‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 217 sur 373 · Le cardinal de Lorraine, dit Visconti · texte numérisé non relu

Le cardinal de Lorraine, dit Visconti

mrlant, en cette occasion, de l'autorité du

Vnpe et du concile, dit encore, que pour tenir

es prince* plus soumis au saint-siége, il serait

url utile, en ce tmps,de s'accorder, s il était

>osnble , touchant quelque explication con-

nxable du pouvoir de Sa Sainteté et de celui

kt synodes œcuméniques, dont il avait déjà

\it son sentiment aux seigneurs légats, pro-

ictt int aussi de le donner par écrit à mon-

tigneur le cardinal Moron , et lui disant en

tostunce : que lorsque le concile est convo-

Uipar le pape, et que ses légats y président,

a Sainteté est obligée d'en observer les dé-

'tts gui sont étab'is , sous peine d'anathème,

incernrint 1rs matières de foi , au sujet des-

■lelles le concile ne peut pas se tromper, d'au-

nt qu'il fait ses statuts avec l'assistance du iint>-Esprit.

600. Cet éminent prélat déclara que son 'itimrnt, conçu en ces termes, était le même "celui de la Sarb.roie. et que de pareils crets, en matière de foi, seraient reçus en ance et en Espagne, sans autre formalité,

'oii/u'ils ne fussent pas confirmez par le ipe ; mais qu'il pourroit néanmoins, comme t/e suprême, les annuller, en déclarant irréjiier le procédé du concile. Il ajouta, que ' fanons de la foi n'ont pas besoin de la ra- 1 cation du pape , comme les règlements faits l tries mœurs, au sujet desquels, le concile Urant errer, il est nécessaire qu'ils soient infirmez par Sa Sainteté, qui peut dispenser 'cette matière, pour l'utilité de l'Eglise. Il °»ra qu'en communiquant ainsi son senti- "il aux seigneurs légats , il les en trouva i 'dez, excepté le cardinal Simonette, qui une opinion différente , sur l'article de 1 probation du pape : c'est pourquoi je ne

) Quidqiild aulem consiituimus in concilie» Ni- J*o precarnur vesiri oris consortio confirniclur. ,Llre, du concile au pape Sylvestre, publiée par

mon devait être celle des ultramonlains purs, pensait que cette approbation était nécessaire à tous. Du Ferrier et avec lui les jurisconsultes gallicans étaient d'avis, au contraire, qu'aucun des décrets du concile œcuménique ne réclamait l'approbation du pape. Il était bien difficile, pour ne pas dire impossible, d'éclaircir alors cette difficulté. Le mieux, par conséquent, était de demander la confirmation. Non-seulement on le pouvait, sans compromettre l'autorité du concile, mais on le devait en quelque sorte, afin de prévenir des objections d'un autre genre que les protestants commençaient à aire.

602. Ils prétendaient, comme ils prétendent encore , que les premières sessions étaient nulles. Ils alléguaient contre les autres un grand nombre de fins de non-recevoir. On tranchait court à toutes ces difficultés en faisant ratifier par le pape, au nom de toute l'Eglise, ei accepter par tous les pasteurs ce qui avait été décidé à Trente : car l'Eglise de Jésus-Christ a deux organes, incontestablement avoués pour donner ses décisions en matière de loi ou de discipline générale, le concile œcuménique et le pape, premier des pasteurs, agissant au nom de tous les pasteurs et de concert avec eux.

603. On nous dit que le concile de Trente n'arrêta pas les progrès du protestantisme, qu'il divisa les catholiques et fut un sujet de discorde entre les évêques et les chapitres, entre le clergé et les parlements, devenant ainsi plus nuisible à la religion qu'il ne lui fut utile.

604. Le protestantisme déborda comme un torrent. La Suède. l'Angleterre, une partie de l'AllemagneetdelaSuissefurent,dèsle primeabord, entièrement submergées. La France fut inondée. Pour peu qu'il se fût accru, l'Europe entière aurait été complètement envahie, mais il est toujours allé en s'affaiblissant , et une des premières causes de son affaiblissement, c'est la clarté, la précision et la solidité avec laquelle les Pères de Trente ont établi la vérité des points de doctrine sur lesquels les novateurs avaient jeté du doute.

605. Tous les hommes instruits peuvent se convaincre, par eux-mêmes, qu'il n'y a rien dans la doctrine de ce concile qui ne soit conforme à l'enseignement ancien de l'Eglise. Les théologiens catholiques le savent; aussi n'y a-l-il jamais eu personne, parmi eux, qui l'ait rejetée. L'accord sur ce point a toujours été unanime (V. section 11). La discipline seule pouvait donner lieu à quelques réclamations plus on moins fondées. C'est

DISCUSSION DES OBJECTIONS CONTRE LE CONCILE

à cette occasion qu'il y a eu refus d'approbation de la part du gouvernement français. C'est sur ce sujet que les chapitres pt les évêques. les parlements et le clergé ni été en dissidence, les évéques voulant qu'elle fût observée, les chapitres qui s'en ucoramodaient fort peu ne voulant pas s'y soumettre, elles parlements, soit par esprit d'opposition, soit par intérêt, prenant fait et cause pour eu* contre leurs supérieurs ecclésiastiques et le reste du clergé.

606. Cette lutte , dont les ennemis du concile de Trente ne pourraient, dans aucun ra< , S" prévaloir, a produit quelquefois des es scandaleuses; mais elle n'a jamais

partira agnitam veritatem ceu fur Us agita delere conantes....

Oramusetiam... intictissimutn imperatore Carolum... et omnes reges et principes ne prr textu synodi sinant damnari manifestant r ritatem, et confirmait idola et injustam u riliam grassantem... .Von assenliantur hypc critis qui agnitam veritatem obruere conar tur. (Acta conc Trid.i

61i. flœc cum sinl manifesta (leur ignc rance et leurs préventions) injuste faceremu si illius multitudinis, quam veritati inimica esse scimus , audaciam confirmaremus : qw ficret, si istam synodum judirem faceremu Xec dubium est, nihilo nosjustiores aut lib

tourné au détri'nent de l'Eglise, qui, de jour rioresjudices habituros esse quam habuitTk

en jour, gagnait en pureté et en sainteté, à -ure que l'autorité du concile de Trente s'étendait et se fortifiait.

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