‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 91 sur 170 · CHAPITRE HUITIÈUB · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈUB

En 1407, il y eut un nouvel arrangement au sujet de ce Prévondavayx. Et, de nos jours (en I85i), ce même fonds a été b Cause d'un nouveau différend.

Après avoir accompli les divers actes que nous avons rapportés, le corale de Gruyère , dont le grand âge et la faiblesse annonçaient là fin prochaîne, exprima une dernière volonté dans nu codicille daté du 26 octobre 1542. Pierre UI avait déjk fait son testament quatorze ans auparavant. Cet acte n'ayant subi aucune modification importante par le codicille que Tauteur y annexa, nous avons pensé qu'il convenait d'en faire connaître la teneur en cet endroit *-

Pierre (UI), corale de Gruyère, instituait son neveu Pierre de Gruyère, chevalier, seigneur du Vaoel, son héniier universel, et, après lui, on de ses fils, $11 en était un, né de légitime union, qui lut survécùL Pour le cas ou Pierre du Vanel décéderait sans laisser d'enfants légitimes, le testateur lui substituait son second neveu, Jean de Gruyère, alors donzel, seigneur de Montsalvens, b qui succéderait un de ses fils, s*i! en avait» Si les deuï frères susdits mouraient sans I postérité, la succession de la maison de Gruyère passerait au (lis d'un autre neveu du comte, savoir au fils de Jean d'En^ glisberg^ S6%neur d'Arconciel et d'Ulens ^, Dans le cas où

' Lo testament de Pierre llï est une pièce fori longue. Une bonne partie de r exemplaire que nous avons eu k noire diBpo^iiîon est ULisible, tandis que le reste, bien conservé, est facile à déchiffrer. Il est dit à la fin de cet acte qu'il en a été fait trois expéditions. H serait donc possible qu'il s'en troQTât un jour un exemplaire intègre.

* Jean d'Englisberg. fils d'Agnès p sœur du comte de Gmjére, était muri entre 1314 et 1317. Sou fl!*, dont le nom eist imperceptible daus r»cte que nuus anaL|sons, s'appelaïl GuUiauuie. d'iiprès la cbarle du 18 iodi 1334 communiquée d-dessus, p. lÛB, Dote 3.

msToms m u ghutèbe.

Piorre du Yâoel succéderait à son oitcle dans sa digniié de comie de Gruyère, son frère Jean hériterait du Chàtcau-d'OEi, avec la faculté de le vendre, de raliénerou de rhjpoihéquer* A la mort de Jean, et au défaut dliéritier direct, le dit chiteau reviendrait k Pierre du VaneL 11 en serait de même des biens que le comte possédait dans le Vat de Lutry et à Corsier. Le comte restituait ï sa femme ^ Catherine de Weis^ senbourg, ce qu'elle lui avait apporté par dot, et lui assignait, de plus, cinquante livres en augmentation de dot, et les château £ de Gruyère et de la Tour de Trème, avec leurs mandements et dépendances, pour la vie^ ou auss! longtemps qu*elle vivrait en état de veuvage. Si elle se remariait, elle aurait mille livres, et serait tenue de reodre les den^E ehàteani susdits aux héritiers du testateur. Celui-ci donnait encore à sa femme tous les meubles et joyaux qu'il posséderait à l'heure de son décès, bien entendu , toutefois, que les joyaux, les pierres précieuses et les autres objets appartenant à la couronne de Gruyère, seraient réservés k la famille du comte. La comtesse douairière ne devait alié* ner aucune partie des biens susdits. L'héritier universel aurait à supporter les frais d'entretien des immeubles susrdits, la garde et défense des châteaux ou maisons fortes. Les héritiers (neveux) du comte devaient laisser la comtesse douairière en paisible possession de ce qui lui était destiné, cela sous peine d'être déshérités, et de voir passer leurs héritages aui mains du suzerain dont ceuï-ci étaient mouvants. Au défaut d'héritiers directs, légitimes descendants de Pierre du Vanel ou de Jean de Montsalvens, le cbiteau de Gruyère ferait retour au comte de Savoie, supérieur féodal, il en serait de même de tout autre fonds que te comte de Gruyère tenait en fief de ce souverain* Dans te c^s prévu,

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