‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 175 sur 373 · DISCUSSION DES MOTIFS · texte numérisé non relu

DISCUSSION DES MOTIFS

aux conciles et canons et à V autorité du roy ; divine en cinq livres. Au roy de Navarre (1586); ouvrage réimprimé plusieurs fois en latin, et en dernier lieu à Gorckum, l'an 1678, sous ce titre : Innocentii Genlileti., jurisconsulti Delphinensis examen concilii Iridentini : in quo demonstratur , in mullis articulis hoc concilium anliquis conciliis et canonibus regiœque auctoritati contrarium esse. Distinction inV libros; k° par Charles Dumoulin ou tlu Moulin, dans une consultation en cent articles, publiée sous ce titre : Conseil sur le fait du concile de Trente, par me sire Charles du Molin, docteur ès-droits, professeur des saintes lettres, juriconsulte de France et Germanie , conseiller et maistre des requestes de Thostel de la royne de Navarre; 5° Par Guillaume Ranchin ou du Ranchin , avocat du roi à la cour des aides de Toulouse, dans un ouvrage divisé en sept livres et publié en 1600, sans nom d'auleur ni d'imprimeur, sous le litre de : Révision du concile de Trente, contenant les nullités dHceluy , les griefs du roy de France et autres princes diresliens de VEglise gallicane et autres catholiques; 6° par Heidegger, professeur de théologie à Zurich , dans un ouvrage en deux parties, publié, en 1672. sous ce titre : Concilii Tridenlini anatome historico-theologica in qua, prœmisso concilii textu post narralam ejusdem historiam, et subjunctas historiée notas, iisr/ue insertas vindicias Pétri Suave Polani adversus censuram historico theologicam Scipionis Henrici, Mesmnensis theologi; démina succedunt ejusdem controversiœ theologicœ, in quibus totius papalus Tridentini nervose refutali et convicti compendium exhibelur; 7° par Jurieu, ministre protestant et professeur de théologie , dans les réflexions historiques qu'il a mises en tête de son Abrégé de V Histoire du concile de Trente, imprimé à Genève en 1682; 8° Par Mi< hel le Vassor, prêtrede l'Oratoire, devenu anglican, dans la préface et les réflexions qu'il a jointes aux Lettres et mémoires de François de Vargas, de Pierre de Malvenda et de quelques évéques d'Espagne , touchant le concile de Trente, traduits de V Espagnol avec des remarques (Amsterdam, 1699) ; 9° par Frédéric Spanheim , professeur de théologie à Leyde , dans son Histoire chrétienne, imprimée avec le reste de ses œuvres à Leyde, en 1701; 10° par l'auteur anonyme de VHistoire de la réception du concile de Trente dans les différents états catholiques ; avec les pièces justificatives, servant à prouver que les décrets et règlements ecclésiastiques nepeuvent et ne doivent être exécutés sans l'autorité des souverains (Amsterdam, 1760).

3. Enfin, on les trouve ça et là éparses , dans Luther, Calvin et un assez grand nombre d'écrivains protestants, ou de jurisconsultes laïques ; de sorte que les laisser sans réponse, c'est donner lieu de penser que le concile de Trente, reçu comme saint, légitime et œcuménique, par tous les pasteurs de l'Eglise catholique, n'a été, en réalité, qu'un conciliabule dans lequel toutes les lois ont été violées, tous les droits mécon-

nus et la religion de Jésus-Christ indigi ment sacrifiée à des intérêts personnels oi de criminelles et lâches complaisances. C laisser aux jurisconsultes laïques le dr de persévérer dans leur suspicion et de i jeter, comme nuls, des décrets dont les pi lements français n'ont jamais voulu pi mettre la promulgation officielle, et au quels le conseil d'Etat refuserait probabl ment encore aujourd'hui sa sanction, si e lui était demandée.

h. Il était donc indispensable de soumet! ces allégations diverses à un examen sévèr C'est ce que nous avons fait. Nous regn tons de n'avoir pas pu donner à ce travj autant de temps qu'il en aurait exigé. Mi si des circonstances indépendantes de nol volonté nous ont mis dans la nécessité marcher vite, elles ne nous ont nulleme empêché de marcher avec prudence, che chant la vérité, comme doivent la che cher tous les écrivains de bonne foi, c'e$ à-dire sans prévention et avec le désir si cère de la trouver.

5 Dans la crainte de scandaliser les faible les controversistes catholiques ne présente' ordinairement aux lecteurs que l'analyse» la substance des objections qu'ils comba tenl. Nous n'osons pas blâmer leur condi te, mais nous ne pouvons nous empêch de dire qu'ils se mettent souvent dans u| position fausse dont leurs adversaires ma, quent rarement de profiter. C'est pourqt] nous citerons textuellement et dans toi! leur étendue les allégations qui ont été pil duites contre le concile de Trente. Si l'u| d'elles se rencontre exactement la mêmj dans plusieurs auteurs, nous la prendre! de préférence là où elle est plus déveloj pée , et en apparence mieux motivée, nous sommes obligés de traduire, nousmj trons en notes le texte original.

6. Un honnête homme a certainemel raison de s'indigner lorsqu'on semble mf tre en doute sa loyauté et sa franchise. Ml celui qui traite des questions controverse doit prendre de lui-même , et sans attew| qu'on lui en fasse la demande, toutes précautions qui peuvent donner à sa pari plus de garantie et assurer à ses discussi<| un résultat plus prompt et plus salisfaisal

7. « Celle querelle, ajouterons-nous a| Jurieu, est assurément de la dernièreimp tance ; il n'y va pas moins que du salut élj nel : ainsi tout le monde a intérêt d'en \ le fond. Il serait à souhaiter que nous pUj sions plaider devant un juge désintére mais cela ne se peut. Ml n'y a pas d honn* gens dans l'Europe qui n'aient pris leur | ti, et ceux qui flottent entre les deux r gions sonl trop mauvais chrétiens pour an l'honneur d'être juges dans une cause proprement est celle de Dieu. Mais au m<j nous supplions le lecteur de renoncera préjugés pour quelques heures et de ji sans prévention de quelle force sonl nos sons. » [Réflex. hist., p. 3.)

8. Pour mettre de l'ordre dans notre cussion , nous réduirons à dix chefs pri

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