‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 2 sur 348 · IMPRIMERIE CATHOLIQUE DE HIGKB · texte numérisé non relu

IMPRIMERIE CATHOLIQUE DE HIGKB

« La pcrsislancc (1) des Jésuites à vouloir l'établissement d'une chaire de controverse, est une chose dont on se trouvera bien. La chaleur interne se répand trop, et elle vient à s'affaiblir, si le froid qui l'environne n'occasionne pas quelque anlipéristase.

« II n'en est {"2) plus comme du temps où vous étiez ici ; mais les papistes ont le dessus. La cause principale de ce changement, c'a été le roi de France et ses bons offices ; ce prince n'a pas cessé de se tenir étroitement lié au Pape, et leur concours a servi les pa-

plus haut. Depuis, le même personnage employa son autorité et son zèle à se procurer encore d'autres lettres, qu'il communiqua

cuvragc : maintenant disons un mot de celui qu'on y réfuie. On a déjà dit dans l'autre cpitre adressée au lecteur dans la première édition, comment un des hommes les puis distingués qu'il y eût en France, envoya a notre historien une foule de lettres écrites par Sarpi, à un homme qui lui ressemblait et qui

communication, mais seulement par la suspense * : on a rapporté quelques^ P/'^^^^:??^

é'Mlement à l'auteur. Et assurément le mérite <lc ce noble Français est tel que les partisans eux-mêmes de Sarpi n'oseraient le récuser comme suspect de m^^nsonge, sans déclarer p;ir là même au monde qu'ils ont une cause si triste, qu'elle les réduit àcalomnierjusquà la probité la plus inconleJable. Bien entendu étiez lem que l'auteur nasse à Sarpi beaucoup de traits éteint : c dont fourmillent ses sacrilèges écrits, afin de ï"'}'^ /I", ne pas atteindre en même temps quelque autre nom innocent, ou manifestement coupable : c'est ainsi que, dans certaines luttes, un des combattants se sauve en mettant entre lui et son humain adversaire, une autre personne dont le corps se trouve là, pour lui servir de rempart. Néanmoins ces traits qu'on peut lui renvoyer au visage, sans qu'ils aient blessé personne, sont tels (ju'iîs vont bien au delà de ce qui suffirait pour le convaincre nonseulement d'impiété, mais même d'hostilité. £tla seulequalilé d'ennemi forme en soi, contre les témoins, une prévention si forte, que l'Eglise n'a pas pensé qu'on pût y déroger, même en faveur de la foi, puisqu'elle (1) a arrêté que dans les causes de ce genre, tout

autre témoignage diminue seulement la con- ,.,/•• e- - c

fiance qu'on peut avoir dans celui d'un en- Pas 9",'^ ^'"'^^-^ P''^'' ^^ ^'''''' reforme ; j onemi, mais ne la détruit pas entièrement. Par serai dire qu il y aura sagesse a lui de le conséquent la raison permet encore beaucoup '^"^'^* r . ,r.^ , • . .i i , .

« Les réformés (3) feront très-bien de se rassembler et de consolider leur état , avant qu'il y ait du trouble; car on a bien delà peine à faire alors ce qui s'arrange sans difficulté dans des temps paisibles. Uien, à mon avis, n'empêchera plus le bien que la superstition de la reine, etd'autant plus, comme vous le dites, que s'y joint la méchancelédu mariage. Je m'afflige d'apprendre que le zèle dont vous étiez témoin est affaibli, s'il n'est pas même c'est que le Pape ne menace plus, il Halte, et que le résultat est le même, c'est-à-dire, la paix.

« Les Huguenots, (4) ont raison de se tenir sur leurs gardes , et je ne pense pas que leur tréfiance, quelque grande qu'elle soit, aille jamais plus loin que l'attention continuelle des jésuites à profiter de toutes les occasions de les perdre. Je voudrais voir se réaliser le projet d'assemblée : ne manquez pas de me faire connaître C3 qu'il en sera ; ce point me par.iît de la plus haute importance et il aurait des suites. J'espère que Dieu interviendra dans une réunion aussi utile, et je prie sa divine majesté d'en bénir le commencement, et d'en assurer les résultats.

« J'observe (5) les démarches de Condé, et elles me semblent faire croire qu'il suivra les traces de ses ancêtres : je ne désespère

conséquent la raison permet encore beaucoui moins de s'en rapporter au témoignage d'un ennemi contre la foi. Or voici quelles sont ses paroles :

* Il y a là jen sur les

innts : faslrinns fui pendu.

( Sole du tract net. ) , (le Hœret., in soxio, con- Narlxinonse, c 125. Eyme-

riciis, in Dircclorio, p.'irlc 5, p. G7, el ibi, p. ccniiiicnt.

(I) C. In fidci favorcm cil. Biierrense, c. 15, et

« A Venise (G) les papistes et les méchants triomphent, et ils font beaucoup de progrès, ce qui jette dans une grande incertitude. »

(1) Du 16 février tOlO, sans nom.

(2) 27 avril 1010, sans nom.

(5) 14 septembre 1610, sous le nom de Pierre Juste.

(1) Le 28 septembre 1610, sans nom.

(5) Du 9 novembre 1610, sans nom.

(0) Du 25 novembre 1010, sans nom.

Page 1