‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 93 sur 170 · CHAPITRE HOTIÈMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE HOTIÈMB

tatear destinait encore : an prieuré de Broc, une rente de 10 Bons; aax ^lises paroissiales de Rougemont, de Chàteaad'QEx et de Gessenay , a chacune d'elles, une rente de 30 deniers; à Tabbaye d'Humilimont, pour un anniversaire/ Tusage du bois sec et du mort-bois dans ses forêts ; à chaque prêtre qui assisterait à ses funérailles, 50 deniers de Lausanne, une fois pour toutes; k chaque clerc tonsuré, 6 deniers; à chaque pauvre du Christ, 1 denier; aux Frères mineurs de Lausanne, 100 sous, et autant aux Frères prêcheurs de ce lieu, une seule fois; aux Frères mineurs de Fribourg, 40 sous; à ceux de Graodson, 40 sous; aux Augustins de Friboui^, 50 sous; à Tabbaye d'Hautcrét, 60 sous; autant \k celle d'Haulerive ; à celle d'Humilimont, 40 sous; à rhôpital de Fribourg, 40 sous; à Thospice du Mont-jou (St.-Bernard) 100 sous; aux Chartreux de la Val- Sainte, 40 sous; au prieuré de Rougemonl, 100 sous; à Tabbaye de Bellevaux, 60 sous; aux Dominicaines de Romont, 40 sous ; à Tabbaye de la Maigrauge de Fribourg , 40 sous ; k Tabbaye de Monteron , 40 sous ; k dom Pierre Gotofrey, son chapelain, 60 sous; aux Dominicaines d*Estavayé, 60 sous ; aux hospices de Ste.-Marie de Lausanne, de Morges,deRomontetd'Yverdon,à chacun lOsous; hTabbaye dlnterlaken, une pitance annuelle qu'acquitterait son héritier; au vénérable chapitre de Notre-Dame de Lausanne, 10 livres de Lausanne. Le comte nommait exécuteurs testamentaires frère Pierre Ferandi, son confesseur et son 6dèle conseiller, alors gardien à Lausanne, les vénérables dom Godefroi de Lucinge,son cousin\ chanoine de Lausanne, et dom Girard,

' < opnsaDgniDeam nostram. »

UrSTOIRE DE L4 GHUIÈRE.

curé de Gruyère, les hommes nobles et discrets, François de LucÎDge, chevalier, séoéchal de Lausaone, Jeâa Vuicliereos, son féal, chevalier, Girard de Pool, soo cousin, Pierre Gaucher, de Payerne, et Rodolphe de Cléry , donzels, ses féaux. Le testateur reme liait eu ire les mains de ses exécuteurs testameulâires le château d'OEx^ avec ses dépendances, 20 livres de Lausanne qu'il avait sur le péage de Villes neuve^ les rentes qu'il possédait h Gessenay, et sa part du château de Charmey, avec ses dépendances. Il voulait qu'ils administrassent tous ces biens jusqu'à ce que son testament eût eu son exécution* Il exceptait de cette di position les châteaux deGruyèreelde la Tour, el ce qu'il possédait dans le Val de Lutry, pour le cas où sa femme lui survivrait, ainsi que la rente viagère qu il lui avait assurée. Chacun des exécuteurs de ses dernières volontés aurait cent sous pour sa peine» Si les héritiers du testateur, ou Tun dVux, ou ses légataires , iie se conformaient pas entièrement à ses dispositions, ils seraient privés de Théritage ou du legs qui leur était destiné, ei . dans ce cas, l'héritage en question serait dévolu au seigneur suzerain dont il relevait, bien entendu que celui-ci serait tenu d'accomplir ou de faire exécuter la dernière volonté du testateur» Les témoins de cet acte solennel , fait dans la grand'salle du château de Gruyère, le 14® jour avant les caleudes d'août (le iO'juillet) 1328, furent Rodolphe de Prez, Rodolphe de Broc, Jean de Cléry, Uumbert de Villars, donzels, et Jaques de Villelte, clerc» Le comte munit cet acte de son scel , et y fit apposer les sceaux de Tofficial de Lausanne et de Richard d'Estavayé, doyen d'Ogo *-

* « Datum ei ;ictum in castre Gruerie — ld magna sula dîcti cattrî, Iniliel. undecimii. quaiinji-dediiio kaleitdas augusLî aniitj BL mlUcilmo CGC* vh cesimocKïlavo. j

CHANTRE HDITlfe«K.

Le 26 octobre 1342, le coralc Pierre 111, sain d'esprit, mais mabde de corps, ajoiiia une clause ou siipubiion particulière à son acte de derDÎère voloalé* îl adjoignit auJi eiécu leurs testamentaires qu*il avait nommes, Rodolphe de Bloua;, eeigneur de Saiiu-Paul, el Jean de Blonay, sei* gneur de Roche , ses chers cousins. Il maintiol les legs qu'il avait faits, et déclara que si après son décès il y avait discorde entre ses hérîliers, Pierre de Gruyère, seigneur du Vanel, et Jean de Gruyère, seigneur de Mnntsalvens, ses chers neveux, il remettait la pacifkatiou de leur différend aux deux ciéeuteurs testamentaires qu'il venait de nommer, el qui prononceraient conjointement avec leurs collègues. L'illustre vieillard confirma les dispositions qu'il avait faites, quatorze ans auparavant, en faveur de sa femme, et la deshérita nce ou perte d'héritage qu'il avait prononcée contre celui ou ceux qui contreviendraient k ses dernières volontés. Les témoins de ce codiciîle furent Jean de WoU keswile, chevalier, Rodolphe de Cléry» donzel, maître Jean de Payerne, physicien S dom Pierre Ruphi, vicaire de Gruyère, el dom Pierre Gilliaber, prélre. Le comte fit appliqtjerson seel à Faddiiion faite à son testament '*

Dans ce moment solennel, le vieux comte Pierre était entouré de deux gentilshommes, ses amis, d'un médecin el de prêtres de la religion. Il n'eut h désirer ni les soins de sa fidèle épouse, Catherine de Weissenhourg, ni les empressements de ses deux neveux, ni les secours de Tart et de la religion. Il mourut peu de temps après avoir dicté son codicille, entre le 26 octobre el le 2 décembre 1542 *.

^ méMân,

* * Dattim atino Dni mlllesimo CGC* quadragesimo secundo , die sabl>âU ante rifâlum omnium âan^lonioi > {30 octobre).

• F,-I, de Caslellai, dans ses iVoJicef hkioriquts a généûîogiptti, Hf.

HtSTOIRE m. LA GRUYÈRE.

' Pierre 111, comie de Gruyère» mourut après avoir Totiroi une longne carrière. Ce preux chevalier avait vu floUer sa bannière au Dannerbûhl, en Lombardie, dans le Genevois, à Laupen el dans les vallées des hautes Alpes, qui séparent aujourd'hui les ca nions de Berne el du Yallais, Uni par les liens du sang ou par ses sympa ihies au]t nobles et puis^ santés maisous de Weissenbourg , de Slrgetlingen , de la Tour*Ch&titlon , de Kibourg, d'Arbcrg, il suivit conslamment la politique de son aïeul , faisani la guerre h la ville de Beroe, dont il redouta il raccroissemeut. On eùl dil qu'un pressenlimeut secret loi révélait la future grandeur de celte ci lé. Chose rennarquatile que ta poliiique des comtes de Grojère dans les treizième el quatorzième siècles, malgré le tien de vassalité qui les engageait envers le comte de Savoie. Tandis que ce prince entretenait avec Berne des rapports d'amitié, le comte eitérieur, c' est-a-dire le sire de Vaud, appuyait les Fribourgeois, de concert avec le comte de Gruyère el d*autres seigneurs romans. Fils puîné de Pierre dit le Jeune, Pierre 111, sans autre litre que celui de seigneur de Gruyère ^ avait partagé avec son graud'père tes soins

Tibbé Girard, daiïs s«s Tabhaux hisL de f^i Suiae, p. 16, et M, de Rodt, dans le Geschkhifonrher. i. Xllf, p. 13!>,0Dldîl, par erreur quelecomi» Pierre IV l (tl) mourui le 5 avril 1314. U faut aitribuer la méprise de cea écrivains à une co[)ie er rouée d'un passage du Nécrologe de Gruyère, qui rapporte la mort du comte Pierre 1! (ou IH) au 5* jour avant les noues d'avril de Tan M,CCC IIU-, date dont un copislealait MXCC.XLÎtlL Les historiens de La Gruyère oui pris celle fausse daie pour celle de ta morl de Pierre ]1I (ou IV], Il devait résulter de ]h une conrusloo, qu'ils eussent facilement évitée» s'ils eussent été mieux rensei(;néâ.

Du reae , nous aurons foccasion de citer une charte de mardi aTanl la SL'Thomas 110 déc.} 1343, oix l'on voît clairement qu'à cette époque le comte Pierre, époux de Caiberiae de Weissenbourg, avait quitté la rie*

' < Oo minus Gruerie, »

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