‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 93 sur 373 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

s légats prennent des mesures pour hâter la promulgation des décrets de réforme. — Ils s'efforcent d'arrêter les soupçons qu'on élevait contre leur bonne foi dans cette circonstance. — Le décret sur l'élection des ivéques est remis à la prochaine session. — On recherche dans l'antiquité les diverses \onctions assignées aux ordres mineurs. — Décision à ce sujet. — On propose contre 'institution des lilidaires un décret, rejeté msuitepar la majorité. — Ordre du pontife >tui règle le siège et les honneurs à accorder iu comte de Lune dans l'église. — Troubles urvenus, à cette occasion, le jour de la fête 'e saint Pierre.

i. L'opinion générale était que les présidYls ne croyaient qu'avec peine avancer l'uvre de la réforme. Cette conclusion ressUait de toutes les congrégations, de tous leientrctiens avec les prélats (3) , en sorte qi: les légats demeurèrent convaincus de la ln«essité, pour leur justification personnelle, |p<ïr la satisfaction de tous et l'union com- |mne,de détruire cette accusation. Le dis— ccrs de Laincz avait contribué à l'accrédifte encore, et une plaisanterie, en se mêlant là utes les conversations, acheva de l'insinr dans tous les esprits. Nicolas Psaulme.

) Le décret en fait Toi.

) Lettre des légats au cardinal Borromée, 20, i9il juillet 15G3.

i Actes de Paleotto.

bénédictin, évéque de Verdun, ménageait fort peu la cour de Rome, dans un discours d'une hardiesse étrange. Sébastien Vanzio, évêque d'Orvieto, se retournant, dit à ses voisins: Que nous chante ce Gaulois ? (En italien gallo, qui veut dire Gaulois, signifie aussi coq.) Ce mot fut entendu de Pierre Danès, évêque de Vaure, à qui Vanzio n'avait pas eu dessein de s'adresser : Fasse le ciel , répondit-il, qu'à la voix de ce coq Pierre se réveille et pleure amèrement. Cette saillie se répandit avec un empressement qui doublait son mérite; elle fut accueillie à Trente avec la popularité qu'obtient toujours un bon mot, comme si le mérite intrinsèque d'une cause dépendait d'une misérable épigramme.

Celle disposition dos esprits influa sur la conduite des légats. Ils donnèrent l'ordre aux Pères du concile chargés de la révision des décrets de réforme de les rédiger sur un nouveau plan , de manière à satisfaire toutes les exigences. On convint de remettre à une autre session celui de l'élection des évêques. En effet, sans parler des autres oppositions, Melchior Cornélius , sénateur portugais , exposa des motifs d'une nature différente, qui firent agréer ce délai. D'ailleurs les souverains se montraient d'autant plus exigeants dans les nominations d'évêques , qu'on requérait deux de plus grandes qualités.

Ainsi l'on apprenait avec le temps , à apprécier la prudence du souverain pontife et sa lente circonspection. Nous avons vu que le cardinal de Lorraine, avec un bon nombre d'adhérents , avait demandé qu'on recherchât dans L'antiquité les divers offices assignés à chacun des ordres de la hiérarchie ecclésiastique, pour qu'on les mît de nouveau à exécution. Il eût souhaité qu'on les indiquât dans les décrets, mais comment, dans une telle multiplicité de coutumes , de rites différents , que les temps modifient toujours en quelque chose, remettre en vigueur les usages particuliers à chaque église? Il parut donc plus convenable de les nommer d'abord, en en recommandant l'exécution dans le se • cond chapitre, et de leur donner force de loi par les décrets de réforme.

2. On abandonna aussi les projets hostiles qu'on avait médités contre les évêques titulaires. Il n'est pas rare de voir ainsi dans un édifice somptueux des parties qu'on serait tenté de regarder comme des ornements superflus et dont on n'aperçoit l'utilité qu'au moment de les détruire. On comprit enfin qu'il fallait, dans l'Eglise, un certain nombre d'évêques, débarrassés des sollicitudes pastorales , qui pussent partager les travaux du saint ministère, en qualité de suffraganls, remplir les légations et les nonciatures , remplacer les prélats pendant leur absence.

3. L'œuvre sans contredit la plus importante fut l'institution des séminaires. On ne craignait pas d'avancer que , si le concile n'avait pas d'autres résultats , celui-là seul suffirait pour dédommager amplement de tous les travaux ; seul il pourrait relever la discipline oubliée, puisqu'il est constant que,

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k ÏÏSn notait encore achevé, quand un orage soudain faillit renverser d'un seul coup toufes ces espérances et bouleverser 1 Eguje. ÂDaisé pour quelque temps , le mnereno eX L'ambaLdeWs de France e d'Espagne n'était point terminé (1): c**llmc£mm.J un feu mal éteint qui se wj™ »J "^^ souffle. Les décrets du pontife agrées par es Français, avaient réglé ce qo» wncwna jMe. congrégations et les sessions ; mais Pie IV ,n îesconlndants , n'avaient rien détermine au sujet des cérémonies de la paix et de 1 encens dans les fêtes solennelles. Le difficultés se renouvelaient souvent. En va n les légats avaient essayé la voie des tempéraments jamais les Espagnols «'eussent consent, a céder le pas à leurs adversaires; de lem côte, tes Français rejetaient tout accommodement qui ne leur donnait pas la première place.

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a veille de la f«e on le joui ; même < J« g* Pierre Dans la seconde, il avertissantes « eàls nue supposé l'exécution de .es ordres 1 foùvcraîn pontife ne voulait .pas qu on de ^ tarât oue telle éta tsa volonté. Une semma b t me^ureTlorsqu'il s'était agi de placer comte à la congrégation ava. fa lil. entraîne la dissolution du concile. SlJon^onvee^ nlnviit c"s movens , on pourrait aveu.

F,lu°i étaient indiqués par t , pape ma.» la renuêleexpresse de Philippe et ne sç ^iSeqniLcnaçaitdescretircrdeT^

en sorte qu'on n'avait pas voulu a Kora San °la situation où se trouvaient les atta reTdè lare" gion en France, perdre ce «,,» me et l'Espagne ensemble. . ,

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