A la fin du concile , on ne fit
souscrire bs ambattadeors des prim cause de l'absence de celui de i i uni t ; pane qne s > signature ne se Irouranl poinl parmi
les auln s , c'aurait été déclarer (|ue I - Français ne recevaient pas le concile. »
Néanmoins . deux jours aprèt la clôture du
concile, on recueillit par écrit les acceptations largement motivées de tout les orateurs qui étaient à Trente, sauf celle du COmte de Lune qui refusa de la donner, et les souscriptions aux actes BTCC les indices aotbenliques, demandées pirdeux notaires du concile , el séparent d s souscriptions d< s l'eres. (ibid.) • il I. pape demeura dans un état si per-
Plexe à cause des plaintes de la cour el de opinion générale des cardinaux, à l'occasion de la confirmation du concile , qu'il n-
solut ne reunir une congrégation ; et Soai e,
en en rapportant le résultat , dit que les a\ is
partagea offraient l'image dune délibération
qui se lient en balance. » Tandis que le pontife, emore con\ alesccnl , convoqua de suite une assemblée contittoriale , où il déclara qu'il voulait la confirmation et l'exécution du concile. Indépendamment des actes con-
BisloriaOI . on peut lire sur ce sujet une li lire eu date du 5 |an\ier 150V, de Plu-
lomée Gallio, secrétaire du pape, à Vitcontl, nonce en Espagne. On décourre dans ib u\ p i •• s les soins multiplié! que le pape
a employés afin que personne, ni en consistoire , m ailleurs , ne pût obtenir des pro- \isions contre les ordonnances du concile. [ibid., rh. 9.)
contraire,le cardinal Morone dit franchement dans sa réponse que ce serait une peine inutile. (Liv. XXII, ch. 1.)
34. « Les ambassadeurs espagnols restant à Rome auraient pris, auprès du pontife, la défense du comte de Lune, qui s'opposait à la clôture du concile. » Ils firent tout !e contraire, car ils assurèrent que ce ne pouvait pas êlre l'intention du roi, ils en écrivirent au comte avec succès , et remirent la copie de leur lettre au pape, qui en donna communication aux légats, (Ibid.)
35. « La demande des Vénilieus en faveur de leurs sujets Grecs, sur la dissolution pour cause d'adultère des mariages consommés, a été changée généralement. » Ce sont eux qui en ont précisément exposé mot à mot la formule. (Ibid., ch. 4)
36. « L'agitation, occasionnée dans le Milanais par l'introduction de l'inquisition à l'usage des Espagnols, ne cessa chez ces peu-
Ëles et les évéques , qu'au moment où les spagnols, instruits par l'exemple funeste de la Flandre, se désistèrent de leur entreprise.» Tandis que la véritable raison de cette conduite, c'est que le pape, prévoyant les troubles et les inconvénients qui naîtraient de là, fit connaître aux Milanais etaux Pères sadétermination pour l'abandon de cette affaire. (76., ch. 8.)
37. « Le pontife, ayant entendu les différentes demandes des orateurs sur la réformation, s'emporta lorsqu'il s'agit de la clôture du concile. » Cependant il l'avait instamment recommandée à ses légats avant l'arrivée de ce l'ait. (Ibid.)
38. « Les Français, pour détourner les Pères d'entreprendre la réforme des princes séculiers, divulguèrent l'ordre qu'ils avaient de prolester; mais cela produisit un effet tout contraire , en portant une foule à s'engager par écrit à ne rien dire sur les autres chapitres , si l'on ne délibérait pas sur celui-là.» Au contraire, les orateurs tinrent cet ordre tellement secrel, que non-seulement les évéques, mais encore les légats et les Impériaux , n'en eurent point le moindre in lice : outre que les bruyants débats des Pères sur ce chapitre, étant arrivés le dix septembre, ne sauraient avoir été produits par l'ordre que le roi avait donné aux ambassadeurs, lequel, au rapport de Soave, leur fut remis le 11 du même mois. (liv. XXIII, ch. 1.)
39. « Le pape pensant surmonter les difficultés du concile au moyen de ses entretiens dans la suite avec le cardinal de Lorraine, manda à ses légats que ne pouvant tenir la session dans le temps assigné, ils eussent à la proroger de deux mois. » Mais, avant de l'avoir éprouvée, !e pontife ne douta jamais de celle impossibilité : et lorsqu'il apprit la nouvelle de la prorogation, comme quelqu'un a qui celte disposition est tout à fait étrangère, il en manifesta à ses légats son grand mécontentement. {Ibid.)
40. o On vota sur vingt articles dans les assemblées de ces jours. » Cependant toutes
les histoires rapportent que les suffrages se donnèrent sur vingt-un articles. (Ibid.)
41. « Le comte de Lune, ayant demandé que dans la réservation au pape des causes des évéques, on conservât les droits de l'inquisition, a imputé au procureur des chapitres l'opposition sur cette affaire, rencontrée dans les présidents, et l'a, par celte raison, obligé de partir. » Mais il n'en est pas ainsi : la dénonciation et le départ eurent lieu longtemps avant cet obstacle, que le comte de Lune ne saurait attribuer aux procureurs, non plus qu'aux évéques qui lui étaient contraires. (Ibid.)
42. « La contestation publique sur les mariages clandestins, et la communication de tous les articles donnée aux Pères, eurent lieu après la prorogation. » Tandis que ces deux choses se passèrent avant et dans le but d'empêcher la prorogation. (Ibid.)
43. « L'Empereur écrivit au cardinal Mo-i rone à l'occasion du chapitre des princes,, savoir : Que tous les maux passés provenaient des attentats des ecclésiastiques pour op-\ primer les peuples et les princes. » On ne. trouve de cela aucun indice écrit nulle parti (Ibid.)
44. « Les orateurs français furent excité.4; à faire la protestation qu'ils apprêtaient, pas le discours d'un évêque qui , dans l'assem-ti blée du 22, avait parlé d'une manière acerbe sur la reprise du chapitre interrompu des princes. » Néanmoins, deux jours avant, le' ambassadeurs avaient, dans ce but, demandé et obtenu des présidents la faculté de s'exprimer en public au nom du roi , san« pourtant en découvrir les motifs. (Ibid.)
45. « L'ambassadeur du Ferrier a motivé sa protestation d'après la manière de voirqui lui avait manifestée le cardinal de Lorraine.) Cependant dans le volume des actes du concile, et d'autant plus en son désavantage qu'il est imprimé à Paris, on lit une Ictlredf ce cardinal au roi où il démontre des sentiments opposés à l'ordre donné de protester (Ibid.)
46. « Les Français avaient remarqué qu'or abolirait les annates dans le chapitre quatorzième de la réformalion, bien qu'ensuit* il en ait arrivé autrement. » Ceci est trèsfaux; le cardinal de Lorraine et beaucouf d'autres les défendirent ouvertement, et jamais on n'a proposéà l'assemblée de lesabolir. (Ibid., ch.3.)
47. .( Les évéques français que Pie IV déposa pour cause de religion furent au nombre de cinq. » Tandis qu'ils furent au nombn de sept. (Ibid., ch. 6.)
48. « La sentence fut prononcée contre cm le treize d'octobre. » Tandis qu'elle le fut h vingt-deux. (Ibid.)
49. « Le cardinal Hosius fit le malade pour éviter d'intervenir dans la dernière assemblée sur le mariage, se faisant scrupule de donner son assentiment au décret sur le: mariages clandestins : c'est ce qu'il a même déclaré de vive voix. » Mais les mémoires di Mendoza ne disent rien de tout cela; et l'or trouve l'opposédansceux de Paleotlo. Outn
cela, ce cardinal envoya le lendemain son opinion par écrit dans un sens tout contraire; et, dans cette émission de sentiment, son rapportant sur cette affaire au jugement du pape, il ne dut point avoir de remords de conscience à étouffer. De plus, la maladie du cardinal fut si longue et si connue que non-seulement elle l'empêcha, pendant ces jours, d'assister aux délibérations de l'assemblée dans les sessions, mais encore, dans le temps qui suivit, elle le laissa si faible qu'il ne put prendre une part active aux fatigues assidues do ses collègues. 11 s'en excusa avec douleur auprès du pontife. (Ibid., ch. 7.) 50. « Tous donnèrent leur approbation
i aux anathèmes sur le mariage. » Néanmoins, sans compter le cardinal Morone et d'autres encore qui cornbatlaienl le douzième, le cardinal de Lorraine et plusieurs autres contredirent le sixième ; il y en eut encore quelques autres qui furent contestés. (Ibid.,ch. 9.)
• 51. « Le décret de réformation, auquel on ajouta quelque chose d'après les représentations de l'orateur espagnol, et où il est trailé de celui qui doit connaître des causes criminelles des évêques, fut rendu le cinq. » Ce ne fut que le six que fut rendu un décret sur la puissance accordée aux évêques d'absoudre leurs sujets de tout crime occulte,
i néme de celui d'hérésie au for intérieur.
\lbid.,ch. 10.) : 52. « Il y a dix-neuf décrets d'imprimés
[lor la réformation.» Leur nombre se monte réellement à vingt. (Ibid.)
53. « La correction du décret sur la distrimtion des revenus ecclésiastiques à presrire aux évêques, avait été commise aux oins de Zambeccaro, évêque de Sulmona. » 'andis que le cardinal de Lorraine, Guerrero
autres, en furent les promoteurs, comme il st démontré par les mémoires de l'évêque cSalamanque. (Liv. XXIV, ch. 3.)
54. « Vargas, orateur du Roi Catholique à orne, ne voulut pas, quoique sollicité par le omte de Lune, renouveler ses instances 'our obtenir la prolongation du concile endant la durée de la maladie du pontife, et on voit, par la réponse reçue peu de jours uparavanl, qu'il s'en rapportait à la discréon du concile. » L'opposé se lit dans une ittre du cardinal Borromée au légat, datée u 14 décembre. (Ibid., ch. 4.)
55. « Lainez, avec cette manière de s'exrimer : Per hœc, et non per hoc, ayant obnu l'exception de sa compagnie du seizième icretqui traite des renonciations que l'on est point obligé de faire avant le noviciat. nriii, encore par la fraude, la compagnie temple des autres choses contenues dans s quinze chapitres antécédents. » Au contre, cette formule per hœc y fut insérée sen l'intention du concile, ainsi que la chose requérait; et la compagnie n'a jamais csyé, par cette raison, de se soustraire à icune des dispositions contenues dans les apitres précédents. [Ibid.)
56. « Lainez en donne pour raison qu'au- ' n autre ordre régulier n'avait jamais pu
admettre à îa profession depuis longtemps.» Cependant on voit le contraire dans beaucoup de livres sur l'institution de la compagnie. (Ibid.)
57. « Ce fut lui qui posa les fondements sur lesquels les jésuites qui suivirent purent fabriquer la singularité que l'on remarque dans leur communauté. » Tandis que le concile même , et dans le même endroit , assure que leur institution était déjà confirmée par le saint-siége; savoir, par Paul III et par Jules III. (Ibid.)
58. « Lorsque , à la fin de la dernière session , on demanda aux Pères s'ils voulaient bien terminer le concile , et que les présidents demandèrent en son nom, au pape , la confirmation de tous les décrets, les voix ne furent point, selon l'usage, données une à une , mais ils répondirent tous ensemble : Nous le vouions. » On lit précisément le contraire dans le journal d'Aslolphe Servanzio , qui était là présent et servait Massarelli, secrétaire du concile. (Ibid., ch. 8).
59. « L'on réputa généralement faites par légèreté et par vanité les acclamations que le cardinal de Lorraine entonna après la clôture du concile , étant peu séant à un tel prince et prélat de remplir un office qui convenait plutôt à un diacre du concile qu'à un archevêque et à un cardinal si recommaudable. » Loin de là , les mémoires qui rapportent ce fait sont unanimes pour applaudir le cardinal sur ce sujet. (Ibid.)
60. « A la fin du concile , on ne fit pas souscrire les ambassadeurs des princes , à cause de l'absence de celui de France; parce que sa signature ne se trouvant point parmi les autres , c'aurait été déclarer que les Français ne recevaient pas le concile. » Néanmoins , deux jours après la clôture du concile, on recueillit par écrit les acceptations largement motivées de tous les orateurs qui étaient à Trente, sauf celle du comte de Lune qui refusa de la donner, et les souscriptions aux actes avec les indices authentiques, demandées par deux notaires du concile , et séparées des souscriptions des Pères. (Ibid.)
61. « Le pape demeura dans un état si perplexe à cause des plaintes de la cour et de l'opinion générale des cardinaux , à l'occasion de la confirmation du concile , qu'il résolut de réunir une congrégation ; et Soavc, en en rapportant le résultat, dit que les avis partagés offraient l'image d'une délibération qui se tient en balance. » Tandis que le pontife, encore convalescent, convoqua de suite une assemblée consistoriale , où il déclara qu'il voulait la confirmation et l'exécution du concile. Indépendamment des actes consisloriaux , on peut lire sur ce sujet une lettre en date du 5 janvier 1564, de Ptolomée Gallio, secrétaire du pape, à Visconti, nonce en Espagne. On découvre dans ces deux pièces les soins multipliés que le pape a employés afin que personne, ni en consistoire , ni ailleurs , ne pût obtenir des provisions contre les ordonnances du concile. (ibid., ch. 9.)
62. « Le pape n'avait point vu les décrets du concile , sauf celui pour demander la confirmation ; conséquemment il a confirmé ce dont il ne connaissait pas la teneur.» Soave ajoute ici une réponse à l'aide de quoi il argumente sur le peu de liberté du concile dans la délibération des matières proposées. » Mais dans la bulle de la confirmation donnée
dans le but de contenter ies catholiques, de mandèrent instamment au pape l'usage de 1 coupe, le mariage des prêtres et d'autre relâchements des lois ecclésiastiques. Pou ce que Soave dit de la coupe, cela est vrai mais il n'en est pas ainsi de ce qu'il a rap porlé^niparavant : car depuis que le concile ajoute-t-il, s'en est remis au pape pour 1
par décret du consistoire, et souscrite par les concession de l'usage de la coupe, l'Empe
cardinaux eux-mêmes , on lit que le pontife reur ne réitéra plus ses instances, parce qu
avait reconnu que tous ces décrets étaient le peuple voulait que ce fût le concile qi
catholiques et ut:les au peuple chrétien. Sans par sa puissance lui fît cette concession, (
compter qu'il était très-notoire que non- non le pape. » On voit évidemment la laus
seulement le pape avait reçu successivement seté de ce récit dans le livre XVIII , chap. ï
les décrets des sessions, mais encore toutes cl dans le liv. XXII, chap. 10. Pour la verit
les personnes qui connaissaient la langue du présent fait, voyez le liv. XXIV dans 1
latine. Ainsi, tant sur ceci que sur la liberté chap. 12. du concile, voyez dans le livre XXIV le 66. « Le pontife, dans une promotion fait
chap. 9.
63. « Les Français n'approuvaient en aucune manière la possession des biens fixes chez les ordres mendiants; ils disaient que c'était là un artifice de Rome, au moyen du quel les monastères enrichis se déclaraient eii commende. » Au contraire, les ordres par les richesses desquels se sont fondées les oommendes , lurent des religieux qui ne firent jamais de vœu de ne point posséder de biens stables : ce vœu , selon l'universalité et la fréquence, a commencé dans les ordres mendiants. Outre cela les Français, quoiqu'ils n'acceplassentpas le coneiledans beaucoup de ses points de réforme , ne firent néanmoins aucune difficulté sur celte faveur accordée aux ordres mendiants de posséder des biens permanents, comme on le voit effectivement. Loin que ce décret leur eût déplu, quoique les biens de celle nature passent depuis en commende, la plus grande difficulté que firent la Mine et ses ministres, et qui empêcha l'acceptation du concile, fut l'enlèvement des commendes comme d'une chose qui, en Fr :nce, était toute à la disposition du roi. [Ibid., cli. 10.)
64. « Personne en Germanie, pas même les catholiques , n'observèrent les règlements disciplinaires du concile.» Celle assertion est en opposition manifeste à ce que nous connaissons sur ce sujet de ces contrées. [Ibid., ch. 12.)
65 « l 'Empereur et le duc de Bavière ,
quinze mois après la clôture du concile, éli plusieurs de ceux qui l'avaient servi fidèh ment au concile, et n'en prit pas un sci de ceux qui soutinrent que la résidenc ou l'institution des évêques était de dro divin, quoique d'ailleurs ils méritassent 1 pourpre. » Cependant, parmi les prouu qu'il énumôre, il y en a qui prirent une pa bien minime aux délibérations du concile tandis qu'au contraire, il y en a qui, ayai défendu Irès-vigoureusement les droits (J pape, et dont deux plus tard ayant été élev< au pontificat, ne furent point compris dai| celte promotion. De plus, il ne pouvait êl| nuisible à personne d'avoir soutenu que résidence était d'institution divine ; puisqi| le pape lui-même, comme en fait foi la rel; lion de l'ambassadeur de Venise, tenant pol celte opinion, défendit de ne rien faire quil fût contraire, et consentit à ce qu'on reiul un décret motivé d'une manière très-favf ra le à ce sentiment, qui dans la suite a t| communément suivi par les écrivains II plus obséquieux au saint-siège. (Ibid., cli| pitre 13.)
67. Les aulres et innombrables erreurs Soave, qui sont réfutées dans noire hl toire,nese trouvent point rapportées dansf catalogue, soit parce qu'elles demanderais unelrop longue explication ; soit parce qj leur réfutation dépend, non pas des seut preuves tirées des faits, mais aussi de la d| cussion ; soit pour d'autres motifs.