‹ Histoire du Concile de Trente: 2 tomChapitre 151 sur 151 · LIVRE TROISIÈME liH · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME liH

c'était, disaient les frondeurs, pour qu'elle allât moins vite en besogne. Que ce fût ou non l'intention du pape, l'événement leur donna raison. Cette commission s'assembla cinq ou six fois, ne rédigea rien de complet, et bientôt on n'en parla plus.

Du concile, pas davantage ; jamais, depuis près de quarante ans, princes et peuples n'avaient moins paru y tenir. V Intérim aboli, non-seulement l'empereur n'avait plus besoin de concile, mais il ne pouvait plus désirer de voir publier des décrets que ses vassaux repousseraient impunément sous ses yeux. Les protestants avaient perdu l'envie d'en appeler à un concile ; les catholiques, même pour leur propre compte, étaient beaucoup plus effrayés des querelles qui précédaient les décrets, que réjouis par la perspective, alors si douteuse, de l'unité et de l'autorité qui en résulteraient plus tard. Et Rome, Rome qui, depuis quarante ans, n'avait cessé de trembler aux vœux de ceux-ci comme aux récriminations de ceux-là, Rome put croire qu'elle avait gagné son procès, et contre ses ennemis et contre ses amis.

Elle se trompait. — Nous ne sommes qu'à, la moitié de notre tâche.

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