‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 80 sur 373 · Avec quelle imprudence Soave ne s'en · texte numérisé non relu

Avec quelle imprudence Soave ne s'en

bfe-l-il pas dans le récit de ces événe-

piits! De distance en distance il aperçoit

«élément quelques lueurs incertaines dans

a orrespondance de Visconti avec le cardi-

ji'iBorromée. Mais Visconti ne fut point ap-

e\ à ces délibérations particulières ; et

'.Heurs, il ne parle de ce qui se passait

n a présence dans les assemblées générales

u confusément et sans suite; il ne fait que

jiher brièvement des sujets que d'autres

v eut la mission de trailer en détail. Ne

i . .Mil donc savoir ce que ces lettres ne di-

>i pas, il cherche à combler leurs lacunes

[ailes conjectures non moins défectueuses.

Blue Visconti ne donne que comme dou-

u, il l'affirme; tous les passages obscurs

i quivoques, il les tourne sans hésitera

inui de ses interprétations forcées, et vient

|n à bout de faire un tableau des plus ri-

Ictament faux.

jl assure tout d'abord que l'évéque de in agne fut créé premier secrétaire du l>n le en remplacement de l'évéque de Té- Isi1 que son infirmité forçait à se retirer : I -rteque par là même avait été résolue 1 «Inculte relative à la demande que faisait pnereur de deux secrétaires, [lut ceci est contredit par les faits. L'é- |'i ' de Campagna ne fut investi de celle lare que par une commission temporaire.

1: is de mort de celui de Telesia échéant, J uit résolu de ne pas le remplacer par un lecc. C est ce que les légats avaient ■ine au cardinal Borromée (1), le jour m que Fumano commença à suppléer

I] juin 1.%3.

soi

Massarelli- Ils faisaient observer que sous Paul III celte charge n'avait pas été confiée à un évêque, parce qu'on la croyait incompatible avec celle dignité ; mais comme Massarelli l'avait exercée du temps de ce pape et sous le pontificat de Jules II, il avait acquis une telle habitude de ce genre de travail que Pie IV l'avait continué dans son emploi, malgré qu'il eût été depuis élevé à l'épiscopat. Quoi qu'il en soit, après sa guérison, il reprit ses fonctions jusqu'à la fin du concile; ce que Soave aurait pu apprendre dans l'histoire publiée à Anvers, et dans celle que donna à Rome Alde-Manuce, l'année qui suivit sa conclusion. Ce fut réellement d'après les sollicitations de l'Empereui qu'on adjoignit Fumano à Massarelli ; mais il y a lieu de s'étonner qu'oubliant ce qu'il vient de dire plus haut de la fonction de l'évêquede Campagna et de la solution des difficultés élevées par l'Empereur au sujet du secrétariat, il rapporte, deux pages plus loin, l'élection de Fumano, donné en second à Massarelli jusqu'à sa guérison. Ce passage, un autre où il se contredit encore au sujet de l'avis du cardinal de Lorraine dans la discussion du décret de l'érection des évoques au cardinalat, et mille traits semblables, prouvent évidemment que ce narrateur a composé son œuvre pièce à pièce, sans avoir conçu préalablement l'ensemble et l'économie du tout. Ainsi il remplit sa page des faits qu'il trouve au hasard sous sa plume pourvu toutefois qu'ils ne contrarient pas ses intentions secrètes; tous ceux de celle nature sont soigneusement écartés; il ne se donne pas même la peine de corriger les contradictions où il est tombé ailleurs au sujet des mêmes événements.

18. Venant ensuite à la substance des faits il assure qu'on avait rédigé une formule de réponse au discours du président de Birague, dans laquelle certaines expressions paraissaient approuver le traité de paix avec les huguenots; mais qu'ayant été présentée a 1 avance par les légats au cardinal de Lorraine, elle déplut à ce dernier : on fut donc obligé d'employer cette autre plus brève dont nous avons fait mention en premier lieu. Ces mesures attirèrent au cardinal les reproches des ambassadeurs français La réponse qu'on rendit ensuite fut rejetée à la fois et du cardinal et des autres Pères, autant a cause de sa longueur que de son ambiguïté.

Destinée misérable d'un écrivain , qui se confiant si souvent au hasard , n'en est pas une seule fois bien servi 1 Jamais les légats n curent la pensée de faire prononcer au concile une parole qui pût être une approbation de 1 alliance avec les hérétiques El il est si vrai que ce ne fut pas l'avis du cardinal de Lorraine, qui les en détourna, qu'au contraire dans la congrégation, ce dernier fil tous ses efforts pour empêcher les Pères d'affliger encore le roi en lui reprochant un acte qu'il avait si vivement regretté lui-même. C'étaient les Espagnols et non le cardinal qui eussent biffé scrupuleusemeni toutes les paroles qui

nrimitive Eglise ; mais la conduite irrègulién au'on tenait s'accordait mal avec ces beau; discours et faisait craindre pour leur sincérité Pourquoi ces immenses richesses accu mul'ées dans les maisons? Pourquoi ces tapi somptueux où l'or et la soie-etincellent? lou ce luxe, il fallait le déposer aux pieds de apôtres. Alexandre Sforce, évêque de Parnu tint le même langage. On croit que ces deu orateurs se proposaient , dans leur critiqu amère d'atteindre le cardinal de Lorrain lui-même. Chacun se montra d'une riguei outrée dans le sens où il abondait; ainsi Ai toine ajouta qu'on devait soumettre tous 1< évêques à un sévère examen et déposer ceu qu'on jugerait incapables.

k. Melchior A vosmediano, évêque de buadr dans une violente sortie contre les évéqu en titre, en vint à dire que la malice du d mon et la nonchalante oisiveté des prélats 1 avaient introduits dans l'Eglise; qu'il conv nait pour l'avenir non- seulement de suppi merces sinécures, mais de renfermer dans 1 monastères pour y faire pénitence ceux q en étaient investis. Pour ne pas blesser cet

„: „,. (-niii-niptit nrpçpnts <1U COnClle,

gavaient approuver ^fgJgSfj*; m.

il ne se montre pas mieux instruit ues au tre cîrco^tances1. Mais je fais grâce a mes octeurs d'une critique désormais inutile. On no saurait plus, après tant d'erreurs, 1 accuserdMgnorance -.l'ignorance est une condition de noire nature ; l'erreur suppose ou l'imprudence ou la mauvaise foi.

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