‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 89 sur 373 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Le président de Birague traite avec V Empereur de la translation du concile en Aie-

magne. - m^^^llZlecZ

cette néqociation. - Vers ce temps, le con cile lui donne publiquement sa réponse. - T)Lart de V Empereur pour Inspruck. - Ï,ïe7nte portée d% liberté eçclésiast^n France. — Décision du pontife. — Arrivée deTévênues et des théologiens flamands. - Les Seurs de Louvain et les Anglais relièrent avec instance une sentence contre t reine Elisabeth. - V Empereur dissuade de ce sentiment. - Ses raisons. - Les Pères sollicitent le pape en faveur de l achevéque de Tolède, alors renfermé dans les

les obstacles quun au.a» « . »■-, ■,"£„:, <], nane et des Pères, et dé|a il était instruit ai ïefus du roi Philippe. Ce fait confirme un erreur commise p'ar Soave et don no avons déjà touché que que chose. 11 prou en effet, combien peu la reine eta t dispose !^î.o lac vnînx lu souverain ponlift

dlns donna le comte de Lune, a son retour dis

Pruck , conforme avec ce que le prince lu

même en rapporta au nonce, fut . que '

Conditions auxquelles on avait a che

paix rendaient assez croyable la neiess

au'alléguail la reine, et qu il était loin

nenser nue celte princesse eût consenti i

plein gre à un accord si chèrement pay.

5ue néanmoins il se croyait obligé de ne p

accéder à la translation demandée , .par

qu'en toute autre ville d'Allemagne il M

?ait pas les mêmes moyens d'assurer m

pendance du concile : en trois jours 1 pu

vait, en cas d'attaque, réunir douze mi

(1) Lettre de Visconti au cardinal Borromée,

'"(VlfeuVes des légats et de Visconti au cardi

Borromée, 11 juin 1503. . ^

(3) Lettre de l'archevêque de ^ara • ''^"ée US Lettre de Guallieri au cardina Borromée

juin. Une autre du nonce Dell ni, écrite p ar rdr.

Kpereur au même cardinal, et communiquée

lui àMoronc, le 30 juin 1563.

337 LIVRE VINGT ET UNIEME, hommes sous les murs de Trente ; qu'il était persuadé d'ailleurs que les luthériens ne consentiraient à se présenter au concile, fûtil rassemblé au cœur de l'Allemagne, qu'à des conditions trop onéreuses, trop contraires ,111 hnn nrflro «f A 1 « • jfl im •■

rcs au bon ordre et à la paix de l'Eglise pour qu'on les acceptât ; qu'enfin changer le siège de ses opérations, quand il commençait a procéder aune réforme si désirable, eut ete perdre tous les fruits que les gens de bien étaient en droit d'en attendre. De Rirague écrivait peu de temps après à du Ferrier et celui-ci le communiqua à Gualtieri, son collègue, que l'Empereur se chargeait de ce qui concernait la réforme, et qu'il entendait qu elle se fit en tout et pour tous. Ces particularités, la sollicitude constante de Ferdinand pour les opérations du concile, prouvent suffisamment combien Soave était peu Tonde, quand il fait écrire parce prince au 'cardinal de Lorraine : J'ai enfin louché au doigt l impossibilité de retirer quelque avantage del assemblée de Trente. Mais on sait la Va eur de celle expression sous la plume de notre ecr.va.n. Ce terme d'avantage désigne la communion sous les deux espèces, et 1 autres innovations de celte nature, au moyen desquelles il prétend faciliter la conversion des hérétiques , raffermir la foi ïbranlee d un grand nombre de catholiques Tançais ou allemands. Or, le concile n'était mllement disposé à les accorder. La suite le >rouvera,

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