CHAPITRE DOUZIÈME
Jils Louis, étaient demeurés en possession du château de Palézieuit et de ses dépendauces. La mère et le llls s'étaient eugagés k servir une rente de 4 L., léguée k Tabbaye d'Hautcrêt par feu Marguerite de Grandson, femme du comte Rodolphe. Â la requête de dame Compagoie et de Louis de Dompierre, le bailli de Vaud, Louis de Joinvllte, sire de Divoune, avait apposé son scel k Tacte qu'ils venaient de lasser, pour lui donner le caractère d'aulhenlicité dont il avait besoin S
Depuis la mort de Pierre de Dompierre, le comte Antoine, parvenu a Tfige de majorité et exerçaut par lui-même les droits de souveraineté, revendiqua la seigneurie rie Palésieux, qui avait appartenu h sa fainille. Il til envers les héritiers de Louis de Dompierre ' ce que son père avait t'ait h regard de Gaspard de Montmayeur au sujet d'Oron. Il envoya des hommes d'armes s'emparer du château de Palésieux, et en fit enlever les meubles. Cet acte de violence fit grand bruit dans le pays. Le boilli de Vaud mit le séquestre sur le château, et porta Tafia ire devant le Conseil du duc de Savoie, où elle donna lieu à de longs débats. Les plaignants soutenaient que le château de Palésieui avec ses droits et dépendances leur appartenait» cette seigneurie ayant été vendue par Taïeul du comte actuel de Gruyère ï Pierre de Dompierre, qui favail transmise k son lils Louis» dont ils
* Ch. (luis avril 1407.
* Pierre de D<»m pierre , cbevalier* avait laissé en moiiraDlp outre aa femme Compagnie de Seysacl, uo Ois natniné touis . ei irois 0 11 es , savoir hahdte. mariée^ Jean deKovérêa, seigneur de Cresi ; Jaquette, femme de Hufflues d'IUeiis (* de Yriem »), duns^el, ei Imnne, femme d'Aitnon d'Estavayé , et mère de deui enfarvus , Nioolèie n Janueii. Luuiâ de Dompierre élADl mort. »ejs trois ^œurij ou leurs maris répéLiieut cbacutt un tiert de
ftUCcessiOD, laquette leur éUiit coniestét* par le comte Antatue.
440 HISTOIRB DB LA GRUTiRB.
élaieot les l^ilîmes bériiiers. Us ajooiaient qu^îte avaieat conservé paisiblemeot ce fief après la mort de Pierre de Dompierre ei de son fils, jusqu'au momeot où les gens da comte Aotoioe s'en éiaieni emparés de force. Ils demandaient qu'on les réintégrât dans leurs droits, qu'on ieor fit réparation des dommages qu'ils avaient éprouvés ensuite de la spoliation dont ils se plaignaient, et qu'on levât en Ieor faveur le séquestre * que le bailli de Vaud avait mis sur le château en litige. — Le comte Antoine prétendait qoe son aïeul n'avait pas pu vendre le château de Palésieux , qui ne lui appartenait pas, puisqu'il était la propriété de Rodolphe de Hontsalvens, père d'Antoine. Enfin, les deux parties, désirant mettre un terme à leur querelle, élurent chacune deux amiables compositeurs, et pour surarbitre le chevalier Jean de Beaufort, docleur-ès-lois , chancelier de la coor de Savoie. La sentence des arbitres porta que le comte Antoine s'emploierait à ce que le séquestre mis sur le château fût levé, soit par le bailli de Vaud, soit par un ou plusieurs officiers du duc de Savoie, et que le dit château fût restitué, avec ses dépendances, a ceux qui l'avaient possédé jusqu'alors; que le même comte ferait rendre les meubles qui avaient été enlevés du château par lui ou par ses gens; que les plaignants accorderaient au comte et â ses successeurs pleine et entière liberté de racheter le dit château ei ses dépendances, dans le terme de douze ans a dater du présent accord, et qu'ils seraient tenus de le lui vendre au prix de 5500 florins. Les vendeurs seraient pareillement tenus de satisfaire les autres créanciers nommés dans l'acte du 4 mars 1 402. — Cette sentence fut prononcée h Thonon, en
* *manusapposiHonem in dicto Castro, sea sequestrium. *