‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 94 sur 373 · Aussitôt larécep .onde ces o dres · texte numérisé non relu

Aussitôt larécep .onde ces o dres

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ne leur donnait pas la première place. Le communiquèrent la ten

comte de Lune insistait pour avoir , pendant Wga s e heurcs

la célébration des saints mystères , le siège corme m i goU ce

par une lettre qui leur servirait comme d un nouclier protecteur en toute occurrence. Pie IV, importuné de l'obsession d Ayila et de Vargas , encouragé d'ailleurs par 1 heureux succès de ses premières instructions, se persuada qu'il en serait encore de même et répondre 9 juin, en ces termes : Les ambassadeurs du Roi Catholique nous pressent sans relâche de leur accorder un siège à l'église comme nous leur en avons assigné un dans les congrégations et les sessions, et de leur donnei une

lartaux cérémonies de la paix et de l'encens; f»eaf ^Hongrie; cette offre fut encore Ztrement le comte de Lune se croiraU obligé tugal « la tt ^^ Drasc0Witz lu, demi . -, j .„•-.„». j.. *nnrip. I ans les cir- îeiec. a tt >« „>;i a.,a 3 sp. Dron

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disent-ils, de se retirer du concile. Dans les circonstances présentes , la foi catholique n a plus d'autre défenseur que le roi d'Espagne , d autre secours que sa puissance Nous n avons donc pu nous refuser à ses désirs Ainsi vous aurez à faire présenter la paix et l encens pai deux ministres différents , qui l offriront simultanément au comte de Lune et aux ambassadeurs du Roi Très-Chrétien. Ayez soin, toutefois , d'exécuter ces ordres ai

FûTin^

feinte assurance, il leur promit,. aatant qu pouvait connaître le caractère : des França 1p succès le plus heureux. Il les pria pou ant défaire sonder leurs «^0»^»^ sujet par Drascowilz, sans révéler le secre ce négociateur, mais en le chargeant de p po e/cet expédient comme venant de JE.

Jereur. Drasco^itz en parla en effets c dinal de Lorraine. Le refus 1 ! plus abMW toute sa réponse. Il lu. fi t part al or a autre tempérament, dont on avait use i guère dans le différend survenu entre le P tugal et la Hongrie; cette offre fut encore ietée Ace moment Drascowiz lui dema 'quel parti il prendrait s'il avait a se prjj rer non plus comme Français, mais con cardma" et pour le bien de l'Eglise Le p exposa deux systèmes asmm.^»

T une Douvait se rendre a 1 église après >< SoCde lapaix et de **>*££*

KU..V ce dernier cas, amnait-il.

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riez rien faire qui nous soit plus agréable ffi6}?™ sanS aucune réclamation. Le»

5. AcettelettreBorromécen|oignitdcuxau- les °^s sans Francais eux-mêmes ne

tre* à trois jours de distance (2). Danslapre- pénaux eiie x .__., la na,x et mière,ilrecommandaitîesilenceleplusabsolu, excepté à l'égard du comte de Lune, et arrangement le plus paisible qu'il serait en leur pouvoir, sans toutefois qu'il dut nuire a la

m Lettres des légats au pontife, 22, 29 juin; de \isconTi 50 juin; de l'archevêque de bis, |«, piiHei. Ides de P» eotto; ceux de l'évêque de Sa lamanque. Jouînal Une relation imprimée dans le livre frança s dé à cité; une autre contenue dans les archives dû Vat-can, dans un livre intitulé : Tomus qumius de Concilie .

(1) 9 et 12 juin 1565.

Ips îours sans» dut/ui^ »-.—— pïrlaux elles Français eux-mêmes ne étaient-ils pas à recevoir -la t part cens après les ambassadeurs ecciesw CdeenpoiaoPgne et de Savoie. Drascaw^ « pas plus la proposition du cardinal 4 Lrdinal n'avait agrée > les ^nes agent déclara aux légats qu»

de la conciliation. . r

7. Le comte de Lune ne fut de reio pruck que dans la soirée du 27 juin, , n.ent de la congrégation. 1 *l attendre au lendemain a ; traite • affaire. Les légats lui firent conn résistance du cardinal, lui repr

i quels dangers on s'exposait en passant mire, et 6nirent en l'assurant qu'ils nainliendraient l'exécution de leurs ordres 'il continuait àl'exigerrle comte accepta 'offre. Il serait impolitique aux Français, diail-il, de se plaindre de celte mesure si elle ist faile à l'improviste ; car ce serait, d'un ôlé, avouer qu'en cette circonstance ils s'éiient vus obligés de céder; d'un autre côté ce ?rait déclarer qu'ils ont contrevenu à leur mandat en ne prolestant pas. II leur resteîit donc à dire que cet expédient n'avait en en blessé leurs droils, et là se borneraient »utes leurs plaintes. 11 promit cependant de ivenir dans la soirée pour en conférer plus 1 long. Mais un entrelien des légats avec \,s deux cardinaux et d'autres prélals avant te vêpres, ou plutôt une ruse du comle de hne, comme nous le verrons plus tard, emj'cha cette consultation, ef laissa les prési- (nts dans l'incertitude sur la conduite qu'ils evaient tenir. Ils avaient néanmoins quelce espoir de le voir reculer, Sur le bord du pécipice, en face des dangers que son maître rioutait lui-même. Et cette raison les em-

rcha de lui envoyer un message pour le re venir. Cependant à l'heure où, entourés di ambassadeurs et des Pères, ils allaient se ndre à l'église, on vint leur dire que le jcnle de Lune et quelques prélats se disposant à assister à l'office. Jusqu'alors le serrd était rigoureusement observé. Ils donn it l'ordre au maître des cérémonies de faire p cer un siège dans la sacristie, de préparer dix encensoirs et des ornements semblables pir les deux ministres, suivant les intenths du saint-père. On mit une telle promptijde à l'exécution de ces ordres, que les Pinçais n'en apprirent rien avant la céléb lion du saint sacrifice. La messe, célébrée G< our-là par l'évèque d'Aosle, ambassadeur diSavoie, allait commencer, quand ils vire^ arriver le comte de Lune, qui prit placé a» lieu qu'on, lui avait assigné. On n'avait pi disposer ce siège comme on l'avait fait iè s les congrégations, l'arrangement de l'édi- G< ne le comportait pas. Suivant les mesures dominées par le souverain pontife luinne, il était placé en avant d'un pilier, 1; haut que les patriarches, à quelque iianee des sièges plus élevés réservés aux alinaux, en sorte qu'il faisait face aux imassadeurs laïques, les orateurs eccléiaiques étant rangés à la droite des légals la; l'ordre que nous avons indiqué plus l»a:. Ces nouveautés inquiétaient étrangei t les Français, le cardinal de Lorraine se Iqnait aux légats de cette surprise. Un iiimure général s'éleva de toutes les parie de l'assemblée. On attendait avec anxiété |e ui allait arriver. Après quelques entrebe ; a voix basse, les Français firent appeler aître des cérémonies pour lui demander e u il pensait faire au sujet de la paix et e encens. En apprenant le tempérament rote, ils menacent de protester et font |oi;r leurs plaintes aux légats en termes e:peu mesurés. De son côté le cardinal de oiaine ne leur épargnait ni les reproches,

ni les menaces. U déclarait que les ambassadeurs de France avaient ordre du roi leur maître de citer le pape régnant devant le concile, sous l'accusation de simonie dans son élection; que la reine avait entre les mains des preuves irrécusables. Après cet éclat, qui devait produire plus de bruit que d'effet, comme nous le verrons bientôt, on ajoutait que, supposé même que Pie IV fût légitime, on !e ferait déposer comme abusant de son autorité et violant ouvertement les droits d'un prince trop jeune pour les défendre; que les Français voulaient secouer le joug de son obéissance, bien résolus de ne se soumettre qu'à uu pontife plus équitable; que les affaires du royaume se régleraient par un concile national ; qu'ainsi ils allaient tous quitter Trente, ou, s'il en restait quelqu'un, ce serait pour tirer de cette injustice une vengeance éclatante.

8. Les légals cherchaient à justifier leur conduite. Forcés de blesser les prétentions d'un parti puissant, ils se gardaient bien de l'aigrir encore par des paroles offensantes. Les pourparlers se prolongèrent ainsi, par l'entremise de Muglizio et de Drascowilz, jusqu'à l'évangile. Le bruit devint une véritable rumeur à l'instanl du sermon, et les légals prirent le parti de se retirer à la sacristie avec les deux cardinaux, les ambassadeurs d'Allemagne et celui de Pologne. Le cardinal de Lorraine fit appeler d'une part du Ferrier, l'archevêque de Sens et l'évèque d'Orléans, de l'autre l'archevêque de Grenade. Celui-ci déclara tenir du comte de Lune que son intention était de suivre en tout point les instructions du souverain pontife, à l'examen desquelles il renvoyait. Cependant l'archevêque ayant ajouté qu'on n'était point autorisé encore à rompre avec les Français, les légats se saisirent de cette ouverture et lui conseillèrent les ménagements nécessaires pour prévenir une division si lâcheuse. Les Français ne renouvelaient pas moins leurs protestations et leurs menaces.

Pour les apaiser, les présidents leur représentaient que cette mesure ne serait en rien préjudiciable à leurs droits ; le concile en avait fait la déclaration, cl le pape la renouvelait dans ses lettres; eux-mêmes s'offraient à leur donner celle assurance sous la foi du serment. On ne pouvait contraindre l'ambassadeur espagnol à céder de ses droits , et puisqu'ils avaient consenti déjà à ce qu'il occupât un siège extraordinaire dans les congrégations , ils ne devaient pas se refuser à accorder la cérémonie en litige. Mais tous ces prétextes n'étaient d'aucune valeur aux yeux des Français. En d • telles circonstances les faits sont seuls irrécusables , la possession une fois acquise vaut un droit. Dans celte extrémité , les légats firent prier le comte par l'archevêque de Grenade de consentir a ce que la paix et l'encens ne fussent présentés ce jour-là à aucun des ambassadeurs , sauf à travailler ensuite à exécuter les ordres du pape quand il y aurait possibilité. La proposition fut accueillie par l'Espagnol , et le projet remis à une prochaine so-

tenle. L'espérance diminue la crainte de Y venir, mais elle est plus que suffisamine contrebalancée par le tourment de l'ince titude.

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