‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 49 sur 170 · CHAPITRE €ÎMQOtÈMI · texte numérisé non relu

CHAPITRE €ÎMQOtÈMI

sa famille, et céder mfiû m% seules armes alors inraillibles, aui armes de TEglise.

Dans yn autre temps, Pierre de Gruyère s'optx»sa, mais eo vato, aux envahissements de Pierre de Savoie. Il refusa de ftéchir le genou devant Tambitieux rival de son naturel suzerain.

Le plus ancien document connu où le fils aine de Rodolphe III figure en qualité de chef de la faniiite et de la seigoeurie, est un acte du mois de novembre 1^70, où tl est dit que Pierre, cotnie de Gruyère, Guillaume son frère, chantre et chanoiue de Lausanne, fils de feu seigneur Rodolphe comte de Gruyère, et Pierre lits du comte Pierre, ODI cédé k Tabbaye d'Hautcrét, pour la somme de 12 lièvres lausannoises, tous leurs droits sur les vignes, les cens et les revenus que ta dite abbaye possédait dans le lerriloire de Lallex et de Grandvaux. Parmi les témoins de cette cession on remarque Hugues de Palésieux, bailli de Vaud, iieolenani de Pierre de Savoie, et sire Olivier de Gruyère, chevalier *,

Philippe de Savoie, devenu comte palaiin de Bourgogne par son mariage avec la comtesse Alice, veuve de Hugues, venait de succéder à son frère Pierre'. Il lui importait de s'attacher è la fortune qui maii favorisé son frère, et de conserver les nombreuses aequisi lions que celui^^i avait faites. La domination savoisienne embrassait alors le Pays de Vaud et s'étendait de la sur Payerne ^ Morat et Cumminen. Le comte Rodolphe de Habsbourg, adversaire du

' Vùjet la eharle de 1270 dans le CarluL de Hauicrél , 91^ H Doc , L Xïl 5« pariie, p, loa.

' Pierre comle de Savoie mourul le Ifj mai 1266.

• Le prieuré el la vilie de rayeroe iréiaîeni pas compris alors dans le pijfB de Vaud proprement dit*

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comte de Savoie, 8*étail assuré de la fidélilé de la ville de Beriboad. Il avait établi un châtelain à Tbouoe. De Fribourg il eotretenait la communication avec Lanpen, tandis que des bommes dévoués à son service, attachés ii sa fortune, noble Richard de Corbière et Rodolphe de Yuippens, gardaient avec sollicitude le pays situé entre TAar et la Sarine, et la maison forte de Grasbourg. Les deux antagonistes se disputaient le terrain jusque dans les environs de Berne, n^ayant d^autre but qu'un accroissement d'influence et de force matérielle ^

Rodolphe de Habsbourg, poursuivant ses succès, menaçait le pays roman. Philippe ne tarda pas à prendre des mesures de précaution. La prudence lui conseillait de se faire des amis des nombreux seigneurs qui avaient reconnu la suzeraineté de Pierre de Savoie. Il existait un diflférend sérieux en Ire Tévéque et les bourgeois de Lausanne, d'une paru et le comte de Savoie et de Boui^ogne, de l'autre. Celte querelle fut heureusement pacifiée par l'évéque de Genève* et le bailli de Vaud^ dont le jugement arbitral régla de plus ce qui concernait les secours que l'évéque de liSusanne et le comte de Savoie se prêteraient mutuellement, ceux que fourniraient les évéques de Genève et de Sion, et tout ce qui touchait à l'administration de la justice dans les cinq ch&tellenies de Moudon, des Clées, d'Yverdon, de Rue et de Romont. Ce traité important fut conclu à Villeneuve, près de Chilion, le 10 décembre 1271 \

' Voyei Kopp, Gtsch. der eidgtn. Bunde, t. II, S^» part., on L. IT, p 9S9 6l8Ui?.

* Aimoo de MenUiooay.

' Hugues de Palésienx.

* Ch. datée < die Jovis post ooncepUonem beaie Marie virginis A. D. 1971. » dans les Mim. ri Oor . t. Vil. p. 57 et suiv. Kopp, t. Il, ^«partie, ou L. IV. p 509.

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