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îager efficacement. Dans sa lettre à ce préat, Pie IV répondait avec une dignité pleine le douceur et de force aux imputations mcnongères que les Français semaient contre ui. Le compilateur dû livre français que ious avons déjà signalé se garde bien de apporter cette pièce. Tous les documents noins favorables au pape et au concile sont nis sous les yeux du lecteur avec une scrumleuse exactitude; il se contente de donner ci un court et incomplet sommaire. Le ponife accueillait avec bienveillance ses proposions pacifiques, l'assurait de sa profonde stime, et ajoutait qu'il n'avait jamais oronné à ses légats d'user envers lui de dissimulation. En effet, rien dans toute la conuite de PielV ne motive cette plainte du cardial :1a correspondance entière deBorromée en i fait foi. Il v recommande sans cesse aux pré
n'épargner aucune démarche près des légats, pour les engager à rétablir la concorde et l'union. A travers ses bonnes intentions perçait pourtant une mauvaise disposition à l'égard du pontife. Prévenu par la calomnie, il s'était persuade que Pie IV était l'organe. secret de ces agitation?, et qu'il prétendait par là amener la dissolution du concile. Cependant la manière dont il s'explique à ce sujet indiquerait moins chez lui une conviction formée que le désir de piquer plus vivement les légats par ce soupçon, et les faire agir plus efficacement. Il approuve la suspension dont on était tombé d'accord ; et, pour assurer pleinement son succès, il ordonne à ses ambassadeurs de céder de leurs droits et de consentir aux mesures que commanderaient des circonstances si difficiles. Dans le cas où la paix serait encore troublée, Fcrdi-
Jcnls la plus entière confiance à son égard ; nand les engageait à conseiller au comte de aelquefois il les avertit de ses reproches à J sujet, et les accuse de manquer aux ori es du souverain pontife. A leur tour les feals se justifient, en assurant qu'ils s'y Mit toujours conformés. Quoi qu'il en soit, iest certain que les raisons qui avaient em- I clié le pape de se l'attacher en qualité de l»al forçaient à quelque réserve à son éard. Pour lui, d'un esprit ardent, d'une bute intelligence, il eût voulu qu'on Fin— s uisît de toutes les négociations, qu'on lui lssâl le maniement des affaires. Dans celte dr-nière circonstance, il avait été expresséntnt défendu aux présidents de révéler le sec;t à tout autre qu'au comte de Lune : pour rlondre aux plaintes du cardinal, il leur [si fit de rapporter les termes de leurs in- IsUictions. La raison d'ailleurs commandait esilence le plus rigoureux sur cette me-
siniuler une indisposition subite qui le dispensât d'assister au concile. Cet expédient sauverait, et ses prétentions et les destinées de l'Eglise. Quand il apprit que l'arrangement s'était fait tel qu'il l'avait souhaité, sa salisfaction fut au comble. Il manda sur-le-champ à ses ministres (1), non-seulement pour le jour de la session, mais pour toutes les autres solennités, de ne pas exiger l'observation du cérémonial ordinaire.
8. Le concile fit éclater toute sa joie en voyant la barque de Pierre échapperai! naufrage dont semblaient la menacer à la fois deux écueils opposés. Cependant le péril fut moins grand en réalité qu'il ne l'avait paru
dans les imaginations exaltées. L'antique loi avait poussé de trop profondes racines en France; mais sans envisager les choses, sous ce rapport, au point de vue politique, Charge, puisque sa divulgation la rendait im- les avait intérêt à éviter une rupture qui bri- • sible. On ne comprend pas d'ailleurs saitles relations commerciales avec : l'Italie, au cornent le cardinal exigeait une révélation moins jusqu'à la mort du pontife. S'engager
plus avant par l'élection d'un antipape eût exposé le royaume, affaibli déjà par ses divisions intestines, chancelant, comme le pouvoir de son jeune monarque, à toute l'animadversion du roi d'Espagne. Or ce prince était alors entouré du prestige de la gloire et de la puissance : en paix avec ses voisins, ii pouvait disposer de toutes ses forces. Toutes ces considérations étaient parfaitement senties. Les ambassadeurs français savaient qu'on peut réussir par des menaces auprès de la multitude, si facile à égarer; mais ils étaient persuadés que l'exécution était directement opposée aux intérêts de leur pairie. Le schisme une fois consommé, il fallait remettre leur roi enfant entre les mains des hérétiques, c'est-à-dire à la discrétion de sujets rebelles, qui ne voulaient secouer lejoug delà foi que pour s'affranchir de l'obéissance à leur souverain.
9. En somme , malgré les reproches de quelques-uns de leurs compatriotes, ou mal informés , ou trop violents , ou prévenus, il faut convenir que les deux partis négocièrent heureusement pour leurs droits res
Icetle nature : elle le mettait en effet dans lanécessilé, ou de manquer de fidélité aux léils en violant le secret, ou d'encourir les |ues plaintes du roi son maître, en ne prêtant pas ses ambassadeurs d'un pareil ksein. 11 s'était montré si intraitable dans te conférences avec Drascowitz (1), que le boUc de Lune, craignant une rupture fâthjse, s'était cru obligé de ne parler de rien iu légats la veille de Saint-Pierre. Ce fut foc une ruse de sa part, et il l'avoua depuis. Pourtant le cardinal de Lorraine et ses J»a isans travaillèrent avec zèle à éteindre [eincendie menaçant. L'Empereur tint dans [eh circonstance une conduite digne de lui. |a>j se laisser prévenir par des influences je unifie, de parenté, il prit toutes les me- |u s que sa prudence consommée lui sug— |é it. Indigné qu'on l'accusât de soutenir ;sprétenlions du comte de Lune, il écrivit lui e-champ (2) à ses ambassadeurs à Trente,
lo • les assurer qu'il était entièrement |lriger à ces menées. Il leur ordonnait de
( Lettre des légats au cardinal Borromée. A iuilt 03.
('. De Vienne, h juillet ;;>03.
Conc. de Trente. III.
(1) De Vienne 7 juillet I5G3.
(Douze.)
, comte de Lune^oblint tes qdâtrè
Pvti1^^uMlCsîétai^pr7po^7ne pas céder, °bl r M ié-e dan .les séances publiques,
senf : «s manifestent le vœu de la prolonge tion du concile. -Par les soins du car dm de Lorraine, on convient, d'abord dans w séance particulière, et ensuite dans une coi qréqalion générale, de terminer prom^ tentent les opérations de l assemblée etl différends des ambassadeurs. — Dépeça de la régente de Flandre.
1 Sortis d'un dissident de cérémonial exb rieur, il fallait rentrer dans les discussioi
de la
^ûlété sans cesse troublée le blâme «^«««-^ en dehors des opér dissolution du conc.le sera t retombe ;^mPu«Ji|e> Le lan des canons et d
tions du concile. Le plan des canons et d décrets envoyé au pontife ne 1 avait pas s, tisfait : c'est ce qu'il mandait aux légats p l'entremise du cardinal Borromec (1). I Français et quelques Espagnols veulent, d sait-il, sous des termes généraux et des et pressions captieuses, laisser entendre que
uv' 7.Jv< Qu'on eût accusés de tous
sur les Espagnol8, qu chrélienté par celle
lG- W.nos e Philippe lise trouvait d'ail- SA7J5SÏÏ. la nécessité de s'armer avec le nontfe contre un prince, son parent.
Jo Grande fut aussi l'habileté des Franca s'deïuver le roi dan, une partie £"£ Y^ZZ^^l^queTprocède immédiat |ale, où toutes leurs fore es g raly jurme ^^ ^ ^ ^
Sées. S'ils se fussent montres m exiDi es, e ^ principe telles conséquences qu il le
cause était décréd, ée/uf, /Xessiéd'eTé-' platait 2). J'ai rencontré (3), dans les m ils mettaient es légats dans la necesite ci exe pm J ^ geripandi, un discoi
eu ter leurs instructions s ' alicnaient a a m pères> dans e , ,, tl
fois le concile et le pape. L E™P"e.ur» PJ"! fission du canon sur l'institution des éi
de Philippe H, tfeût pas manqué embras 1 om'ssion ^m ^ (
Ser le parti de l'Espagne, et, par ; son ascen ques i^ ^ fondée §u ,,
dant sur les princes ses a 1 lié , 1 eut ^ fait ai raisons q IP^ ce n ,
^déchiraient son sein, la France devait 2Ser devant les circonstances, abandonner une prééminence d'étiquette, pour ne pas perdra quelque chose de plus réel, la supeïio- ité de la puissance. Je ne vois rien, dans ïôus ces faits, qui puisse faire accuser les contendants de timidité : leur conduite prouve,
<™SW2=Ï2ïïtf& iointeàune U^^K-J
cesis necessariiB non sinl superiores ordinalic speciantes sive ad lidem, et mores, s.ve ad gêner disciplina™, quarum jus est pênes summos ; po .» ces et concilia generalia pro universa Eccle schismatica ad minus erronea.
« Hem in eo quod hortalur episcopum ad pr quendam noviter perfectiorem ecclesiastic* d plinou constitutionem, idque contra omnes con u cousuetudines, exemptiones , réservations, qu*
(1) Lettre du cardinal Borroméeaux légats, 6j
,el(2? Trois articles, 6, 7, 8, du chapitre de la ji diction épiscopale, déduits de ce principe ont insérés dans les décrets du synode de Piston. tîois propositions ont été solennellement cond* née par le saint-siége, dans la bnl le Anciorem J Voîci ses paroles : c Doctrine synodi , que profit-
^rin^ponaWeherté, jointe aune
PideTprtU^aq^nSn-de cet accord, T ansac rappelé à la cour de son maître, se reri a de Trente (1) : il y laissa du Ferrier et Fabre.Cet ambassadeur, depuis l'époque de la Saint-Pierre, avait eu de fréquentes enrevues avec le' comte de Lune. L'Espagnol fidèle à son mandat, évitait soigneusement une rupture ; le Français, attentif a ménager
ïïne rup.ure , le Français at.enUI a ménager eon = = -~ = .■ - D
lP TOI a ûSpaanc, «'"fe^" — . — -
aues (2) contre le pontife seul. Les passions fermentent plus violemment au cœur des princes; cependant elles y paraissent plus Soumises, parce qu'elles cèdent au désir de ïïoStFon et au besoin de la conserver.