (?), châtelain d'Aubonne. Les cédants convinrent que le château de Bourjod, menaçant ruine, ils auraient à supporter les frais de sa

' « . . nisi aliad canonicam obviet qaod obsistat. > C'est qae Catherine, promise aa frère du second mari d'Antoinette de Salins , dame d'Autrey, allait de?enir la beUe-sœur de sa mère. Les fiancés avaient sans doute obiena la dispense dont ils a?aient besoin.

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