‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 197 sur 373 · Deuxième concile oecuménique constantinople · texte numérisé non relu

Deuxième concile oecuménique constantinople

DE

L'empereur Justinien n'assista pas non plus à l'ouverture du second concile de Constanlinople. Il envoya simplement une espèce de mémorandum qui fut lu aux Pères, et dans lequel il disait que les trois chapitres, dont l'examen était l'objet principal de la réunion, avaient été condamnés de vive voix et par écrit, non pas une ou deux fois, mais souvent par le pape Vigile, avec lequel il s'était entretenu lui-même à ce sujet

278. Ce concile fut présidé par Eutychès, patriarche de Constanlinople. Le pape n'y envoya pas ses légats. Mais il approuva, et

(1) c Quia igitur voluimus interesse sanclo concilio, rctinent vero nos publics et necessarhe militâtes lin expediiione : dignelur vesira religio non arbilrari .grave, noslne tranquillitatis absentiam sustinere;

sed orare, quatenus ea qm: inler manus haberaus, Deo auxiliante bene disponenles, illuc venire possimus : ut nostra pictaie présente decernanlur qux omnem discordiam quxsiioneniquc subinoveanl, et 'Conlirmenl veram et venerandam orlhodoxomm fidem. » (Val. et Marc, aux Pères.)

(2) < Quibus lu quidem sicut membris capui, praeras in bis quae luuwi tenebant ordinem, benevolenliam prseferens. Imperaiores vero /idoles ad oriinandimi decenùîdime prxsidebant, sicul Zoroba- 3el et Jésus, Ecclesi3c, laniuam Jérusalem, aulificaionem renovare circa dogmata annitenies. > (Lellre syn. des Pères au pape Léon.)

(3) « Tamen in bis fralribus Pascbasino et Luceuio episcopis, Bonifacio et Basilio presbyleris, qui ab postulica sede direcli sunt, me synodo vesira l'raernitas exislimet praesidere, non abjuncta a vobis raîsentia inea, qui nunc in vicariis meis adsum, et iindudiim iu fidei caibolicae praedicalione non deuni. » (Le pape Léon au concile.)

(4) «In nomiiieDomini noslri Jesu Cbrisii, consulta piissimi et amatoris Cbristi imperaioris Flavii

arciani perpelui Augnsti, et ejus qui fu rit déclarais sub die ociavo idus octobris, indiclioue quarla in l>alcbedonensiciviiaiemelropoli province Bnhyniac, cta est synodus ex decreto piissimorum imperalomValeminiani et Marciani, congregaiisin ecclesia nclae aç tiiumpbalricis marlyris Eupliemiae glorio- >simis judicibus, id est, mignificenlissimo el gloisissimo magisiro militum et, etc. » Suivent les 'us des autres; après quoi il est dit : i Conve-

ÎNTE F-TIAM SANCTO ET UNIVERSALI C0NCILI0, SCCUI1-

1 m sacram praeceptionem in Cbalcbedonensi urbe '"grcgaio, id est, Pascbasino et Lucenlio reverendis-

• »i8episcopis,el Bonifacio religiosissimo presliytero, «lenlibus locum s;inclissiini el reverendissimi ar- J'episcopi abnm urbis Romne Lconis eic. i (Ac-

* du concile de Clialcedoi ,e.)

Conc. de Trente. III.

les évêques d'Occident reçurent ce qui avait été fait, et c'est ainsi qu'il devint œcuménique.

279. Les actes de ce concile furent signés d'abord par l'empereur Justinien en cette manière : Flavius Justinien fidèle en Jésus- Christ, empereur des Romains, f ai souscrit consentant à tout ce qui a été défini, et lerece-rvant (1).

On laissa libre l'espace que devait occuper la signature du pape. L'évêque de Constantinople signa ensuite de cette manière : Paul, indigne évéque de Constanlinople, nouvelle Rome, j'ai souscrit définissant. Tous les autres évêques signèrent de la même manière.

280. On était si loin de reconnaître à l'Empereur ou à ses ambassadeurs le droit de présider au concile, que Théodore, porteur de son mémorandum, ne. reçut audience qu'après que l'archidiacre Diodore l'eût demandée et obtenu pour lui du président (2), et il fut congédié immédiatement après la lecture de celte pièce.

281. Or on était alors en l'année 553, l'empereur régnant était Justinien, à qui on ne reprochera probablement pas de ne point connaître les lois, et cela se passait à Constantinoplo, siège de l'empire.

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