‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 172 sur 373 · Le cardinal de Lorraine, dans sonl · texte numérisé non relu

Le cardinal de Lorraine, dans sonl

LIVKE VINGT

sentiment, qu'il émit en public, aftinne que l'épiscopat et le cardinalat sont deux choses qui se repoussent; et, par conséquent, il n'approuvait pas que les cardinaux fussent évêques. «Néanmoins il soutient ouvertement le contraire dans le liv. XX, ch. 17.

22. o Ce cardinal dit, dans une seule assemblée, ce qu'il avait envie de dire à ce sujet. » 11 n'en est pas ainsi. Ce fut divisé, de fait, en plusieurs assemblées, et fournit matière à de grandes contestations. (Jbid.)

23. « L'évéque de Compagna fut nommé secrétaire du concile, en remplacement de Massarelli, retiré à cause de la maladie de la pierre ; et ainsi tomba d'elle-même la difficulté sur la demande de l'Empereur de nommer deux secrétaires, comme faite par la seule raison que Massarelli remplissait celle fonction.» Mais ceci arriva bien différemment, comme on le voit dans le liv. XXI, clin p. 3.

2ï. a On avait dressé pourBirague, ministre du roi de France, une formule de réponse où l'on approuvait la paix faiieen ce royaume; mais les présidents l'ayant communiqué- au cardinal de Lorraine, qui la blâma, on en minuta une autre dans un style bien plus sec.» 11 en est tout autrement, car les légats ne crurent jamais que le concile eût à parler pour approuver ce traité de paix ; et c'est au-si éloigné de; la vérité qu'ils abandonnèrent leur projet désapprouvé par le cardinal, que ce dernier au contraire excita uu trèsgrand tumulte dans l'assemblée, afin que les Pères n'augmentassent pas l'affliction du roi en interprétant ce fait d'une manière défavorable. (Ibid.)

25. « Le comte de Lune commença vers la mi-juin à manifester les ordres du roi sur la clause : Les légats proposant, oftmmo lui ayant élé transmis par l'intermédiaire do la reine de France, qui avait travaillé à porter le roi Philippe à la translation, en alléguant pour raison que le concile était privé de liberté dans la ville de Trente.» Cependant, le premier jour de l'arrivée du comte à Trente, et avant celle ambassade française en Espagne, il avait très-efficacement communiqué ses ordres au cardinal Morone. {Ibid, c. 5.)

26. « Le cardinal Morone ne se Fâcha point de celle requête du comte ; il ne voulait pas même qu'on en écrivît au pape, sachant que cela provenait de la conduite ci-dessus mentionnée, que la reine de France avait tenue avant qu'elle eût délibéré de satisfaire le pape dans les matières du concile. » Ce qui est si contraire à la vérité, que, outre que les légats devaient en informer le pape, ils devaient encore signifier à l'ambassadeur que s'il s'obstinait, ils mettraient en exécution l'ordre du pontife. (Ibid.)

27. « La réponse que le cardinal Morone donna sur cela au pontife, savoir : qu'il était dans la disposition d'abandonner plutôt la présidence que de consentir jamais à une telle déclaration, excita la jalousie de •es collègues, parce qu'il ne la leur avait point communiquée pour en délibérer auparavant, et qu'il leur paraissait vouloir se

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trop élever au-dessus d'eux.» Cependant on lit deux lettres écrites d'un commun accord par les légats au pape, dans ces mêmes sentiments , demandant tous permission plutôt que d'en venir à l'exécution. (Ibid.)

28. « L'Empereur engagea le comte de Lune à détourner le roi de cette délibération, proposant que quand on douterait du préjudice porté à la liberté des futurs conciles, la déclaration à la fin de celui-ci suffirait. » Une telle proposition n'était pas nouvelle, et les présidents l'avaient faite au comte. (Ibid.)

29. « Le tumulte, parmi les orateurs, à l'occasion de la prééminence, étant apaisé, le cardinal de Lorraine proposa une autre question qui était d'abandonner les deux articles controversés. » Le tumulte fut apaise dans le commencement de juillet, et dès le 3 de juin il s'était mis en route pour Rome, accompagné, dans le même but, du secrétaire de l'évêque Gualfieri : et Musotto, alors secrétaire du cardinal de Lorraine, en manda la nouvelle à son patron dans le temps que le tumulte était porté à son comble. (Ibid., ch. 13.)

30. « Le cardinal de Lorraine, ayant alors reçu, dans des lettres bienveillantes que lui a envoyées le pape, l'invitation de se rendre à Rome, se détermina à lui donner toute satisfaction dans celte circonstance : en conséquence, ayant pris auparavant les autres mesures particulières, il vint dans cette réunion ad hoc d'un grand nombre des principaux prélats, où l'on posa, avant la tenue de l'assemblée générale, les bases de l'accord sur L'ordre et la résidence. » Au contraire, cette réunion spéciale se tint longtemps avant l'invitation de venir à Rome, que le p lue fil au cardinal de Lorraine. (Ibid.)

31. « L'archevêque d'Otrante s'opposa de tout son pouvoir à celte résolution. » Cette assertion est évidemment fausse, car les légats lui en attribuent la part principale et, dans \c< réponses du cardinal Rorromée, on voit qu'il est honoré, au nom du pape, dans les termes les plus flatteurs. (Ibid.)

32. « La majeure partie des Espagnols, dans la session vingt-troisième, ne consentirent aux décrets de la doctrine que sous la condition qu'on tiendrait la promesse faite à l'ambassadeur de leur roi, laquelle était (comme il assure) que, quand on aurait établi l'autorité du pontife en confirmant la teneur de celui de Florence, on déclarerait en même temps que les évêques sont d'institution divine. On voit par les actes du concile, non pas la majeure partie, mais seulement trois évêques espagnols, consentir conditionnellement à ces décrets. » Et, parmi ces trois, le seul Avosmediano fait mention en général de je ne sais quelle promesse qu'auraient faite les présidents sur le sixième et le huitième canon, sans avoir même exprimé ni à qui, ni en quoi elle a élé faite. {ibid.)

33. '( Les légats répondirent à la proposition du comte de Lune qui voulait que l'on appelât les protestants au concile , qu'ils réfléchiraient mûrement sur ec sujet. » Au

eontraire,le cardinal Morone dit franchement les histoires rapportent que les snhges se dans sa réponse que ce serait une peine inu- donnèrent sur vingt-un articles. (Il {.) tile. (Liv. XXII, ch. 1.) 41. « Le comte de Lune, ayant nnandé

34. «Les ambassadeurs espagnols restant H110 ^^ la réservation au pape d causes Rome auraient pris, auprès du pontife, la des évêqnes , on consen al les droit de lïn-

quisition, a impute au procureur d chapitres l'opposition sur celte affaire encon- Irée dans les présidents, et l'a, r celte raison, obligé de partir. » Mais il n'< est pas ainsi : la dénonciation cl le dépat curent

défense du comle de Lune, qui s'opposait à la clôture du concile. » Ils firent tout le contraire, car ils assurèrent que ce ne pouvait pas être l'intention du roi, ils en écrivirent au comte avec succès , et remirent la copie

de leur lettre au pape, qui en donna communication aux légats, (Ibid.)

35. « La demande des Vénilieui en faveur de leurs sujets Grecs, sur la dissolution pour cause d'adultère des mariages consommés, a été changée généralement. » Ce sont eux qui en ont précisément exposé mot à mot la formule. (Ibid., ch. 4)

36. « L'agitation, occasionnée dans le Milanais par l'introduction d" l'inquisition à l'usage des Espagnols, ne cessa chez ces peuples et les évéques , qu'au moment où les Espagnols, instruits par l'exemple funeste de la Flandre, se désistèrent de leur entreprise.» Tandis que la véritable raison de cette conduite, c'est que le pape, prévoyant les troubles et les inconvénients qui naîtraient de là. lit connaître aux Milanais etanx Pères sa détermination pour l'abandon de cette affaire. f/6., ch. 8.)

37. « Le ponlife, ayant entendu les différentes demandes des orateurs sur la réformation, s'emporta lorsqu'il s'agit de la clôture du concile. » Cependant il l'avait instamment recommandée à ses légats avant l'arrivée de ce l'ait. (Ibid.)

38. « Les Français, pour détourner les Pères d'entreprendre la réforme des princes séculiers, divulguèrent l'ordre qu'ils avaient de prolester; mais cela produisit un effet tout contraire, en portant une foule à s'engager par écrit à ne rien dire sur les autres chapitres , si l'on ne délibérait pas sur celui-là.» Au contraire, les orateurs tinrent cet ordre

tellement secreî, que non-seulement les évè- (^W.)

lieu longtemps avant cet obslachque le comte de Lune ne saurait attribuer ix procureurs, non plus qu'aux évoque qui lui étaient contraires. (Ibid.)

42. « La contestation publique sires mariages clandestins, et la communii lion de tous les articles donnée aux Père eurent lieu après la prorogation. » Tandis ue ces deux chos s se passèrent avant euam ta hut d'empêcher la prorogation. (Ibià

43. « L'Empereur écrivit au oardiil Morone à l'occasion du chapitre des -"inces, sa\oir : Que tous les maux passé» pr< naient <lrs attentais des ecclésiastiques pir opprimer les peuples elles princes. On ne trouve de cela aucun indice écrit nt 5 part.

[Ibid.)

44. « Les orateurs Français furen 'xcilés à faire la protestation qu'ils apprêta tt, par le discours d'un évéque qui , dans ssemhlée du 22. avait parlé d'une manier irerbe sur la reprise du chapitre interroi ni des princes. » Néanmoins, deux jours a nt. les ambassadeurs avaient, dans ce but,» nandé et obtenu des présidents la fa< lé de s'exprimer en public au nom du r , sans pourtant en découvrir les motifs. (//

45. « L'ambassadeur du Ferrier a îotivé sa protestation d'après la manière de irque lui avait manifestée le cardinal de Lo aine.» Cependant dans le volume des actes i concile, et d'autant plus en son désa ota^e qu'il est imprimé a Paris, on lit une Ire de ce cardinal au roi où il démontre d< sentiments opposés à Tordre donné de pi ester.

ques, mais encore les légats et les Impériaux , n'en eurent point le moindre in lice : outre que les bruyants déhats des Pères sur ce chapitre, étant arrivés le dix septembre, ne sauraient avoir été produits par l'ordre que le roi avait donné aux ambassadeurs, lequel, au rapport de Soave, leur lut remis le 11 du même mois. (Liv. XXIII, ch. 1.)

39. « Le pape pensant surmonter les difficultés du concile au movon de ses entreliens dans la suite avec le cardinal de Lorraine, manda à ses légats que ne pouvant tenir là session dans le temps assigné, ils eussent à la proroger de deux mois. » Mais, avant de lavoir éprouvée, le pontife ne douta jamais

e cette impossibilité : et lorsqu'il apprit la nouvelle de la prorogation, comme quelqu'un a qui celte disposition est tout à fait étrangère, il en manifesta à ses légats son grand mécontentement. (Ibid.)

40. « On vola sur vingt articles dans les assemblées de ces jours. » Cependant toutes

46. « Les Français avaient remarqi pTon abolirait les annales dans le chapili quatorzième de la réform ilion, bien qu isuite il en ait arrivé autrement. » Ceci os trèsfaux; le cardinal de Lorraine et bc icoup d'autres l^s défendirent ouvertement t jamais on n'a proposé à l'assemblée de >abolir. (Ibid., ch.3.)

47. k( Les évéques français que Pif ^ Reposa pour cause de religion furent a norr bre de cinq. » Tandis qu'ils furent au mbre de sept. (Ibid., ch. 6.)

48. « La sentence fut prononcée con l eux le treize d'octobre. » Tandis qu'elle 1 "l ,e vingt-deux. (Ibid.)

49. « Le cardinal Hosius fit le r Me pour éviter d intervenir dans la derni i assemblée sur le mariage, se faisant s< Pu,f de donner son assentiment au décret rW mariages clandestins : c'est ce qu'il a " déclaré de vive voix. » Mais les méau Mendoza ne disent rien de tout cela; trouve l'opposédansceux de Paleotto u'1

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cela, cee, ir n il envoya le lendemain son opinion pai critdansun sens toal COOtra ei, dan» • nission de sentiment, i i

rapportant ir cette allure au jugea* ni du

pape, il ne Jï point avoir de remords de conscience étouffer. De plus, la mail

trdinalfut si longue et si connue que non-seulen at elle l'empéi li.i, [>• iuI.miI jours, d'ass er aux délibération de I assemblée ila les sessions, m lis i m me, dans le temps qu sun il, elle le laiss.i si l lible qu il ne put rendre une part active aux fatigues assid s ii.> ses collègues. Il s'en \

i BU avec d jleur auprès du p mille. I Ibvl., ck. '

50. « T<> donnèrent leur approbation toxanathè is sur le mariage » Néanmoins, sans eottpu le cardinal Morone et d'antres encore qm i rabattaient le douzième, le eardin.il de Lutine et plusieurs autres contredirent le tienne; il \ en eut encore qoel-

lotr - I furent contestée [lbid.yen.9.)

51. « Le d ret de reformatioa, aoqnd ou ajouta quel e chose d'après les représenta"

r 'iir es| agnol, el où il est traiié de celui qudoit connaître des rauses criminelle^ il ■■ «réques, fut rendu le cinq Ce nefutqti' six que fui rendu Dn dé sur la poiss ce accordée aui évéques 'I absoudre |por sujeis de lo il crime occulte, mém n d'hérésie au for intérieur.

52. i II v dix-neuf décrets d'imprimés sur la réfon lion. » Leur nombre se monte réellement ; ■ i n k t . [ibid.)

53. I | i re< lion du décret sur la distribution des venus ecclésiastiques I prescrire iqi e ques, avait été commise uni soin* le Za leccaro, évoque de Su I mena. ■ Tandis q irdinal de Lorraine, Guerrero plan irent les promoleure.comme il est démont r taries mémoires de l'évéque

In WIN , rh. 3.) 54 v r ,f orateur du Roi Catholique à Rome, ne v« ut pas, quoique sollicite par le

corn!- la i ie, renouveler ses instances pour obten la prolongation du concile pendant 1a r rée de la maladie du pontife, el l'on voit, pa la réponse reçue peu de jours aupar.i> <ni i il s'en rapportait a la disi tion du corne. » L'opposé se lil dans une lettn i nal Borromée an légat, daté -

iaHdé / r/.. rh. S.)

55- iLain , avec cette manière de l'exprimer : /'< nrr, et non prr hoc. avant obtenu l'exi ej m de sa compagnie du seizième I <]ui i jte des renonciations qm l'on

" Ml point < lipe de faire avant le no\ i< i.il. par la fraude, la compagnie min s choses contenues dans i i pitres anlé< é lents. » Au con- 'rair II rmule per hœc j fui insérée selon l'intenll du concile, ainsi qne la chose |uérail t la < ompagnie n i jamais

le raison, de se soustraire à ■positions contenues dan- les i lents /

/ • ii donne poni raison qu'au- 1 r n'ai ail j.oii us pu

admettre à ta profession depuis longtemps.» Cependant on voit le contraire dans beaucoup de livres sur l'institution de la compagnie. Ibid.)

57. « Ce fut lui qui posa les fondements sur lesquels le> jésuite! qui siii\ irent purent fabriquer la singularité que l'on remarque dans leur communauté. » Tandis que le concile même . et dans le même endroit , assure que leur institution était déj i eonGnnée par le sainl-siég : savoir, par Paul III et par Jules III. (Ibid.)

58. « Lorsque , à la fin de la dernière session . On demanda aux l'eres s'ils voulamni bien terminer le concile , et que les présidents demandèrent en son nom, au pa:

la confirmation de ("Us les décrets, les roil ne furent point, selon l'otage, données une a une , m lis ils repondirent Ions ensemble : N >is le voulons.» On lil précisément le

contraire dans le journal d Astolpbe Servanzio , qui était la prêtent et terra I M it-

s m- i . tir.- du concile. [Ibid., ch. 8 ,

' « L'on répuia généralement laiies | r légèreté et par ranité les ima lions que

le cardinal de Lorraine entoi m> I,i

clôture du concile , étant peu sr qi ,\ uM i,-: prince ei prélat de remplir un ' - nî < e qui convenait plutôt a un diacre du < oncile qu'i un archeréque el I un cardinal si recominaii-

d aille. • Loin île h . les m- •innires qui rapporteot CC fait sont unanimes pour applaudir le cardinal sur ce tnj< t. [Ibid.

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