Aussi le dit cardinal Pol , le tiers
lesdits présidons, feit un livre du concile,
m il le dépouille de toute aulhorité, laquelle
I attribue au seul pape, disant et afGrmar.t
«nia cinquième question que le peu pie de Dieu
inivers (il entend l'Eglise universelle) n'a
iucune part ni aucune authorité, soit à pro-
iber, soit à commander, ou statuer des cho-
es mises en délibération au concile ; et que
; tout appartient au pape seul, qui est seul
«caire du Christ, et unique pasteur au mi-
£u des brebis dissipées, comme il est dit
la la quest. 14, 15,16 et néanmoins que le
oncile s'appelle général, parce qu'il repré-
» »ntc l'Eglise universelle. Combien que ceux-
; seulement y peuvent avoir voix ausqucls
K pape unique pasteur l'a donnée.
'393. « C'est aussi l'esprit de la bulle du
: décembre 1545, créature dudil concile,
idPiiul III l'appelle œcuménique, c'est-à-dire
"irersel, non que aucuns y ayent voix et
horité, sinon ceux ausquels et en tant
lement qu'il leur voudra donner. Mais
ce que toutes personnes le doivent celé— cr par humbles et dévotes prières, jeusnes
aumosnes qu'ils feront, gaignans pleine nission de tous leurs péchez, qu'il leur
laissé par escript que tous ceux qui sont convenu^ ou assemblez audit concile de Bouloigne n'y ont fait que vacquer et oeyer.
396. « Et qui plus est, ledit concile est demeuré nul, mort et fini; car attendu qu'il
précédent, mais seulement de la seule volonté dudit Paul III, lequel seul y présidoit, il est expiré et Cni par la mort d'iceluy.
396. Et aussi ledit prétendu concile de Trente ou Bouloigne n'eust point esté du tout finy, l'élection du pape et successeur par le décès diidit Paul III n'eust pas appartenu aux cardinaux, ny a leur collège, mais audit concile. Car c'est chose certaine que tout tout ainsi que le concile général est par-dessus le pape et par-dessus l'Eglise romaine, comme dit est, aussi pendant ledit concile, advenant la mort du pape et vacation du siège romain, lors l'élection , provision et institution en appartient au concile générai, et non pas au collège des cardinaux qui sont inférieurs et lesquels n'ont ladite puissance d'eux mêmes, comme ils ne l'avoyent d'ancienneté ; mais depuis leur a esté attribuée par le concile, comme il appert in Clem., in Rom., uni., de élection. Encores cela ne leur fut pas attribué tout à un coup : mais par dégrez commencez l'an 1059, comme appert au chapitre 23, distinct, au grand décret. Et partant pendant le concile, cela appartient au concile, et ainsi le tiennent tous les docteurs en théologie.
397 « Et outre l'opinion des théologiens, il a esté aussi défini, arreslé et esté pratiqué
pine en tous lieux le mercredy, vendredy par deux conciles, sçavoir est, par iceluy de (tsamedy prochains, suivans la publication Constance en la session quatorzième et en la
:c;le bulle, après lesdits trois jours non Viable (A ri. 23).
*9ï. « Aussi le décret de la première scssn dudit concile imprimé à Coloigne, faite
7 janvier 15V5, selon la computalion françse, porte qu'il n'y a que les evesques et instituez en ordre de prebtrise, qui puissent céhrer ledit concile à Trente. Ainsi tous cix qui en sont huylez et sacrez prebtres d pape en sont hors : encores de ceux-là n'y Su admis que ceux qu'il luy plaist, où à ses
session trente-neuvième, et par le concile de Basle en la session trente-septième. Or le décès dudit Paul 111, advenu, combien que la vacation ait duré plus de trois mois, toutefois jamais personne quelconque n'alla à Bouloigne-la-Grasse (combien quelle soit en Italie, et du patrimoine papal) peur l'élection du pape. Jamais ledit concile transféré à Bouloigne ne s'en esmeut, et ne feit autre chose, comme il l'eust fait, et ne l'eusl obmis, s'il eust esté et fust demeuré v ray concile. Mais
tiisliculenans y présidons en son nom, dos- attendu qu'il estoit finy et expiré dès le vi-
q;ls toujours est faite expresse mention en t' les les session dudit concile, pour inons- Pr que le tout dépend de la seul authorité e olonlé du pape » (N. 25).
95. « Davantage ledit concile de Trente, a es y avoir esté environ deux ans et fait Si sessions seulement, il fut par ledit Paul III hisporté à Bouloigne-la-Grasse, où il fut Sjpendu et délaissé sans y faire aucune ses- 81 1 durant la vie dudit Paul III, n'y depuis s< décès ; tellement que ledit prétendu conc' est demeuré du tout interrompu et sans c>ct. Ceux mesmes qui y ont esté présens «une le docteur Despenli homme noble et lr -docte (1), ont franchement confessé et
) Claude d'Espencc , jouissait d'une grande réî* lion de savoir, que ne justifient pas les dcclama-
vant même dudit Paul III, et pour le moins par le décès d'icelui, le quel dès son vivant l'avait transporté, parce qu'il ne le vouloit conelurre, et qu'il avait honte de le revocquer expressément, il le revocqua taisibleblcmcnl par ladite translation et délaissement. Et du moins fust du tout finy et estinct par sa mort. Il n'y falloit et esloil impossible y avoir recours. Claire démonstrance qu'il estoit du tout supprimé et finy. Néanmoins l'an 1551, le pape Jules III l'auroil reprinset continué audit lieu de Trente, comme il
lions peu sensées qu'il a Insérées dans ses commentaires et la rétractation publique qu'il l'ut obligé do faire au rapport de Rédan. C'est lui qui ramena Dumoulin au giron de l'Eglise.
DISCUSSION DES OBJECTIONS CONTRE LE CONCILE
appert par sa bulle du 14 novembre 1550, causam sustentarunt Itali, quos sui beneftcii
qui est une autre nullité dont appert par la papa fecit Erant autem in concilio Itali
fin du tiers tome desdits conciles imprimez à centum et quinquaginla, ex reliquis vero na-
Coloigne l'an 1551, par la diligence mesme dune créature du pape, cordelier de l'observance, dénommé au commencement desdits
conriles.