‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 53 sur 373 · La proximité de l'Empereur et la prolon · texte numérisé non relu

La proximité de l'Empereur et la prolon

D Ws les ronflements que je trouve galion de son se pur à Inspruck, ou il voulait

ailleurs il) Ferdinand en prenait princi- tenir une diète, avaient déterminé le duc de

pâemen aux consdls de d?ux cardinaux Mantoue, son gendre, a se metre en route (1)

5» nM s «and né te Morone ctCicala, se- pour aller lui rendre ses devoirs. Son épouse,

M coïtnme au fai aKuer les actes de Eléonore, venait elle-même après lui, plus

cru été cl ouUe qui déplaît dans la con- lentement et d'un pas de femme pour a

ue des princes , à ceux de leurs ministres môme Un. Le duc était arrivé dans la ville de

qui pos'XTle "lus leur confiance et qui se Trente, qmse toMUrtMTijQBt ta»^

Tu SËtâSî U Lorraine parla en der- aya'nt t^ouvéTn 'oncle dangereusement ma-

nieMicu de co que l'empereur lui avait dit lade, l'amour et le devoir le contraignant

cônTrè ïï résistance qu'on' avait mise par le de s'y arrêter jwqu'a ce : que trois jours

passé, tant à laisser déclarer la juridiction après, c'esl-a-d.re le 2 ™?*™*™>;}"\X*

èt l'obligation des évêques comme étant de triste spectacle de sa mort. On en accu a e

droit divin, qu'à retrancher la clause : Les médecins, sous prétexte que n ayant .pas

légats proposant. Le cardinal se montra sa- connu sa véritable maladie ils ne lui av aient

lisfail les réponses qui lui furent faites sur point applique le remède convenable. Mais

è nr mier fa «» 4tK points ; mais quant si dans beaucoup de professions on a cou-

auwcnid, il dit aux légats (et l'effet vérifia turne d'attribuer à l'art les défauts des art»-

ses prévisions) qu'ils pouvaient se tenir pour bien assurés que le roi Philippe se monterait plus ardent et plus inexorable que Ferdinand, prétendant que le concile n'était pas libre, et que si les princes y avaient la lan-

sans, dans celle-ci, au contraire, c'est souvent le défaut de l'art qu'on impute à ceux qui l'exercent.

2. 11 cessa de vivre à l'âge de cinquante ans (2). Il avait porté la pourpre pendant

il ne, ei que si les priutc» y aiaicm m •«••- «■— - \-r — j- r — , .■ ». ,.• ,

gue liée, il ne savait pas- à quoi il servirait trente-six. Il avait un génie aussi élevé qM

d'y envoyer des ambassadeurs. Mais le car- sa naissance et une application au travail

dinal Seripandi répliqua qu'il lui semblait assez rare en un tel rang. Il réunissait dans

entendre parfaitement celle matière, et qu'il sa personne la splendeur d un grand prince

désirait en conférer plus à loisir avec le car- à l'édification d un bon ecclésiastique, et

dinal et lui faire comprendre que ces paroles l'estime d'une haute prudence politique a la

ne touchaient point à la liberté du concile, réputation d une pieté solide et vénérable. Il

afin que lui-même ensuite, et par son élo- fut célèbre par les éloges, principalement de

quence et par son autorité, fit sentir la même deux cardinaux tres-lellres, Bembo et bado-

vérité aux Espagnols et aux autres. Cette proposition parut flatter beaucoup le cardinal. Il finit en recommandant aux légats de procéder avec beaucoup de célérité, à quoi

let. Les deux plus grandes couronnes s'étaient accordées, malgré leurs rivalités, à le vouloir pour père de la chrétienté. Ceux qui l'exclurent alléguèrent pour raison , non

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il les trouva très-disposés. Enfin il les assura point ses défauts, mais sa prééminence, et

qu'il ne manquerait pas de faire part au l'on ne trouva point d autre reproche a lui

pape, dans ses lettres, de tout crt entretien, faire pour s'opposer a son élévation que cc-

voulant leur faire comprendre qu'il ne son- lui d'être trop élevé. Ce fut néanmoins une

geait point à se déclarer contre eux, mais de ses gloires d'avoir manque d obtenir la

plutôt à leur rendre service ; car, quand on papauté, non pas tant parce qu il I avait me-

traite avec les grands, c'est chercher à ren- ritée, que parce qu'il ne 1 avait point uesiree,

dre service à quelqu'un que de le mettre en ou que s'il l'avait désirée, ç avait été avec évidence par ses paroles, c'est le desservir que de le passer sous silence.

(I) Leilrc de Visconti au cardinal Borromée , 3 mars 1563.

(1) Lellre de Visconti au cardinal Borromée, l"ct 4 mus; des légats au même, 5 et-4 mars; journal du 2 mars 1563 ; lellre de Foscarari au cardinal Morone, 25 et 28 février, et Actes de Paleotto.

(2) Voyez Ciaccone à l'an 1527 avec le supplément d'Hughelli et de Viclorcllo ,el les auteurs par eux allégués, ainsi que l'Histoire du conclave où Pie IV fut élu.

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