‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 242 sur 373 · Quumpri aullum unquam conri · texte numérisé non relu

Quumpri aullum unquam conri

REPO^SES.

817. S'il étail vrai, comme le dit Charles Dumoulin , que toutes les vérités chrétiennes, confiées Je vive voix aux apôtres par leur divin maître, notre Seigneur Jésus- Christ, eussent été écrites par eux ou par 1 i é. angélistes, de telle sorte qu'il n'ait rien été enseigné dans la primitive Eglise qui ne soit dans les livres du Nouveau-Testament, l'Ecriture sainte serait alors la règle unique de notre foi , et l'on ne pourrai servir de la tradition et des usages anciens que pour expliquer et déterminer le véritable sens de la parole écrite. Mais Dumoulin, qui passe pour avoir été une des lumières du barreau, a compilé sans discernement et avec trop de confiance ou de mauvaise foi toutes les assertions hasardées, quelquefois même évidemment mensongères des premiers apôtres de la réforme.

818. Les livres du ri'ouveau Testament, nou, l'avons déjà dit, ne sont pas un code

igieux. Les points de doctrine ne se trouv ni là que d'une manière accessoire. Ils pourraient peut-être s'y trouver tous ; mais il n'es' pas plus raisonnable d'assurer qu'ils

ont tous, qu'il n'est vrai de dire qu'on a eu le dessein de tous les y tweltre.

819. Par conséquent, lorsque, pour écarter la roix <;< cusatrice des premiers siècles

l'Eglise, les protestants ont admis ea principe que l'Ecriture sai. te devait être la île règle de notre foi, ils ont fait ce ont Jé^u- Christ, ce que le.> apôtres n'avaient p;is voulu faire. Aussi ont-ils établi un prin- ( ipe faux, nous pourrions même le dire hardiment, un principe absurde. Il n'est donc pas étonnant que chacun d'eux en ait tiré des conséquences différentes, et que leurs plus habiles logiciens en aient fait sortir le déisme et l'indifférence.

820. Le concile de Trente eut donc raison de commencer ses opérations par la déclaration suivante : Le saint concile de Trente

'■nique et général, légitimement assemblé en V Esprit-Saint, sous la présidence des trois mêmes légats du siège apostolique, aytin-. continuellement <n vue de conserver exempt* d'erreurs, dons l'Eglise, la pureté même di C Evangile, qui promis aaparn.ra,! par les pro ts, dans les saintes Ecritures, a été pru-

Hum habitai nus ex ptiorum teeulo- mulgué de 1 ive voix par le Fils de Dieu noir

rum non omnes episeopi , ac ne Seigneur Jésus-Christ d'abord, et ensuite pré

nus exceptas, canonibus et stalulis ob- ché par .on ordre à toute créature, par te

ntur. Zoziuv, papa inter altos diserte apôtres , comme source de toute salutaire té

u niante, apud Gralianùm ipsum, causa rite $4 de la discipline des mœurs; et conside

I rentra statuta pal rum condere ait- tant que cette vérité et discipline est contenu

qui I >,".' muture nequid • aposlolicœ âu-

potest. Simili ter Cœiestinus ep. ad llly-

'■• opôs : Dominent ur nobis régules , non

regulis dominemur; sirn m subjecii ean mibus,

emonum prœrcpln \ , Sexrenlaid

1$ **ttimus,pridem ol 1 • H r. ehr..

dans des livres écrits et dans des tradition non écrites, qui reçues par les apôtres de l bouche de Jésus-Corist lui-même ou transm< n quelque sorte de nain en main, par U apôtres eux-mêmes, sous l'inspiration de l'Eprit-Saint, sont venues jusqu'à nous : ilreço avec respect et une égale piété,

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